updated 28 January 2021

Kaija Saariaho

Compositrice finlandaise née le 14 octobre 1952 à Helsinki.

Kaija Saariaho, née Kaija Anneli Laakkonen, est née en Finlande le 14 octobre 1952. Elle étudie les arts visuels à l’université des arts industriels (aujourd’hui Université d’art et de design) d’Helsinki. Elle se consacre à la composition avec Paavo Heininen, à partir de 1976, à l’académie Sibelius où elle obtient son diplôme en 1980. Elle étudie avec Klaus Huber et Brian Ferneyhough à la Musikhochschule de Freibourg-en-Breisgau de 1981 à 1983, puis s’intéresse à l’informatique musicale à l’Ircam durant l’année 1982. Elle vit depuis à Paris. Elle enseigne la composition à San Diego, Californie en 1988-1989 et à l’académie Sibelius à Helsinki de 1997 à 1998, puis à nouveau entre 2005 et 2009.

Le travail de Kaija Saariaho s’inscrit dans la lignée spectrale avec, au cœur de son langage depuis les années quatre-vingt, l’exploration du principe d’« axe timbral », où « une texture bruitée et grenue serait assimilable à la dissonance, alors qu’une texture lisse et limpide correspondrait à la consonance ». Les sonorités ductiles du violoncelle et de la flûte se prêtent parfaitement à cette exploration continue : Laconisme de l’aile pour flûte (1982) ou Près pour violoncelle et électronique (1992) travaillent entre sons éthérés, clairs et sons saturés, bruités.

Son parcours est jalonné de nombreux prix qui couronnent ses œuvres les plus importantes : Kranichsteiner Musikpreis pour Lichtbogen (1986), œuvre qui révéla la tonalité personnelle et lumineuse de Kaija Saariaho au sein de l’esthétique spectrale ; Prix Ars Electronica et Italia pour Stilleben (1988), qui joue avec virtuosité sur les errements de la conscience avec le médium radiophonique. Dans les années deux mille, son œuvre sera encore maintes fois récompensée – Nordic Council Music Prize (2000), Prix Schock (2001), American Grawemeyer Award for Music Composition (2003), Musical America Composer (2008), Wihuri Sibelius Prize (2009), Léonie Sonning Music Prize (Danemark, 2011), Grand prix lycéen des compositeurs en 2013 pour Leino Songs. En 2018, la fondation BBVA lui décerne le prix Frontiers of Knowledge pour sa contribution à la musique contemporaine.

Les années quatre-vingt marquent l’affirmation de son style, fondé sur des transformations progressives du matériau sonore, qui culmine avec le diptyque pour orchestre Du cristalà la fumée. Dans cette même veine, citons les pièces NoaNoa, Amers, Près et Solar, écrites en 1992 et 1993. Suit une brève période de remise en cause, au moment même où la compositrice se trouve projetée sur la scène internationale à la faveur de nombreuses commandes. La composition de l’Amour de loin, opéra sur un livret d’Amin Maalouf, mis en scène par Peter Sellars, signe une nouvelle étape où les principes issus du spectralisme, totalement absorbés, se doublent d’un lyrisme nouveau.

Après cet opéra, dont l’enregistrement par Kent Nagano fait l’objet du Grammy Award 2011, Saariaho composera de nombreuses pièces orchestrales pour de prestigieuses formations, un deuxième opéra, Adriana Mater, une passion sur la vie de Simone Weil, La passion de Simone, deux œuvres encore réalisées avec Sellars et Maalouf, et en 2008, un monodrame sur un livret de ce dernier d’après Madame du Châtelet Émilie, créé par Karita Mattila à l’Opéra de Lyon en 2010. En 2012, elle compose Circle Map, pièce pour orchestre et électronique, dont six poèmes de Rumi lus en persan servent de matériau pour la réalisation de la partie électronique et d’inspiration pour l’écriture orchestrale. Son opéra Only the Sound Remains (2015), mis en scène par Peters Sellars et inspiré de deux pièces du théâtre Nô traduites par Ezra Pound, est créé en 2016 à l’Opéra d’Amsterdam.

Son travail de composition s’est toujours fait en compagnonnage avec d’autres artistes, parmi lesquels le musicologue Risto Nieminen, le chef Esa-Pekka Salonen, le violoncelliste Anssi Karttunen (artistes finlandais tous issus du groupe « Korvat Auki ! » (« Ouvrez les oreilles ! »), collectif fondé dans les années soixante-dix à Helsinki, et auquel Saariaho collabora) ; la flûtiste Camilla Hoitenga, les sopranos Dawn Upshaw et Karita Mattila, ou encore, le pianiste Emmanuel Ax.


© Ircam-Centre Pompidou, 2019

Sources

  • Site du Centre d’information sur la musique finlandaise (voir ressources documentaires).
  • SAARIAHO Kaija, « Timbre et harmonie »,dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453.
  • Risto NIEMINEN (éd), « Kaija Saariaho », Les cahiers de l’Ircam, « Compositeurs d’aujourd’hui », n° 6, 1994, 95 p.

Documents

Discographie, filmographie

  • Kaija SAARIAHO, Jardin Secret II, dans « Musique? », avec des oeuvres de Toru Takemitsu, Anahita Abbasi, Gavin Bryars, Henry Cowell, Luc Ferrari ; Mahan Stefani, clavecin, 1 cd Hyperion, 2020, CDA68287.
  • Kaija SAARIAHO, Fleur de neige ; Aure ; Du gick ; Nocturne ; Changing Light ; …de la Terre ; Die Aussicht ; Terra Mamoria, dans « Chamber Works for Strings, Vol 2/2», Meta4 ; Pia Freund, soprano ; Marko Myöhänen, électronique, 1 cd Ondine, 2016, ODE1242-2.
  • Kaija SAARIAHO, Tocar, Mirrors I ; Couleurs du vent ; Sombre I-III ; Dolce tormento ; Mirrors III ; Oi Kuu ; Laconisme de l’aile ; Mirrors II, dans « Let the Wind Speak, works for flute », Camilla Hoitenga, flûte ; Anssi Karttunen, violoncelle ; Daniel Belcher, baryton ; Héloïse Dautry, harpe, Da Camera of Houston, 1 cd Ondine, 2015, ODE1276-2.
  • Kaija SAARIAHO, Quatre instants ; Terra memoria ; Émilie Suite, Karen Vourc’h, soprano ; Orchestre Philharmonique de Strasbourg ; Marko Letonja, direction, 1 cd Ondine, 2015, ODE1255-2.
  • Kaija SAARIAHO, Tocar ; Vent nocturne ; Calices ; Spins and Spells ; Nocturne ; Nymphéa, Meta4 ; Anna Laakso, piano ; Marko Myöhänen, électronique, dans « Chamber Works for Strings, Vol 1», 1 cd Ondine, 2013, ODE1222-2.
  • Kaija SAARIAHO, La Passion de Simone, Dawn Upshaw, soprano ; Finnish Radio Symphony Orchestra ; Tapiola Chamber Choir ; Esa-Pekka Salonen, direction, 1 cd Ondine, 2013, ODE1217-5.
  • Kaija SAARIAHO, Mirage ; Cloud Trio ; Cendres ; Je sens un deuxième cœur ; Serenatas, Steven Dann, alto ; Pia Freund, soprano ; Tuija Hakkila, piano ; Mikael Helasvuo, flûte alto ; Florent Jodelet, percussion ; Anssi Karttunen, violoncelle ; Ernst Kovacic, violon, dans « Trios »,  1 cd Ondine, 2012, ODE1189-2.
  • Kaija SAARIAHO, D’Om ; Le Vrai Sens ; Laterna Magica ; Leino Songs, Anu Komsi : sorpano, Kari Krikku : clarinette, Finnish Radio Symphony Orchestra, direction : Sakari Oramo, 1 cd Ondine, 2011, ODE 1173-2.
  • Kaija SAARIAHO, Notes on Light ; Orion ; Mirage, Karita Mattila, Anssi Karttunen, Orchestre de Paris, direction : Christoph Eschenbach, 1 cd Ondine, 2008, ODE 1130-2.
  • Kaija SAARIAHO, L’Amour de loin, Daniel Belcher : baryton, Ekaterina Lekhina : soprano, Marie-Ange Todorovich : mezzo-soprano, Orchestre et Chœur Deutsches Symphonie Berlin, direction : Kent Nagano, 1 cd Harmonia Mundi, 2009, HMC801937.38.
  • Kaija SAARIAHO, « L’œuvre pour violoncelle » : Petals ; Oi Kuu ; Spins and Spells ; Mirrors ; Sept Papillons ; Près, Alexis Decharmes, violoncelle, Nicolas Baldeyrou, clarinette, Jérémie Fèvre, flûte, 1 cd æon-Harmonia Mundi, 2006, æon 637
  • Kaija SAARIAHO, L’Amour de loin, livret d’Amin Maalouf, Gerald Finley, Dawn Upshaw, Monica Groop, chœur et orchestre de l’opéra national finlandais, direction : Esa-Pekka Salonen, mise en scène : Peter Sellars, 1 dvd Deutsche Grammophon - Universal, 2005, 156 minutes.
  • Kaija SAARIAHO, Cinq reflets de l’Amour de loin ; Nymphea Reflection ; Oltra mar, Pia Freund, soprano, Gabriel Suovanen, baryton, Tapiola Chamber Choir, Finnish Radio Symphony Orchestra, direction : Jukka-Pekka Saraste, 1 cd Ondine, 2004, ODE 1049-2.
  • Kaija SAARIAHO, Du cristal ; …à la fumée ; Nymphea (Jardin secret III) ; Sept papillons, Anssi Karttunen, violoncelle, Los Angeles Philharmonic Orchestra, direction : Esa-Pekka Salonen, Kronos Quartet (Nymphea), 1 cd Ondine, 2004, ODE 1047-2.
  • Kaija SAARIAHO, Chamber Music : Cendres ; NoaNoa ; Mirrors (deux versions) ; Spins and Spells ; Monkey Fingers ; Velvet Hand ; Petals ; Laconisme de l’aile ; Six Japanese Gardens, Wolpe Trio : Lesley Olson, flûte, Scott Roller, violoncelle, Susanne Achilles, piano, 1 cd Kairos, 2004, 0012412KAI.
  • Kaija SAARIAHO, Six Japanese Gardens ; Trois rivières : Delta, Thierry Miroglio, percussions, 1 cd INA 5013, 2002, 275 922.
  • Kaija SAARIAHO, Laconisme de l’aile ; Flute Concerto “L’Aile du songe”, Camilla Hoitenga, flûte, Amin Maalouf, recitant, Finnish Radio Symphony Orchestra, direction : Jukka-Pekka Saraste, Kaija Saariaho & Jean-Baptiste Barrière, electronique, 1 cd Montaigne, 2002, MO 782154.
  • Kaija SAARIAHO, Graal théâtre [premier enregistrement de la version pour orchestre de chambre], Solar, Lichtbogen, John Storgårds, violin, Avanti! Chamber Orchestra, direction : Hannu Lintu, 1 cd Ondine, 2002, ODE 9970.
  • Kaija SAARIAHO, Château de l’âme ; Graal-théâtre ; Amers, Anssi Karttunen : violoncelle, Avantii Chamber Orchestra, direction : Esa-Pekka Salonen, 1 cd Sony, 2001, SK 60817.
  • Kaija SAARIAHO, Private Gardens : Lonh ; Près ; NoaNoa ; Six Japanese Gardens, Dawn Upshaw, soprano, Anssi Karttunen, cello, Camilla Hoitenga, flute, Florent Jodelet, percussions, 1 cd audio dans « Prisma » 1 cd-rom + 1 cd audio Naïve, 2001, MO782087.
  • Kaija SAARIAHO, New gates [musique de chambre] : Cendres ; Grammaire des rêves ; Solar ; New Gates ; Ensemble Champs d’action direction : James Wood, 1 cd MODE 91, 2000.
  • Kaija SAARIAHO, From the Grammar of Dreams [pièces vocales] : Du glick ; flög ; Preludi-Tunnustus-Postludi ; Miranda’s Lament ; Caliban’s Dream ; From the Grammar of Dreams ; Il pleut ; Adjö ; Grammaire des reves ; Die Aussicht, Anu Komsi, Piia Komsi, sopranos, Petteri Salomaa, baryton, Avanti! dir. Hannu Lintu, 1 CD Ondine 958-2, 2000.
  • Kaija SAARIAHO, La Dame à la Licorne ; Cloud Music, Anu Komsi, soprano, 1 cd Petals 003, 1999.
  • Kaija SAARIAHO, Meet The Composer : I. Verblendungen ; II. Lichtbogen ; III. Io ; IV. Stilleben ; V. Jardin Secret II ; VI. Petals ; VII. Lichtbogen, I, II, III : Avanti, dir. Jukka-Pekka Saraste ; V : Jukka Tienssu , clavecin, VI : Anssi Karttunen, violoncelle, VII : Endymion, direction : John Whitfield, 2 cds Finlandia, 1999, 3984-23407-2.
  • Kaija SAARIAHO, Works for cello : Petals ; Près ; Spins and Spells, Anssi Karttunen : violoncelle, 1 cd Petals 002, 1998.
  • Kaija SAARIAHO, Private Gardens : Lonh ; Près ; NoaNoa ; Six Japanese Gardens, Dawn Upshaw, soprano, Anssi Karttunen, cello, Camilla Hoitenga, flute, Florent Jodelet, percussions, 1 cd Ondine, 1997, ODE 906-2.
  • Kaija SAARIAHO, Du Cristal ; ...à la fumée ; Nymphea, Los Angeles Philharmonic, dir. Esa-Pekka Salonen, Kronos Quartet, Anssi Karttunen : violoncelle, Petri Alanko : flûte, 1 cd Ondine, 1993, ODE 804-2.
  • Kaija SAARIAHO, Maa, Ballet Music in Seven Scenes, Ensemble, direction : Tapio Tuomela, 1 cd Ondine, 1992, ODE 791-2.
  • Kaija SAARIAHO, I. Verblendungen ; II. Lichtbogen ; III. Io ; IV. Stilleben, III. Avanti, dir. Jukka-Pekka Saraste, 1 cd Finlandia FACD 354, 1989.
  • Kaija SAARIAHO, « A portrait of Kaija Saariaho » : I. Verblendungen ; II. Sah den Vögeln ; III. Jardin Secret I ; IV. Laconisme de l’aile, RSO, direction : Esa-Pekka Salonen (I), Atso Almila : direction (II), Camilla Hoitenga : flûte (IV), 1 cd BIS-LP 307, 1986, réédition 1997.

Bibliographie

  • Marc BATTIER, Gilbert NOUNO, « L’électronique dans l’opéra de Kaija Saariaho, L’Amour de loin », Musurgia, vol. X, 2, 2003 ; repris dans Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer’s Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, 271 p.
  • Olivier CLASS, « Ecriture Spectrale et opéra / L’amour de loin, de Kaija Saariaho », Dissonanz/Dissonance, 95, septembre 2006.
  • Danielle COHEN-LEVINAS, « Entretien avec Kaija Saariaho », Cahiers de l’Ircam, coll. recherche et musique, n°2, « la synthèse sonore », 1993, p. 13-41.
  • Marta GRABOCZ, Entre naturalisme sonore et synthèse en temps réel : images et formes expressives dans la musique contemporaine, Paris, éditions des archives contemporaines, 2013.
  • Marta GRABOCZ, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostructure / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, « Musique et geste », n°26- 27, décembre 92-mars 93, p. 155-158.
  • Tim HOWELL (ed.), Jon HARGREAVES, Michael ROFE, Kaija Saariaho, Visions, Narratives, Dialogues, Ashgate Publishing Limited, Farnham, Surrey, 2011.
  • Sanna IITII, « Kaija Saariaho: stylistic development and artistic principles », Journal of the IAWM (= international alliance for women in music), 7(3), 2001, p. 17–20.
  • Sanna IITII, « L’amour de loin: Kaija Saariaho’s first opera. », Journal of the IAWM (= international allaiance for women in music), 8(1,2), 2002, p. 9–14.
  • Vesa KANKAANPÄÄ, « Displaced time: transcontextual references to time in Kaija Saariaho’s Stilleben », Organised Sound, 1 (2), Cambridge University Press, 1996, p. 87-92.
  • Vesa KANKAANPÄÄ, « Träumen über Musik, Musik über Träume / Traummotive in Kaija Saariahos Werken », Musiktexte, 110, août 2006, p. 46-60.
  • Vesa KANKAANPÄÄ, « Rollentausch / Das Verhältnis von Klangfarbe und Harmonik in Saariahos Frühwerk », Musiktexte, 110, août 2006, p. 61-71.
  • Grégoire LORIEUX, « Les pièces sœurs de Kaija Saariaho, à travers deux exemples : Lichtbogen / Stulleben et Amers/Près », Mémoire de Maîtrise, sous la direction de Geneviève Mathon, 1999, Université de Tours, inédit.
  • Grégoire LORIEUX, « Une analyse d’Amers de Kaija Saariaho », DEMéter, novembre 2004, Université de Lille-3, http://www.univ-lille3.fr/revues/demeter/analyse/lorieux.pdf (lien vérifié en janvier 2021).
  • Clément Mao-Takacs (éd.), Kaija Saariaho : l’ombre du songe, Lyon, Symétrie, coll. « Tempus Perfctum », 2013.
  • Seung-Hyun MOON, « Structure algorithmique et la forme d’Io de Kaija Saariaho », Mémoire de DEA, Musique et Musicologie du XXe siècle, sous la direction de H.Dufourt, EHESS – École Nationale Supérieure, CNRS, IRCAM, Paris, 1997.
  • Risto NIEMINEN, (éd) : « Kaija Saariaho », Cahiers de l’Ircam, coll. « Compositeurs d’aujourd’hui », n° 6, 1994, 95 p.
  • Taina RIIKONEN, « Shaken or stirred – virtual reverberation spaces and transformative gender identities in Kaija Saariaho’s NoaNoa (1992) for flute and electronics », Organised Sound , 8, Cambridge University Press, 2003, p. 109-115.
  • Kaija SAARIAHO, Stéphane ROTH (dir.), Le Passage des frontières : écrits sur la musique, Paris, éditions MF, 2013
  • Kaija SAARIAHO, Steve MAC ADAMS, « Qualités et fonction du timbre musical », Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 164-181.
  • Kaija SAARIAHO, « Timbre et harmonie », Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453.
  • Kaija SAARIAHO, « In der Musik, über die Musik, in die Musik hinein / Tagebuchblätter », Musiktexte, 110, août 2006, p. 32-35.
  • Anne SIVUOJA-GUNARATNAM, « Desire and distance in Kaija Saariaho’s Lonh », Organised Sound, 8 (1), Cambridge University Press, 2003, p. 71-84.
  • Anne SIVUOJA-GUNARATNAM, « Rhetoric of transition in Kaija Saariaho’s music », Musical Signification: Between Rhetoric and Pragmatics ( G. Stefani, E. Tarasti and L. Marconi, éd.) , Proc. of the 5th Int. Congr. on Musical Signification, CLUEB, Bologna, 1998, pp. 537–42.
  • Ivanka STOÏANOVA, « Alchemie der Klange / Kaija Saariaho, ein Portait », Musiktexte, 110, août 2006, p. 21-29.
  • T. ULMONEN, « Ästhetischer Dualismus / Über futuristiche Züge in der Ästhetik von Kaija Saariaho », Musiktexte, 110, août 2006, p. 36-45.
  • Jan VANDENHEDE, Kaija SAARIAHO, « Éléments d’analyse technique de Io », Cahier d’analyse création et technologie / Documentation musicale, Ircam-Centre Georges Pompidou, 1988, 21 p.
  • Miao Wen WANG, « Le son comme élément commun à la grammaire et au matériau : étude de Amers de Kaija Saariaho », Mémoire de DEA, Musique et musicologie du XXe siècle, sous la direction de Hugues Dufourt, EHESS – École Nationale Supérieure, CNRS, Ircam, Paris, 1997.

Liens Internet

(liens vérifiés en janvier 2021).