updated 27 February 2013
© Stefan Odry

Bernd Alois Zimmermann

Compositeur allemand né le 20 mars 1918 à Bliesheim, près de Cologne, mort le 10 août 1970 à Königsdorf.

Né le 20 mars 1918 à Bliesheim, Zimmermann s’est défini comme un « mélange typiquement rhénan de moine et de Dionysos », et comme « le plus vieux des jeunes compositeurs allemands ». Issu d’une famille de cultivateurs catholiques, son père, Jakob, à la dévotion fervente, fut garde-voie et chef de poste d’aiguillage. Sa mère, Katharina, née Broichheuser, eut cinq enfants, dont deux moururent en bas âge, en 1917 et 1920. De 1929 à 1936, Zimmermann suit l’enseignement strict des Salvatoriens au couvent de Steinfeld (Eifel), où il s’initie aux langues anciennes et à la théorie musicale, où il étudie sur l’orgue baroque de l’abbaye en récompense de ses résultats scolaires, et où il peint et écrit romans, récits et poésies. Les nazis ayant fermé l’établissement, il achève sa scolarité à l’Apotelgymnasium, lycée catholique de Cologne. En 1937, il est mobilisé pendant six mois, d’avril à octobre, dans le cadre du travail obligatoire instauré par le Troisième Reich. Renonçant à la carrière ecclésiastique à laquelle le destinait sa famille, il entreprend, à l’Université de Bonn et à l’Université de Cologne, des études d’instituteur et d’éducation musicale qu’il est contraint d’interrompre en 1939.

Jusqu’en 1950, il étudiera aussi, de manière discontinue, la musicologie, la littérature allemande, la philosophie et la psychologie. Zimmermann appartient à une génération sacrifiée par la dictature hitlérienne, puis par la guerre, au cours de laquelle il participe, en qualité d’écuyer et d’estafette à cheval, aux campagnes de Pologne, de France (à Paris, il découvre les œuvres d’Igor Stravinsky et de Darius Milhaud) et de Russie, sous l’uniforme de la Wehrmacht, entre 1940 et 1942. En juillet 1942, il est réformé en raison de dermatoses chroniques contractées suite à un empoisonnement et à une réaction allergique aux antidotes, qui occasionna de longs séjours en hôpital militaire. « À la place que nous devrions occuper à présent se trouve toujours et encore la génération plus ancienne, et quand nous nous y trouverons enfin, la plus jeune nous aura dépassés, si nous ne prenons pas garde. Voilà le cadeau que nous a offert le Reich millénariste pour compenser le fait de nous avoir volé notre jeunesse », écrira-t-il.

Dès 1942, Zimmermann reprend ses études (éducation musicale, musicologie et composition), à la Musikhochschule de Cologne, travaillant pour les financer dans des orchestres de danse, comme chef du chœur d’hommes de Bliesheim ou comme ouvrier en usine dans l’industrie minière du lignite de Horrem, où il s’occupe du règlement des salaires et de la gestion des stocks. Son mémoire porte sur la musique pour piano après 1900 pour l’enseignement au collège — il abandonnera un doctorat sur l’évolution historique de la fugue pour piano. Philipp Jarnach, élève de Busoni, qui acheva le Doktor Faustus, et Heinrich Lemacher, musicien influencé par les techniques d’écriture de la Renaissance et par Anton Bruckner dont il édita notamment messes et motets, sont ses professeurs de composition et de théorie musicale, auxquels il convient d’ajouter Hans Haas, pour le piano, Paul Mies, pour l’histoire de la musique, et Ewald Kaldeweier, pour le chant.

Les premières exécutions d’œuvres de Zimmermann datent de 1944-1946, à Cologne, avant même que son style, alors néo-classique, n’assimile tardivement les idiomes modernes et contemporains. Responsable du département des musiques de radio, de film et de scène, à la radio de Cologne (WDR), il expérimente concrètement, à travers nombre de réalisations de pièces radiophoniques et d’émissions scolaires, les principes du collage et du montage. En 1949-1950, il suit les séminaires de Wolfgang Fortner et de René Leibowitz aux Cours d’été de Darmstadt, mesurant la distance que le sépare du sérialisme dominant, et se reconnaissant plus volontiers dans les œuvres de Karl-Amadeus Hartmann et de Luigi Dallapiccola. Le deuxième mouvement du Konzert für Violine und grosses Orchester est, en 1950, sa première composition sérielle.

Professeur de théorie musicale à l’Institut de musicologie de l’Université de Cologne (1950-1952), Zimmermann est nommé, en 1956, sur recommandation de Karl Amadeus Hartmann, président de la section allemande de la Société internationale de musique nouvelle, dont il démissionne l’année suivante, estimant avoir échoué à établir un dialogue entre les générations. Premier compositeur invité à la Villa Massimo, à Rome, en 1957 (il y retournera en 1963), il succède à Franck Martin en 1957 au poste de professeur de composition à la Musikhochschule de Cologne, où il dirige un séminaire sur les musiques de radio, de film et de scène, tout en travaillant assidûment à son opéra Les soldats — parmi d’autres projets lyriques, citons une Medea, d’après la pièce de Hans Henny Jahnn. Les difficultés s’accumulent autour des Soldats, finalement créés en 1965, année où il est élu membre de l’Académie des arts, une institution pour laquelle il compose la Musique pour les soupers du roi Ubu. Son état de santé se dégrade : insomnies chroniques, glaucome, qui affecte sévèrement sa vue, et fragilité nerveuse. Le Requiem für einen jungen Dichter est créé en 1969, en l’absence du compositeur, alors en cure de sommeil dans une clinique psychiatrique. Ami de Heinrich Böll et Walter Biemel, avec qui il évoque Heidegger et les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps de Husserl, Zimmermann était aussi lecteur de L’Ecclésiaste, des Confessions de saint Augustin, de la Légende du Grand Inquisiteur de Fédor Dostoïevski, des Cantos d’Ezra Pound ou de l’Ulysse de James Joyce, dont il mit en musique divers extraits. Zimmermann se donne la mort le 10 août 1970 à Gross-Könisgdorf.

  • 1960 : Grand Prix des Arts de la Rhénanie du Nord-Westaphalie (la même année que Karlheinz Stockhausen, qui le refuse);
  • 1965 : Membre de l’Académie des arts allemande;
  • 1966 : Prix des Arts de la Ville de Cologne.

© Ircam-Centre Pompidou, 2009

Catalog sources and details

Remarque concernant le catalogue des œuvres

Une centaine d’œuvres radiophoniques, que Zimmermann composa de 1950 à 1966 (et, pour l’essentiel, de 1950 à 1958), pour des effectifs compris entre l’instrument soliste et l’orchestre avec chœur — œuvres d’une durée de 20 à 105 minutes —, sont inédites. Pour un catalogue des œuvres radiophoniques, voir Silke Hilger, Autonom oder angewandt ? Zu den Hörspielmusiken von Winfried Zillig und Bernd Alois Zimmermann, Mayence, Schott, 1996, p. 42-49.

Zimmermann a aussi composé, en 1954-1956, une dizaine de musiques de scène et de film, elles aussi inédites. Enfin, il a réalisé une centaine d’arrangements d’œuvres de Balakirev, Boccherini, Busoni, Casella, Chopin, Delibes, Dvorak, Liszt, Milhaud Moussorski, Offenbach, Rachmaninov, Smetana, Telemann, Schubert, Schumann, Villa-Lobos…, et une cinquantaine d’arrangements de mélodies populaires — pour un catalogue de ces œuvres, voir « Werkverzeichnis », Bernd Alois Zimmermann (1918-1970). Dokumente zu Leben und Werk (Klaus Ebbecke, sous la dir. de), Berlin, Akademie der Künste, 1989, p. 197-204.

Pour un inventaire des documents conservés à l’Akademie der Künste de Berlin, voir enfin Heribert Henrich, « Inventar der Musikalien im Bernd-Alois-Zimmermann-Archiv », Bernd Alois Zimmermann, « Du und Ich und Ich und die Welt ». Dokumente aus den Jahren 1940 bis 1950 (Heribert Henrich, sous la dir. de), Hofheim, Wolke, 1998, p. 131-150

Catalog source(s)

Remarque concernant le catalogue des œuvres

Une centaine d’œuvres radiophoniques, que Zimmermann composa de 1950 à 1966 (et, pour l’essentiel, de 1950 à 1958), pour des effectifs compris entre l’instrument soliste et l’orchestre avec chœur — œuvres d’une durée de 20 à 105 minutes —, sont inédites. Pour un catalogue des œuvres radiophoniques, voir Silke Hilger, Autonom oder angewandt ? Zu den Hörspielmusiken von Winfried Zillig und Bernd Alois Zimmermann, Mayence, Schott, 1996, p. 42-49.

Zimmermann a aussi composé, en 1954-1956, une dizaine de musiques de scène et de film, elles aussi inédites. Enfin, il a réalisé une centaine d’arrangements d’œuvres de Balakirev, Boccherini, Busoni, Casella, Chopin, Delibes, Dvorak, Liszt, Milhaud Moussorski, Offenbach, Rachmaninov, Smetana, Telemann, Schubert, Schumann, Villa-Lobos…, et une cinquantaine d’arrangements de mélodies populaires — pour un catalogue de ces œuvres, voir « Werkverzeichnis », Bernd Alois Zimmermann (1918-1970). Dokumente zu Leben und Werk (Klaus Ebbecke, sous la dir. de), Berlin, Akademie der Künste, 1989, p. 197-204.

Pour un inventaire des documents conservés à l’Akademie der Künste de Berlin, voir enfin Heribert Henrich, « Inventar der Musikalien im Bernd-Alois-Zimmermann-Archiv », Bernd Alois Zimmermann, « Du und Ich und Ich und die Welt ». Dokumente aus den Jahren 1940 bis 1950 (Heribert Henrich, sous la dir. de), Hofheim, Wolke, 1998, p. 131-150

Documents

Bibliographie

  • Regards croisés sur Bernd Alois Zimmermann, actes du colloque de Strasbourg 2010, éditions Contrechamps, édités par Pierre Michel, Heribert Henrich et Philippe Albèra, 2012.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Écrits, éditions Contrechamps, édités par Philippe Albèra, traduit sous la direction de Marc-Ariel Friedemann, 2010.
  • « Bernd Alois Zimmermann », Musik-Konzepte, Sonderband 12, 2005.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, « Du und Ich und Ich und die Welt ». Dokumente aus den Jahren 1940 bis 1950 (Heribert Henrich, sous la dir. de), Hofheim, Wolke, 1998.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Intervall und Zeit. Aufsätze und Schriften zum Werk (Christoph Bitter, sous la dir. de), Mayence, Schott, 1974.
  • Bernd Alois Zimmermann (1918-1970). Dokumente zu Leben und Werk (Klaus Ebbecke, sous la dir. de), Berlin, Akademie der Künste, 1989.
  • *Die Soldaten. Bernd Alois Zimmermann.*Livret, correspondance, textes, études, Genève - Strasbourg, Contrechamps, Musica 88, Dernières Nouvelles d’Alsace, 1988.
  • Bernd Alois Zimmermann. Dokumente und Interpretationen (Wulf Konold, sous la dir. de), Cologne, Wienand, 1986.
  • Zeitphilosophie und Klanggestalt. Untersuchungen zum Werk Bernd Alois Zimmermanns, (Hermann Beyer et Siegfried Mauser, sous la dir. de), Mayence, Schott, 1986.
  • « Bernd Alois Zimmermann», Contrechamps, n° 5, 1985.
  • « Les Soldats », L’Avant-Scène Opéra, n° 156, 1993.
  • Klaus EBBEKE, Sprachfindung. Studien zum Spätwerk Bernd Alois Zimmermanns, Mayence, Schott, 1986.
  • Klaus EBBEKE, Zeitschichtung. Gesammelte Aufsätze zum Werk von Bernd Alois Zimmermann (Heribert Henrich, sous la dir. de), Berlin / Mayence, Akademie der Künste / Schott, 1998.
  • Wilfried GRUHN, « Integrale Komposition. Zu Bernd Alois Zimmermanns Pluralismus-Begriff », Archiv für Musikwissenschaft, 40 (1983), p. 287-302.
  • Laurence HELLEU, « Les Soldats de Bernd Alois Zimmermann ; une approche scénique », Paris, éditions mf, 2011.
  • Laurence HELLEU, « Les Soldats de Bernd Alois Zimmermann. Aspects de la technique compositionnelle », Entretemps, 7 (1988), p. 15-27.
  • Laurence HELLEU, « L’espace et le temps dans Les Soldats de Bernd Alois Zimmermann », Analyse musicale, 15 (1989), p. 25-31.
  • Jörn Peter HIEKEL, Bernd Alois Zimmermanns « Requiem für einen jungen Dichter », Stuttgart, Franz Steiner, 1995.
  • Silke HILGER, Autonom oder angewandt ? Zu den Hörspielmusiken von Winfried Zillig und Bernd Alois Zimmermann, Mayence, Schott, 1996.
  • Andreas von IMHOFF, Untersuchungen zum Klavierwerk Bernd Alois Zimmermanns, Ratisbonne, Gustav Bosse, 1976.
  • Martin J. JUNKER, Nobody knows… Alagoana. Untersuchungen zu zwei Frühwerken Bernd Alois Zimmermanns, Francfort, Peter Lang, 2007.
  • Wulf KONOLD, Bernd Alois Zimmermann (1986), Paris, Michel de Maule, 1998.
  • Oliver KORTE, « Zu Bernd Alois Zimmermanns später Reihentechnik », Musiktheorie, 15 (2001), p. 19-39.
  • Oliver KORTE, Die « Ekklesiastische Aktion » von Bernd Alois Zimmermann. Untersuchungen zu einer Poetik des Scheiterns, Sinzig, Studio Verlag, 2003.
  • Clemens KÜHN, Die Orchesterwerke Bernd Alois Zimmermanns, Hambourg, Gustav Bosse, 1976.
  • Aloyse MICHAELY, « Toccata – Ciacona – Nocturno. Zu Bernd Alois Zimmermanns Oper Die Soldaten », Musiktheater im 20. Jahrhundert, Laaber, Laaber, 1988, p. 127-204.
  • Ralph PALAND,Work in progress und Werkindividualität. Bernd Alois Zimmermanns Instrumentalwerke 1960-1965, Mayence, Schott, 2005.
  • Reinhold SCHUBERT, « Berichte über die Perspektiven », Die Reihe, 4 (1958), p. 103-112.
  • Marion ROTHÄRMEL, « Der pluralistische Zimmermann », Melos, 35 (1968), p. 97-102.
  • Silke WENZEL, Text als Struktur. Der Kohelet im Werk Bernd Alois Zimmermanns, Berlin, Weidler, 2001.

Discographie

  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Canto di speranza, Konzert für Violine und grosses Orchester, Ich wandte mich und sah an alles Unrecht das geschah unter der Sonne, Thomas Demenga, violoncelle (I), Thomas Zehetmair, violon (II), WDR Sinfonieorchester Köln, Heinz Holliger, dir., CD ECM, 2008, n° ECM New Series 4766885.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Requiem für einen jungen Dichter, Holland Symfonia, Bernhard Kontarsky, dir., CD Cybele, 2008, n° SACD 860.501.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Konzert für Violine und grosses Orchester, Martin Mumelter, violon, Symphonieorchester des bayerischen Rundfunks, Peter Eötvös, dir., CD Neos, 2007, n° NEOS 10705.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Die Soldaten, Gürzenich-Orchester Köln, Michael Gielen, dir., 2 CD Wergo, 2007, n° WER 6698 2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Présence, Intercomunicazione, Melise Mellinger, violon (I), Lucas Fels, violoncelle (I-II), Yukiko Sugawara, piano (I-II), Karl-Rudolf Menke, récitant (I), CD Wergo, 2006, n° WER 66052.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Un petit rien, Das Geld und das Grün, Omnia tempus habent, Metamorphosen, Angelika Luz, soprano (III), Collegium Novum Zürich, Peter Hirsch, dir., CD Wergo, 2005, n° WER 6671 2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Märchensuite, Canto di speranza, Impromptu, Alagoana (Caprichos brasileiros), Lucas Fels, violoncelle (III), Rundfunk-Sinfoniorchester Berlin, Peter Hirsch, dir., CD Wergo, 2002, n° WER 6656 2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Stille und Umkehr, Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Ingo Metzmacher, CD EMI, 2000, n° 7243 5 56970 2 8.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Sinfonie in einem Satz, Bamberger Symphoniker, Ingo Metzmacher, dir., CD EMI, 1997, n° 556 184-2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Dialoge, Monologe, Perspektiven, Photoptosis, Andreas Grau et Götz Schumacher, pianos (I, II et III), Deutsches Symphonieorchester Berlin, Bernhard Kontarsky, dir. (I et IV), CD col legno, 1997, n° WWE 20002.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Concerto pour violoncelle et orchestre en forme de « pas de trois », Antiphonen, Impromptu, Photoptosis, Siegfried Palm, violoncelle (I), Eckart Schloifer, alto (II), Rundfunk-Sinfonieorchester Saarbrücken, Hans Zender, dir., CD cpo, 1997, n° cpo 999 482-2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Antiphonen, Omnia tempus habent, Présence, Tabea Zimmermann, alto (I), Julie Moffat, soprano (II), Ensemble Modern, Hans Zender, dir. (I-III), Peter Rundel, violon (III), Michael Stirling, violoncelle (III), Hermann Kretzschmar, piano (III), CD BMG, 1996, n° 0926 61181 2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Tempus loquendi, Eberhard Blum, CD Hat Hut, 1995, n° 6180.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Requiem für einen jungen Dichter, SWF Sinfonieorchester Baden-Baden, Michael Gielen, dir., CD Sony, 1995, n° SK 61 995.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Ich wandte mich und sah an alles Unrecht das geschah unter der Sonne, Sonate für Violine solo, Sonate für Viola solo, Sonate für Cello solo, Vier kurze Studien, Symphonieorchester der Stadt Münster, Will Humburg, dir. (I), Beppe Crosta, alto (II), Wim Janssen, alto (III), Guido Boselli, violoncelle (IV et V), CD Stradivarius, 1994, n° STR 33340.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Canto di speranza, Concerto pour violoncelle et orchestre en forme de « pas de trois », Konzert für Oboe und kleines Orchester, Nobody knows the trouble I see, Heinrich Schiff, violoncelle (I et II), Heinz Holliger, hautbois (III), Hakan Hardenberger, trompette, SWF Sinfonieorchester Baden-Baden, Michael Gielen, dir., CD Philips, 1993, n° 434 14-2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Musique pour les soupers du Roi Ubu, Rundfunk-Sinfonieorchester Saarbrücken, Hans Zender, dir., CD col legno, 1991, n° AU 31833.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Die Soldaten, Orchester des Staatstheater Stuttgart, Bernhard Kontarsky, dir., 2 CD Teldec, 1991, n° 9031-72775-2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Extemporale, Capriccio, Enchiridion, Konfigurationen, Tiny Wirtz, piano, CD Koch, 1986, n° 3-1446-2.
  • Bernd Alois ZIMMERMANN, Présence, Perspektiven, Intercomunicazione, Monologe, Saschko Gawriloff, violon (I), Siegfried Palm (I et III), Aloys Kontarsky (I-IV), Alfons Kontarsky (II et IV), CD Deutsche Grammophon, 1980, n° 437 725-2.