updated 9 July 2020

Philippe Manoury

Compositeur français né le 19 juin 1952 à Tulle.

Philippe Manoury commence la musique à l’âge de neuf ans. Très vite, il compose en autodidacte. Il suit des études de piano avec Pierre Sancan, d’harmonie et de contrepoint à l’École normale de musique de Paris. Au début des années soixante-dix, il s’engage définitivement dans la voie de la composition sur les conseils de Gérard Condé qui l’introduit auprès de Max Deutsch à l’École normale de musique de Paris. Il étudie ensuite la composition également auprès de Michel Philippot et Ivo Malec au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où il suit aussi la classe d’analyse de Claude Ballif. En 1975, il entreprend des études de composition musicale assistée par ordinateur avec Pierre Barbaud.

Les œuvres de Karlheinz Stockhausen, Pierre Boulez et Iannis Xenakis forment les premières références de Philippe Manoury. Pour lui, l’acte de composition consiste à mettre en œuvre des capacités de transformation tant du matériau musical que de la perception. Certaines œuvres peuvent s’organiser en un vaste cycle dont chaque pièce se nourrit, en le métamorphosant, du matériau des précédentes, à l’image de la confrontation avec l’ordinateur, de l’instrument seul d’abord (Jupiter, Prix de la meilleure réalisation musicale de la SACEM en 1988, Pluton), puis de l’ensemble de percussions (Neptune) et enfin des solistes et de l’orchestre (La Partition du ciel et de l’enfer) dans le vaste cycle “Sonvs ex machina”.

Présent dans les principaux festivals et concerts de musique contemporaine dès l’âge de dix-neuf ans, c’est avec la création de Cryptophonos, par le pianiste Claude Helffer au Festival de Metz en 1974, qu’il se fait véritablement connaître du public. En 1978, il s’installe au Brésil et y donne des cours et des conférences sur la musique contemporaine dans différentes universités. En 1981, de retour en France, il est invité à l’Ircam en qualité de chercheur. Depuis cette époque, il ne cesse de participer, comme compositeur ou professeur, aux activités de l’Institut. Des recherches entreprises à cette époque, naîtra Zeitlauf, pour chœur mixte, ensemble instrumental, synthétiseurs et bande magnétique créé en 1982. En étroite collaboration avec Miller Puckette, il travaille ensuite plus précisément dans le domaine de l’interaction instrument-machine, avec pour but principal le développement de systèmes permettant la simulation et le suivi en temps réel des comportements instrumentaux, et donc l’intégration des phénomènes d’interprétation à la composition musicale même et à l’électroacoustique. Le cycle de pièces interactives « Sonvs ex machina », pour différents instruments et électronique, reste comme l’un des jalons importants de cette histoire, tout comme En écho, pour soprano et électronique.

De 1983 à 1987, Philippe Manoury est responsable de la pédagogie au sein de l’Ensemble intercontemporain. Il est ensuite professeur de composition et de musique électronique au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon (1987-1997). De 1998 à 2000, il est responsable de l’Académie européenne de musique du festival d’Aix-en-Provence. Il anime également de nombreux séminaires de composition en France et à l’étranger. De 1995 à 2001, il est compositeur en résidence à l’Orchestre de Paris et, de 2001 à 2003, à la Scène nationale d’Orléans. Entre 2004 et 2012, il enseigne la composition à l’Université de Californie San Diego (UCSD). En 2013,  il est nommé professeur de composition au Conservatoire de Strasbourg et est en résidence à l’Orchestre de chambre de Paris. En 2017, il est professeur invité à la Chaire Annuelle de Création Artistique du Collège de France.

Son œuvre couvre tous les genres : pièces solistes, musiques électronique mixtes (en 2006, On-Iron pour chœur, video et électronique et Partita I pour alto et électronique) musiques de chambre, œuvres pour chœur et pour grand orchestre. Parmi celles-ci, on peut citer Sound and Fury qui a été créée par Pierre Boulez avec les orchestres de Chicago et de Cleveland. Philippe Manoury a également composé quatre opéras : 60e Parallèle, créé en 1998 au Théâtre du Châtelet, K…, d’après Le Procès de Kafka, créé en 2001 à l’Opéra-Bastille (Grand prix de la SACD, Prix de la critique musicale en 2001 et Prix Pierre Ier de Monaco en 2002) La Frontière en 2003, dans le cadre de sa résidence à la Scène Nationale d’Orléans et La nuit de Gutenberg créé à l’Opéra du Rhin de Strasbourg dans le cadre du Festival Musica 2011. Pour ce dernier opéra, Philippe Manoury est nommé Compositeur de l’année aux Victoires de la musique 2012.

Parmi les dernières œuvres de Philippe Manoury on peut noter Terra Ignota pour piano et orchestre dirigé du piano (2007), Abgrund pour grand orchestre (2007), Gesänge-Gedanken, cycle de mélodies sur des textes de Nietzsche pour contralto et petit ensemble (2009), Instants pluriels pour deux groupes instrumentaux (2008), Synapse pour violon et orchestre (2010), les deux quatuors à cordes de 2010, Tensio avec électronique et Stringendo, et Hypothèses du sextuor créé par l’ensemble Accroche Note au Festival Musica 2011. En juin 2012 un concerto pour piano, électronique et orchestre, Echo-daimónon, commande de l’Orchestre de Paris, est créé lors du ManiFeste 2012 de l’Ircam et, en juillet 2012, Partita II pour violon et électronique, lors du Festival Messiaen au Pays de la Meije. En 2017, il travaille ainsi sur Kein Licht, une œuvre lyrique et théâtrale en collaboration avec le metteur en scène Nicolas Stemann (création à la Rurhtriennale et à l’Opéra Comique en 2017). Philippe Manoury continue actuellement la composition de la Trilogie Köln, dont la première partie Ring a été créé par l’orchestre Gürzenich de Cologne en mai 2016, ainsi que l’élaboration de L’Échelle, une installation électronique en temps réel à partir des heures, des jours, et des mois de l’année pour le Théâtre La Scala à Paris (septembre 2018).

Philippe Manoury a été nommé Officier des Arts et des Lettres en 2014 et est membre de l’Académie des Arts de Berlin depuis 2015.


© Ircam-Centre Pompidou, 2019

Sources

  • Éditions Durand.
  • Radio France.
  • Médiathèque de la Cité de la Musique.
  • « Philippe Manoury », Les Cahiers de l’Ircam n° 8, coll. « Compositeurs d’aujourd’hui » Paris, Editions Ircam-Centre Pompidou, 1995.

Documents

Liens Internet

Bibliographie

  • Carlos AGON, Jean BRESSON, Gérard ASSAYAG, The OM Composer’s book, vol. 1, préface de Miller Puckette, Paris, éditions Ircam-Centre Pompidou et Delatour France, coll. « Musique / Sciences - Jean Michel Bardez et Moreno Andreatta », 2006, [268 p. – chapitre « Manoury Philippe, K…, opéra en douze scènes »].
  • Marc BATTIER, « Notes sur l’électronique dans un opéra récent : K… de Philippe Manoury » - L’Opéra au XXe siècle dans Musurgia, vol. X, n° 2, Paris, éditions Eska, 2003.
  • Laurent BAYLE (directeur de la publication), « Philippe Manoury », Les Cahiers de l’Ircam n° 8, éditions Ircam-Centre Pompidou, coll. « Compositeurs d’aujourd’hui », Paris, 1995.
  • Véronique BRINDEAU, « Portrait de philippe Manoury », dans Résonance n° 11, Ircam-Centre Pompidou, janvier 1997, article en ligne sur http://articles.ircam.fr (lien vérifié en mars 2021).
  • Danielle COHEN-LEVINAS, « Entretien avec Philippe Manoury », dans Causeries sur la musique – entretiens avec des compositeurs, Paris, éditions L’Itinéraire, L’Harmattan, coll. « Musique et musicologie », 1999, 355 p.
  • Danielle COHEN-LEVINAS, « Entretien avec Philippe Manoury », dans Les Cahiers de l’Ircam, Recherche et Musique n° 1 : Composition et environnements informatiques, Paris, Editions Ircam-Centre Pompidou, coll. « Les Cahiers de l’Ircam », 1992.
  • Danielle COHEN-LEVINAS, « Philippe Manoury : une référence à suivre », dans Le Magazine n° 53 (Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou), Paris, 1989.
  • Omer CORLAIX, Jean-Guillaume Lebrun, Philippe MANOURY, La Musique du temps réel, Entretiens, Paris, éditions Musica Falsa, 2012.
  • Éric DENUT, Entretien avec Philippe Manoury au sujet de Tensio sur le site de Philippe Manoury, 2011 (lien vérifié en mars 2021).
  • Jean-Pierre DERRIEN, Entretien avec Philippe Manoury à propos de La nuit de Gutenberg, sur le site de Philippe Manoury, 2011 (lien vérifié en mars 2021)
  • Sylviane FALCINELLI, « Philippe Manoury ou le regard pacifié sur l’histoire » dans L’Education musicale 527-528, Vernon, éditions Charles NIEGAR, 2005.
  • Alain GALLIARI, « Six musiciens en quête d’auteur : Pierre Boulez, Iannis Xenakis, Claude Ballif, André Boucourechliev, André Hodeir, Philippe Manoury », propos recueillis par Alain Galliari, Isles-lès-Villenoy, Editions Pro musica, 1991.
  • Claude HELFFER, [analyse de Cryptophonos de Philippe Manoury], dans Quinze analyses musicales – de Bach à Manoury, Genève, éditions Contrechamps, 2000, 224 p. (ouvrage publié avec l’aide de la Fondation des Treilles).
  • Martin KALTENECKER, « La jeune musique française : Martin, Lenot, Bonnet, Fénelon, Devillers, Gaussin, Hurel, Levinas, Boivin, Grisey, Dufourt, Malherbe, Singier, Durand, Lancino, Durville, Dalbavie, Manoury », dans Le Magazine n°49 (Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou), Paris, 1989.
  • Daniela LANGER, Philippe MANOURY, Va-et-vient : L’intonation ou le secret (entretien), Paris, Editions Musica Falsa, 2001.
  • Philippe MANOURY, La musique en questions. Entretiens avec Philippe Manoury, Château-Gontier, Éditions Aedam Musicae, 2020.
  • Philippe MANOURY, L’invention de la musique, Paris, Fayard, coll. « Leçons inaugurales du Collège de France », 2017.
  • Philippe MANOURY, Pierre BOULEZ, Jean-Pierre CHANGEUX, Les neurones enchantés : le cerveau et la musique, Paris, Odile Jacob, 2014.
  • Philippe MANOURY, « Compositional Procedures in “Tensio” », dans Contemporary Music Review, volume 32/1, 2013.
  • Philippe MANOURY, Claire MALROUX, Entretiens sur musique et poésie, 2004, sur le site de Philippe Manoury, 2004 (lien vérifié en mars 2021)
  • Philippe MANOURY, La Note et le son - Ecrits et entretiens, 1981-1998, avant-propos de Danielle Cohen-Levinas, Paris, Editions L’Itinéraire et L’Harmattan, Coll. « Musique et musicologie », 2000.
  • Philippe MANOURY, « Stockhausen au-delà…» , dans l’Étincelle, le journal de la création à l’Ircam, février 2008, consultable en ligne sur http://etincelle.ircam.fr/sur-le-vif.html (lien vérifié en mars 2021), et sur « Stockhausen au-delà… ».
  • Philippe MANOURY, « Considérations (toujours actuelles) sur l’état de la musique en temps réel » , dans L’étincelle, le journal de la création à l’Ircam, novembre 2007, en ligne sur :  http://etincelle.ircam.fr/733.html (lien vérifié en mars 2021).
  • Philippe MANOURY, « Questionner incessamment », interview de Jean-Pierre Derrien, dans Les Cahiers de l’Ircam n° 8, Paris, Editions l’Harmattan, 1995.
  • Philippe MANOURY, « Le transitoire et l’éternel ou le crépuscule des modernes », dans Musique et authenticité – Inharmoniques n° 7, Paris, éditions Ircam et Librairie Séguier, 1991.
  • Philippe MANOURY, « Les limites de la notion de « timbre » », dans Le Timbre : métaphore pour la composition, textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Editions Ircam et Christian Bourgeois éditeur, 1991.
  • Philippe MANOURY, « La note et le son : un carnet de bord », dans Contrechamps n° 11 – Musiques électroniques, Paris, éditions Contrechamps, 1990.
  • Philippe MANOURY, « Réponses aux questions », dans Musiques en création, Paris, éditions Contrechamps, en collaboration avec le Festival d’Automne à Paris, 1989.
  • Philippe MANOURY, « Boulez, Manoury, Pesson : la musique française est-elle une science exacte ? », dans Techniques et Architecture, Paris, Editions Jean-Michel Place, 1988.
  • Philippe MANOURY, « Une coupure dans l’instant », « Le geste, la nature et le lieu : un démon dans les circuits » et un entretien avec Pierre Boulez et P. Greussay, dans Traverses, Paris, Editions Centre Pompidou, 1988.
  • Philippe MANOURY, « Musiques françaises ? », dans Images de la musique française, Paris, éditions Papiers/Sacem, 1986.
  • Philippe MANOURY, « La Flèche du temps » et « La Part consciente », dans Contemporary Music Review Volume 1 Part 1 - Musical thought at IRCAM, Chur, Londres, Paris, Editions Harwood Academic Publishers, 1984.
  • Philippe MANOURY, « À propos de Quatuor à cordes », dans Actes de la semaine de musique contemporaine, Editions Villa Médicis, Académie de France à Rome, 1982.
  • Patrick ODIARD, Analyse de Neptune de Philippe Manoury, mémoire de DEA de musique et musicologie du XXe siècle. École des hautes études en sciences sociales, École nationale supérieure de Paris, avec le concours du CNRS et de l’Ircam-Centre Georges-Pompidou, Paris, 1993.
  • Danièle PISTONE, Musiques du XXe siècle - conférences et séminaires : 1996-1998, Paris, éditions Observatoire musical français, 1999.
  • Alain POIRIER, « le même et le différent. Éléments pour un portrait de Philippe Manoury », dans Musique et authenticité, Inharmoniques n° 7, Paris, éditions Ircam et Librairie Séguier, 1991.
  • Claude SAMUEL, « Six jeunes compositeurs, entretien avec Pierre Boulez (Stroppa, Lancino, Benjamin, Saariaho, Manoury, Obst) », dans Le Magazine n°38 (Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou), Paris, 1987.
  • Anne SEDES, Aspects fusionnels de la mixité dans Désintégration*,* Jupiter*, et* Concerto pour piano et espace n° 2, mémoire de DEA de musique et musicologie du XXe siècle, École des hautes études en sciences sociales, École nationale supérieure de Paris, 1989-1990.
  • Yannick SIMON, « La Partition du ciel et de l’enfer, analyse de l’œuvre de Philippe Manoury », dans Musique et authenticité, Inharmoniques n° 7, Paris, Editions Ircam et Librairie Séguier, 1991.

Filmographie

  • Momilani RAMSTRUM, From Kafka to K … - a multimedia exploration of Philippe Manoury’s opera K…, Paris, DVD-Rom Opéra national de Paris, Ircam-Centre Pompidou, 2004

Discographie

  • Philippe MANOURY, The Book of Keyboards, Third Coast Percussion, 1 cd New Focus Recordings, 2017, FCR 187.
  • Philippe MANOURY, In situ, SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburh, François-Xavier Roth, direction, dans « Doanueschinger Musiktage 2013 » avec des œuvres de Georges Aperghis, Alberto Posadas, Bernhard Lang, … et al., 4 cd Neos, 2014, 11411-4.
  • Philippe MANOURY, « Inharmonies », comprenant Fragments d’HéracliteInharmonies ; Trakl Gedichte, Accentus, direction : Laurence Equilbey, 1 cd Naïve, 2011.
  • Philippe MANOURY, Pentaphone ; Prelude and wait ; Sound and fury, Orchestre philharmonique de Radio France, direction : Zoltan Pesko, 1 cd Radio France, coll. densité 21, 2010, DE008.
  • Philippe MANOURY, Fragments pour un portrait ; Partita I, Christophe Desjardins : alto, Ensemble intercontemporain, direction : Susanna Mälkki, technique et coproduction Ircam, 1 cd Kairos, coll. « Sirènes », 2009, n° 0012922KAI.
  • Philippe MANOURY, « Musique de chambre » : Last ; Michigan Trio; Solo pour vibraphone ; Xanadu ; Toccata pour piano ; Ultima, Françoise Kubler, Armand Angster, Marie-Violaine Cadoret, Gregory Johns, Michèle Renoul, Emmanuel Séjourné, Ensemble Accroche Note, 1 cd Nocturne, novembre 2007.
  • Philippe MANOURY, En Echo, Neptune, Donatienne Michel-Dansac : soprano, Roland Auzet, Florent Jodelet et Eve Payeur : percussions, 1 cd Accords, 1998, n° 206762.
  • Philippe MANOURY, 60e Parallèle, Donald Maxwell, Jean-Philippe Courtis, Hedwig Fassbender, Rie Hamada, Ian Thompson, Marie-Thérèse Keller, Menai Davies, Jean-Marc Salzmann, Paul Gay, Julie Vulliez, Orchestre de Paris, dir. David Robertson, 2 cd Naxos, 1997, n° 8.554249-50.
  • Philippe MANOURY, La Partition du ciel et de l’enfer ; Jupiter, dans « La Partition du ciel et de l’enfer, Jupiter », Sophie Cherrier, Hidéki Nagano, Dimitri Vassilakis, Ensemble intercontemporain, direction : Pierre Boulez, 1 cd Adès, coll. « Compositeurs d’aujourd’hui », 1996.
  • Philippe MANOURY, Pluton, Ilmo Ranta, 1 cd Ondine Records, 1996.
  • Philippe MANOURY, Le Livre des claviers, Les Percussions de Strasbourg, 1 cd Philips Classics, 1993, n° 442 218-2.
  • Philippe MANOURY, Zeitlauf, Groupe vocal de France, Ensemble intercontemporain, direction : Peter Eötvös, 1 cd MFA/Erato, 1990, n° 75552 (épuisé).
  • Philippe MANOURY, Petit Aleph, Pierre-André Valade : flûte, avec des œuvres de Philippe Hurel, Jean-Marc Singier, Philippe Durville, Klaus Huber, York Höller, Steve Reich, François Rosse et Giacomo Scelsi, 1 cd ADDA, 1988, n° 581 075.
  • Philippe MANOURY, Cryptophonos, Claude Helffer : piano, avec des œuvres de Iannis Xenakis, Gilbert Amy et André Boucourechliev, 1 cd MFA/Harmonia Mundi, 1986, n° C5172.
  • Philippe MANOURY, Quatuor à cordes, Quatuor Arditti, avec un quatuor de Pascal Dusapin, 1 cd MFA/Harmonia Mundi, 1984, n° 5139.