updated 24 June 2020
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Hanns Eisler

Compositeur allemand né le 6 juillet 1898 à Leipzig, mort le 6 septembre 1962 à Berlin-Est.

Né le 6 juillet 1898 à Leipzig, Hanns Eisler grandit à Vienne à partir de 1901 et se plaît à se présenter comme issu de l’union de deux classes sociales : bourgeoise du côté paternel (philosophe de métier) et prolétarienne du côté maternel. Mélomanes avertis, ses parents lui font découvrir lieder et airs d’opéra, mais ne peuvent lui offrir de piano. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Eisler, encore lycéen, co-signe avec son frère un tract pacifiste. Envoyé au front en 1916, il revient blessé à Vienne en décembre 1918. Entretemps, la monarchie austro-hongroise s’est écroulée. Vienne est au bord de la famine. La vague révolutionnaire, bien que rapidement réprimée, laisse émerger le Parti communiste autrichien, dont le frère et la sœur d’Eisler sont membres fondateurs. Lui-même participe à des actions ponctuelles, comme la distribution de tracts, sans s’engager encore pleinement à cette époque.

Son activité musicale a la priorité : de 1919 à 1923, Arnold Schoenberg lui dispense, gracieusement, des cours de composition. Pour subsister, Eisler corrige des partitions pour les éditions Universal, dirige des chœurs d’ouvriers et enseigne la musique aux classes populaires.

La deuxième phase de sa vie se déroule à Berlin, fief de l’avant-garde, où il obtient un poste au conservatoire Klindworth-Scharwenka et découvre le théâtre d’Erwin Piscator. La capitale allemande subit alors une crise sociale qui le renforce dans la lecture marxiste de la réalité de son temps. En mars 1926 a lieu la rupture avec Schoenberg. Ce dernier a eu écho de critiques qu’Eisler a exprimées à son égard. Il est exact que celui-ci dénonçait l’isolement social de la nouvelle musique. Un séjour à Paris, à l’été 1926, lui avait ouvert les yeux : dans le salon de Marya Freund, interprète du Pierrot lunaire, il avait rencontré Ravel, Milhaud, Poulenc, Ibert, Roussel, dont les discussions tournaient autour du surréalisme et de la psychanalyse, alors que lui voulait mettre la nouvelle musique au service de causes sociales. Eisler publie des articles expliquant sa vision et, fin 1927, s’associe à la troupe berlinoise d’agit-prop Le Porte-voix rouge (Das rote Prachrohr) comme compositeur, pianiste et chef d’orchestre. La crise de 1929 renforce ses convictions. Commence alors une collaboration avec Bertolt Brecht qui durera jusqu’à la disparition de ce dernier en 1956.

La troisième période de la vie d’Eisler est celle de l’exil, voire de l’errance : en 1933, il part en Tchécoslovaquie, puis à Paris. Début 1937, il se rend auprès des Brigades internationales en Espagne et compose pour elles, avant de retrouver Brecht au Danemark. La même année, un séjour à Prague lui donne l’occasion de rédiger avec Ernst Bloch des articles qui expliquent que révolution musicale et révolution sociale vont de pair. En janvier 1938, il accepte un poste à la New School for Social Resarch de New York. Pour des questions de visa, il doit quitter les États-Unis d’avril à septembre 1939 et va au Mexique où il dispense des cours d’harmonie. De retour aux États-Unis, on lui confie un projet de recherche sur la musique de film. En avril 1942, il s’installe à Hollywood. Il renoue alors avec Schoenberg, peut travailler avec Theodor W. Adorno, Thomas Mann et Bertolt Brecht, et compose pour le cinéma. Convoqué à la fin de la guerre devant la commission sur les activités non américaines, dénoncé, comme son frère Gerhart, par sa sœur (qui tenait ses frères pour des staliniens), il doit quitter les États-Unis : il fait une première étape à Prague, en mars 1948, où il tient un discours réclamant de repenser l’esthétique musicale au vu du nouveau contexte, d’arrêter quelque temps les expérimentations, et de redonner à la musique un caractère « joyeux et agréable ». À Vienne, ville partagée en quatre zones d’occupation, il essaie vainement d’obtenir une chaire de composition au conservatoire. C’est dans la capitale de la toute nouvelle RDA, Berlin, qu’il s’installe en 1949.

Bien que compositeur officiel, notamment de l’hymne national est-allemand, Eisler se heurte aux responsables culturels. Sa nationalité autrichienne lui permet de trouver un refuge provisoire à Vienne lors des tracasseries que lui inflige le régime. Malgré tout célébré en RDA comme compositeur national, participant à la « vitrine » culturelle du nouvel État, Eisler était dans un entre-deux : pour lui, la modernité musicale devait être au service de la révolution sociale que le Parti socialiste unifié (SED) semblait en passe de réaliser ; mais ce même parti décriait la modernité artistique comme ayant fait le lit du fascisme. Les débats idéologiques sur son œuvre se poursuivront longtemps après son décès brutal, à Berlin, le 6 septembre 1962.


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Sources

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Archiv Dr. Jürgen Schebera, Berlin
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  • Musique soliste (sauf voix)
  • Musique de chambre
  • Musique instrumentale d'ensemble
  • Musique vocale et instrument(s)
    • 2 Elegien pour voix moyenne et piano (1937), 5 mn, Universal Edition
    • 4 Kantaten pour voix et piano (1935), 19 mn, Universal Edition
    • 4 Stücke pour chœur mixte, récitant, caisse claire et cymbales ad libitum (1928-1929), 10 mn, Universal Edition
    • 6 Lieder pour voix haute et piano (1922), 8 mn, Universal Edition
    • Anrede an den Kran "Karl" pour voix et ensemble (1930), 4 mn, Universal Edition
    • Auf den Straßen zu singen pour chœur mixte et caisse claire (1928), 5 mn, Universal Edition
    • Ballade vom Nigger Jim pour voix et ensemble (1930), 3 mn, Universal Edition
    • Ballade vom Soldaten pour voix soliste, saxophone alto, trompette, trombone, percussion et piano (1930), 2 mn 50 s, Breitkopf & Härtel
    • Ballade von den Baumwollpflückern pour chœur d'hommes à quatre voix, baryton, saxophone alto, trompette, trombone, banjo, percussion, piano et contrebasse (1930), 3 mn, Deutscher Verlag für Musik
    • Ballade von den Säckeschmeißern pour voix soliste, saxophone alto et ténor, trompette, trombone, percussion, banjo et piano (1930), 3 mn 20 s, Breitkopf & Härtel
    • Ballade von der Krüppelgarde pour voix et ensemble (1930), 4 mn, Universal Edition
    • Ballade von der ‚Judenhure‘ Marie Sanders pour voix soliste et ensemble (1935), 2 mn, Breitkopf & Härtel
    • Bettellied pour voix soliste, violon et violoncelle (1937), 1 mn 30 s, Breitkopf & Härtel
    • Bilder aus der „Kriegsfibel“ pour chœur d'hommes, soprano, ténor, baryton et orchestre (1957), 10 mn 30 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Das Lied vom Glück pour chœur mixte ou chœur d'enfants, alto et orchestre (1952), 2 mn 25 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Das Vorbild Triptychon nach Worten von Johann Wolfgang von Goethe, pour voix d'alto et orchestre (1951-1952), 8 mn 10 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Der Graben pour voix, clarinette, saxophone alto, trompette, trombone, guitare, percussion, piano et contrebasse (1959), 3 mn 50 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Der heimliche Aufmarsch (Arbeiter, Bauern!) pour chœur d'hommes, baryton et orchestre (1931), 4 mn, Deutscher Verlag für Musik
    • Deutsche Sinfonie pour chœur mixte, mezzo-soprano, baryton, basse, deux récitants et grand orchestre (1935-1939, 1947, 1958), 1 h 10 mn, Deutscher Verlag für Musik
    • Die Gott-sei-bei-uns-Kantate („Kinderkantate“) , pour voix, chœur d'enfants et quatuor à cordes (1937), 4 mn 55 s, Deutscher Verlag für Musik
    • stage Die Maßnahme pour chœur mixte, chœur d'hommes, ténor, trois récitants, trois trompettes, deux cors, deux trombones, percussions, piano (1930-1931), 58 mn, Universal Edition
    • Die Mutter cantate pour voix, chœur et deux pianos (1931), 40 mn, Breitkopf & Härtel
    • Die Rundköpfe und die Spitzköpfe dix chansons de musique de scène pour voix et piano (), Deutscher Verlag für Musik
    • Die Spaziergänge Das Frühjahr, tiré du film Kuhle Wampe, pour voix d'alto et ensemble (1932), 2 mn 30 s, Breitkopf & Härtel
    • Die Teppichweber von Kujan-Bulak pour soprano et orchestre (1957), 7 mn 5 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Die Weißbrot-Kantate pour voix soliste, deux clarinettes, alto et violoncelle (1937), 6 mn 40 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Die Zuchthaus-Kantate pour voix soliste, deux clarinettes, alto et violoncelle (1937), 4 mn 5 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Die den Mund aufhatten pour voix soliste, deux clarinettes, alto et violoncelle (1937), 2 mn 45 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Die römische Kantate pour voix, deux clarinettes, alto et violoncelle (1935), 7 mn, Universal Edition
    • Ernste Gesänge pour baryton et orchestre à cordes (1962), 12 mn 15 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Friedenslied pour voix, clarinette, banjo ou électrique guitare, piano et contrebasse (1951), 3 mn, Deutscher Verlag für Musik
    • Für Österreichs Freiheit pour voix et piano (), Universal Edition
    • Kantate auf den Tod eines Genossen pour voix de femme, deux clarinettes, alto et violoncelle (1937), 4 mn, Universal Edition
    • Kantate im Exil pour voix de femme, deux clarinettes, alto et violoncelle (1937), 4 mn, Universal Edition
    • Kantate zu Herrn Meiers erstem Geburtstag pour voix soliste, alto et piano (1938), Deutscher Verlag für Musik [program note]
    • Kriegskantate pour voix de femme, deux clarinettes, alto et violoncelle (1937), 4 mn, Universal Edition
    • Lenin (Requiem) pour chœur mixte, baryton, alto et orchestre (1937), 14 mn 30 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Lied der Bergarbeiter pour chœur à une voix, voix soliste ad libitum et petit orchestre (1929), 2 mn 55 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Lied der Mariken pour voix soliste et ensemble (1932), 3 mn, Breitkopf & Härtel
    • Lied des Kampfbundes Kampflied gegen den Faschismus, pour voix soliste, saxophone alto, trompette, trombone, percussion et piano (1932), 2 mn 25 s, Breitkopf & Härtel
    • Lied vom SA-Mann pour voix soliste, saxophone alto, trompette, trombone, percussion et piano (1931), 3 mn 25 s, Breitkopf & Härtel
    • Lied über den Frieden pour chœur mixte, mezzo-soprano ou baryton et orchestre (1949), 3 mn 25 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Lied über die Gerechtigkeit pour mezzo-soprano ou baryton, flûte, clarinette, basson, cor, trompette, percussion, piano et contrebasse (1949), Deutscher Verlag für Musik
    • Lieder nach Texten von Bertolt Brecht pour voix et piano (1931-1950), Deutscher Verlag für Musik
    • Lieder nach Texten von Kurt Tucholsky pour voix et piano (1929-1961), Deutscher Verlag für Musik
    • Marsch der Zeit pour chœur d'hommes, voix soliste et orchestre (1958), 3 mn, Deutscher Verlag für Musik
    • Mitte des Jahrhunderts pour chœur mixte, soprano et grand orchestre (1950), 5 mn 10 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Nationalhymne der DDR pour chœur mixte, voix ad libitum et orchestre (1949), 3 mn, Peters
    • Nein pour voix soliste et quatuor à cordes (1937), 3 mn 10 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Ohne Kapitalisten geht es besser / Sputnik pour voix, clarinette, saxophone alto, trompette, trombone, guitare, percussion, piano et contrebasse (1957), 3 mn 10 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Palmström pour récitant et petit ensemble (1924), 4 mn, Universal Edition
    • stage Prélude et chant de la musique de scène de Guillaume Tell (Es lächelt der See), pour mezzo-soprano, ténor, basse et orchestre (1962), 4 mn 25 s, Deutscher Verlag für Musik
    • Rhapsodie pour grand orchestre et soprano, d'après Faust II (1949), 11 mn 40 s, Peters
    • Schweyk im zweiten Weltkrieg douze chansons de musique de scène pour voix et deux pianos (), Deutscher Verlag für Musik
    • Solidaritätslied pour chœur, voix et orchestre (1931-1932), 2 mn 30 s, Peters
    • Song von Angebot und Nachfrage pour voix et ensemble (1930), 4 mn, Universal Edition
    • Stempellied Lied der Arbeitslosen, pour voix soliste, saxophone alto, trompette, trombone, percussion et piano (1929), 3 mn 10 s, Breitkopf & Härtel
    • Sturm-Suite pour orchestre (1957), 11 mn 30 s, Verlag Neue Musik
    • Tagebuch des Hanns Eisler pour soprano, mezzo-soprano, alto, ténor, violon et piano (1926), 17 mn, Universal Edition
    • Tempo der Zeit pour alto, basse, récitant, chœur mixte, instruments à vent et percussion (1929), 20 mn, Universal Edition
    • Ulm 1592 pour voix soliste et quatuor à cordes (1937), 1 mn 40 s, Breitkopf & Härtel
    • Winterschlacht-Suite pour orchestre (1954, 1959), 17 mn 20 s, Verlag Neue Musik
    • Wohltätigkeit pour voix soliste, deux clarinettes, saxophone alto, deux trompettes, trombone, percussion, banjo, piano et contrebasse (1929), 3 mn 10 s, Breitkopf & Härtel
    • Zeitungsausschnitte pour voix haute et piano (1925-1926), 12 mn, Universal Edition
    • Ändere die Welt, sie braucht es vingt chansons pour voix et piano (1930-1958), Deutscher Verlag für Musik
  • Musique vocale a cappella

Liens Internet

(liens vérifiés en juin 2020).

Bibliographie sélective

Écrits et entretiens du compositeur
  • Gesammelte Werke, éd. de Nathan Notowicz, Stephanie Eisler et Günter Mayer, 9 volumes, Leipzig, Deutscher Verlag für Musik, 1968-1988. Série 3 consacrée aux écrits. Vol. 1 :Schriften 1924-1948(édité également séparément par Günter Mayer, Munich, Rogner & Bernhard, 1973). Vol. 2 :Schriften 1948-1962,Vol. 3 :Musik und Politik: Schriften, Addenda. Vol. 4 :Komposition für den Film. Vol. 7 :Gespräche mit Hans Bunge (vol. 5 et 6 non parus).
  • Schriften.Serie 9 de laGesamtausgabe(HEGA), Wiesbaden, Breitkopf & Härtel, 2010. Volumes déjà parus : vol. 1,1 :Gesammelte Schriften 1931-1935, éd. Tobias Fasshauer et Günter Mayer. Vol 4,1 :Briefe 1907-1943, éd. Maren Köster. Vol 4,2 :Briefe 1944-1951, éd. Jürgen Schebera et Maren Köster.
  • Theodor W. ADORNO, Hanns EISLER, Komposition für den Film. Édition la plus récente par Johannes C. Gall avec DVD « Hanns Eislers Rockefeller-Filmmusik-Projekt 1940–1942 », Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 2006. Traduction française de Jean-Pierre Hammer : Musique de cinéma, Paris, L’Arche, 1972. Édition allemande : Komposition für den Film, Berlin, Henschelverlag, 1949. Édition originale : Composing for the Films, New York, Oxford University Press, 1947.
  • Ernst BLOCH, Hanns EISLER, « Avantgarde-Kunst und Volksfront », Die neue Weltbühne, 50 (1937), p. 1568-1573. Traduction française de Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil : « Art d’avant-garde et front populaire », Travail théâtral, 28-29 (1977), p. 26-30.
  • Ernst BLOCH, Hanns EISLER, « Die Kunst zu erben », Die Neue Weltbühne, 1 (1938), p. 13-18.
  • Hans Joachim BUNGE, Fragen Sie mehr über Brecht, Hanns Eisler im Gespräch, Munich, Rogner & Bernhard, 1970.
  • Hanns EISLER, Johann Faustus, Berlin, Aufbau-Verlag, 1952. Traduction française d’Irène Bonnaud et Jörg Stickan : Johann Faustus, Paris, Éditions théâtrales, 2003.
  • Nathan NOTOWICZ (éd.), Wir reden hier nicht über Napoleon. Wir reden von Ihnen! Gespräche mit Hanns Eisler und Gerhart Eisler, Berlin, Verlag Neue Musik, 1971.
Sélection d’ouvrages et d’articles sur Hanns Eisler
  • Albrecht BETZ, Musique et politique. Hanns Eisler : la musique d’un monde en gestation, traduit de Hans Hildenbrand, Paris, Le Sycomore, 1982. Édition allemande :Musik und Politik. Hanns Eisler. Musik einer Zeit, die sich eben bildet , Munich, Edition Text + Kritik, 1976.
  • Bertolt BRECHT, « Textes sur la musique », traduction de Bernard Banoun, Écrits sur le théâtre, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de laPléiade », 2000, p. 699-732.
  • Hans BUNGE, Die Debatte um Hanns Eislers Johann Faustus : eine Dokumentation, Berlin, BasisDruck, 1991.
  • Peter DAVIES, « Hanns Eisler’s “Faustus” Libretto and the Problem of East German National Identity », Music & Letters, LXXXI/4 (2000), p. 585-598.
  • Fritz HENNENBERG (éd.), Brecht-Lieder-Buch, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1984.
  • Pascal HUYNH, La Musique sous la République de Weimar, Paris, Fayard, 1998.
  • Eberhardt KLEMM, Hanns Eisler: für Sie porträtiert von Eberhardt Klemm, Leipzig, Deutscher Verlag für Musik, 1973.
  • Harmut KRONES (dir.), Hanns Eisler. Ein Komponist ohne Heimat?, Vienne, Böhlau, 2012.
  • Francine MAIER-SCHAEFFER, « “La mort est le masque de la révolution, la révolution est le masque de la mort.” La Décision de Bertolt Brecht à la lumière de sa genèse et de ses réécritures », dans La Révolution mise en scène, Rennes, PUR, 2012, p. 255-268.
  • Jürgen SCHEBERA, Hanns Eisler. Eine Bildbiographie, Berlin, Henschelverlag, 1981.
  • Jürgen SCHEBERA, Hanns Eisler. Eine Biographie in Texten, Bildern und Dokumenten, Mayence, Schott, 1998.
  • Jean-François TRUBERT, « Quel Gestus pour quelle révolution ? Brecht, Eisler et l’emploi de la musique », dans Francine MAIER-SCHAEFFER et al. (dir.), La Révolution mise en scène, Rennes, PUR, 2012, p. 269-286.
  • Friedericke WISSMANN, Hanns Eisler. Komponist, Weltbürger, Revolutionär, Munich, Verlag Elke Heidenreich, 2012.

Discographie

  • Coffret « Hanns Eisler Edition » en 14 CDs, Berlin Classics, 1996.
Interviews enregistrées