updated 21 March 2019
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Niccolò Castiglioni

Compositeur italien né le 17 juillet 1932 à Milan, mort en 1996.

Compositeur, pianiste et auteur d’écrits sur la musique, Niccolò Castiglioni est né le 17 juillet 1932, à Milan. Il suit un apprentissage classique, commence à étudier le piano à l’âge de 7 ans et entre au Conservatoire Giuseppe-Verdi de Milan, où il obtient, en 1952, son diplôme et où il suit également les cours de composition. De ses maîtres, Ettore Desderi, Sandro Fuga, Giorgio Federico Ghedini et Franco Margola, Castiglioni reçoit une solide formation académique d’orientation néo-classique.

De 1952 à 1953, il suit les cours de Friedrich Gulda et Carlo Zecchi, au Mozarteum de Salzbourg ; pendant l’été 1953, il passe brillamment son diplôme de composition au Conservatoire de Milan, avant de retourner, avec l’aide de l’État italien, à Salzbourg, où il entre dans la classe du compositeur Boris Blacher. Après une brève parenthèse dans ses activités de concertiste, principalement dans les institutions milanaises, il décide de se consacrer exclusivement à la composition musicale. En 1956, il suit les Cours d’été de Darmstadt et y retourne périodiquement de 1958 à 1962.

Au cours de ces années, sa production musicale rencontre un grand succès international, en particulier dans les milieux de la Neue Musik. Ses œuvres sont dirigées par Pierre Boulez, Michael Gielen, Bruno Maderna, Hans Rosbaud, Francis Travis… Pendant cette période, sa production théorique est particulièrement dense : un livre, Il linguaggio musicale dal Rinascimento a oggi (Le Langage musical de la Renaissance à nos jours) et de nombreux essais publiés dans des revues de musique et de philosophie parmi les plus influentes dans le débat culturel italien : Musica d’oggiIncontri musicali, La rassegna musicale, Rivista di estetica, aut aut. L’expérimentation avec le médium électronique, quoique brève, lui permet de remporter en 1961 le Prix Italia avec l’opéra radiophonique Attraverso lo specchio. En 1966, il se rend aux États-Unis à l’invitation de l’Université de l’État de New York (SUNY) à Buffalo, comme compositeur en résidence ; en 1967, il est visiting professor en composition à l’Université d’Ann Arbor (Michigan) ; en 1968, il est regent lecturer en composition à l’Université de Californie à San Diego ; en 1969, il est professeur d’histoire de la musique de la Renaissance à l’Université de Washington. De retour en Italie en 1970, il s’établit à Milan.

Après une période de silence, il reprend en 1973 une production musicale qui s’intensifie à partir de 1977. Cette production est favorisée par de fréquentes retraites à Bressanone dans le Trentin-Haut Adige. Pendant vingt ans, il enseigne la composition : au Conservatoire de Trente (1976-1977), au Conservatoire de Milan (1977-1989), au Conservatoire de Côme (1989-1991) et, de nouveau, au Conservatoire de Milan (1991-1996). Parmi ses élèves, citons Roberto Abbado, Carlo Galante, Stefano Gervasoni, Esa-Pekka Salonen ou Giampaolo Testoni. Niccolò Castiglioni meurt à Milan, le 7 septembre 1996.


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Bibliographie

  • Niccolò CASTIGLIONI, « Amore e raggiro’ tra Schiller e Verdi », Ricordiana, II/9 (1956), p. 426-428.
  • Niccolò CASTIGLIONI, « Il valore del silenzio e della durata nel linguaggio musicale contemporaneo », aut aut, 46 (1958), p. 96–202.
  • Niccolò CASTIGLIONI, « Debussy o del ritorno “Zu den Tönen selbst” », aut aut, 50 (1959), p. 96-104.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Il linguaggio musicale dal Rinascimento a oggi, Milan, Ricordi, 1959.
  • Niccolò CASTIGLIONI, « Nascita e crisi del sistema tonale », Musica d’oggi, II/2 (1959), p. 50-55.
  • Niccolò CASTIGLIONI, « Sul rapporto tra parola e musica nella Seconda Cantata di Webern », Incontri musicali, 3 (1959), p. 112-127.
  • Niccolò CASTIGLIONI, « Eteronomia dell’esperienza musicale », La rassegna musicale, 31 (1961), p. 457-458.
  • Linguaggio musicale di Niccolò Castiglioni , sous la direction de Renzo Cresti, Milan, Guido Miano, 1991.
  • Alfonso ALBERTI, ©, 1950-1966, Lucques, LIM, 2006.
  • Alfonso ALBERTI, La rosa è senza perché. Niccolò Castiglioni, 1966-1996, Lucques, LIM, 2012.
  • Mario BORTOLOTTO, Fase seconda. Studi sulla nuova musica, Turin, Einaudi, 1969, p. 149-169.
  • Toni GERACI, « Niccolò Castiglioni », The New Grove Dictionary of Music and Musicians, sous la direction de Stanley Sadie, Londres, Macmillan, 2001, vol. 5, p. 260-262.
  • Carlo PICCARDI, « Didascalicità del moderno. Attraverso lo specchio di Niccolò Castiglioni »*,* Musica/Realtà, 103 (2014). p. 73-130.

Discographie

  • Niccolò CASTIGLIONI, Sequenze, Orchestra della RAI di Roma, sous la direction de Hans Rosbaud, CD Stradivarius, STR 10022, 1989.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Grüezi, Daleth, Alef,Gymel,Rima,Filastrocca,Dulce Refrigerium, Peter-Lukas Graf (flûte), Omar Zoboli (hautbois), Ernesto Molinari (clarinette), Tuija Hakkila (piano), Quintette Arnold, CD Divox, CDX 29209, 1992.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Cantus Planus I-II, Liedlein, Viola Gagushi (soprano), Annette Nödinger (soprano), Ensemble Contrechamps, sous la direction de Giorgio Bernasconi, CD Stradivarius, STR 33437, 1996.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Cangianti, Tre pezzi,Come io passo l’estate,Dulce Refrigerium,Sonatina,He, Sarah Nicolls (piano), CD Metier, MSV CD 92089, 2005.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Quilisma, Tropi, Consonante , Daleth, Risognanze, Intonazione, Cantus Planus I, Sonia Adam (soprano), Elisabetta Lombardi (soprano), Ensemble Risognanze, sous la direction de Tito Ceccherini, CD col legno, LEGN 20253, 2006.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Inverno in-ver, Quodlibet, Dickinson-Lieder, Hymne, Ingrid Ade-Jeseman (soprano), Regina Kabis (soprano), Annette Nödinger (soprano), Peter Hoffmann (piano), Sakae Kiuchi (piano), Hochschule für Musik Freiburg, Ensemble des Instituts für Neue Musik, Schola Cantorum Stuttgart, Radio Sinfonieorchester Stuttgart, sous la direction de Giorgio Bernasconi, Gianluigi Gelmetti et Clytus Gottwald, CD Stradivarius, STR 57003, 2007.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Altisonanza, Le favole di Esopo, WDR Sinfonieorchester Köln, WDR Rundfunkchor Köln, sous la direction d’Emilio Pomàrico, CD Neos, NEOS 11031, 2010.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Inizio di movimento, Cangianti,Tre pezzi,Come io passo l’estate,Dulce Refrigerium,Sonatina,Das Re im Wald,In principio era la danza,He,Preludio, Corale e Fuga, Enrico Pompili (piano), CD Brilliant, Brilliant Classics 9167, 2011.
  • Niccolò CASTIGLIONI, La buranella, Altisonanza, Salmo XIX, Teresia Bokor (soprano), Sine Bundgaard (soprano), Danish National Concert Choir, Danish National Symphony Orchestra, sous la direction de Gianandrea Noseda, CD Chandos, CHAN 10858, 2015.
  • Niccolò CASTIGLIONI, Fantasia concertata, Gorgheggio,Fiori di ghiacco,Movimento continuato,Quodlibet, Aldo Orvieto (piano), Orchestra di Padova e del Veneto, sous la direction de Marco Angius, CD Stradivarius, STR 37097, 2018.