voix parlée [amplifiée]
Paris, Maison de la Poésie, Festival Poésie sonore
Natacha Musléra : voix.
LES MOTS/SONS est un objet scénique invoquant à la fois la poésie sonore, la noise music et l'univers de la performance.
La première ébauche a été créée en mai 2009 à la maison de la poésie dans le cadre du festival « poésie sonore ». Ce concert/performance est issu du cycle Arkhéion qui sera développé en 2010 à la maison de la poésie, il s'agit d'une réflexion thématique et d'une utilisation plastique des archives sonores et visuelles de l'INA.
Il y a donc d'abord le choix et la découverte d'archives faisant le croisement entre la poésie sonore, la musique et la performance :
MAIS AUCUNE DE CES ARCHIVES N'EST VUE NI ENTENDUE
Il n'y a donc presque pas de textes ni d'images reconnaissables
Ces archives sont les fondations de la performance mais elles disparaissent totalement dans la matière musicale et visuelle. A de rare moment, des mots ou des visages apparaissent dans un magma de sons ou d'images dont la voix reste le moteur, mais une voix sans mot et sans note, une voix libérée de toute fonctionnalité, une voix rugueuse en prise directe avec l'émotion.
La voix de Tarkos n'est plus qu'un râle dans l'extrême grave. La bouche de Not I n'est plus qu'un fantôme qui envahit peu à peu entièrement le plateau alors que le son ne garde plus que l'aspect rythmique de la voix pour créer une polyphonie de distorsions. La parole de Cage est prise dans de multiples delay pour ne créer qu'une impression de ressac alors que son image granulée a des allures spectrales. Les sons de Dufrêne sont segmentés et passés dans diverses saturations, le transformant en une espèce de chant métal expérimental...
Le corps de la voix s'incarne dans la présence de Natacha Musléra qui fusionne ou entre en conflit avec l'électronique dans une dialectique de chocs et de caresses vocales.
Il n'y a pas de lumière, les images sont la lumière et sculptent l'espace entre géométrie et masse chaotique. Le plateau et les murs de la salle deviennentles écrans d'une vidéo abstraite qui découpe l'espace comme l'écriture le blanc de feuille.
Cette fiche œuvre a valeur encyclopédique, elle ne reflète pas les collections de la médiathèque de l'Ircam. Veuillez vous référer aux fiches "partitions".
Vous constatez une erreur ?
1, place Igor-Stravinsky
75004 Paris
+33 1 44 78 48 43
Du lundi au vendredi de 9h30 à 19h
Fermé le samedi et le dimanche
Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles
Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique
Copyright © 2022 Ircam. All rights reserved.