updated 18 April 2019
© Durand Salabert

Darius Milhaud

Compositeur français né le 4 septembre 1892 à Aix-en-Provence, mort le 22 juin 1974 à Genève

Darius Milhaud est un compositeur français né à Marseille, le 4 septembre 1892. Il passe son enfance à Aix-en-Provence et débute l’apprentissage du violon à 7 ans auprès de Léo Bruguier. Cinq ans plus tard, il intègre le quatuor à cordes de son maître. Il s’y familiarise avec le répertoire classique et romantique, et y découvre les quatuors de Franck et Debussy. Arrivé à Paris en 1909, il s’enthousiasme pour la musique contemporaine grâce aux spectacles des Ballets russes et aux concerts de la Société musicale indépendante (SMI). Au Conservatoire, il étudie l’harmonie et la fugue mais, surtout, il fait la rencontre capitale d’André Gedalge, son professeur de contrepoint, de composition et d’orchestration, dont l’attention soutenue à la continuité mélodique le marque. Il tisse des liens durables avec plusieurs jeunes compositeurs : Honegger, Ibert, Cliquet et Wiéner. En 1914, il fait la connaissance de Koechlin, avec qui il prend l’habitude, pendant quelques années, d’analyser des œuvres contemporaines. En raison de problèmes de santé, Milhaud n’est pas mobilisé lors de la Première Guerre mondiale. En 1917, il part pour le Brésil comme secrétaire de Paul Claudel, qui y est nommé ministre plénipotentiaire, et y découvre une musique qui le marque profondément.

Il rentre après la guerre et un groupe de jeunes musiciens prend l’habitude de se retrouver chez lui tous les samedis. En même temps, ils prennent possession d’un atelier de peinture de la rue Huyghens, où ils donnent des concerts de musique contemporaine qui rencontrent un succès extraordinaire. À la suite de l’un d’entre eux, Henri Collet fait paraître son plus célèbre article dans la revue Comoedia du 16 janvier 1920 : « Les Cinq Russes, les Six Français et Erik Satie ». Le Groupe des Six est né ! Tous ont souligné ce que leur groupement avait de libre sur le plan esthétique. Le Groupe des Six est avant tout amical et beaucoup de ces amitiés sont restées vives tout au long de leur vie. Mais, formidable caisse de résonance, le groupe sert également leur carrière. Grâce à l’activité infatigable de Jean Cocteau – qui distille des idées plus poétiques que réellement théoriques –, la reconnaissance du Groupe des Six est bien plus importante sur le moment que celle à laquelle chacun aurait pu accéder seul. Rapidement, les musiciens sont « lancés ».

Durant l’entre-deux-guerres, le jazz exerce une influence importante sur la musique française, à distance souvent, peu de compositeurs ayant l’occasion d’aller l’écouter directement aux États-Unis. Grâce à une tournée de concerts en 1922, Milhaud est l’un des rares à découvrir le « vrai » jazz. La musique qu’il entend est pour lui une révélation bouleversante. Durant quelques années, le Brésil et les États-Unis exercent alors sur lui une influence forte et passagère, qui donne naissance à certaines de ses œuvres les plus populaires.

Les années 1920 sont extrêmement riches pour Milhaud, qui compose avec régularité et un succès grandissant, et qui entreprend également plusieurs tournées internationales – USA (1922 et 1927), URSS (1926). Il occupe alors une place importante dans le paysage musical français. En 1925, il épouse sa cousine Madeleine. Dans les années 1930, il compose énormément pour le cinéma, mais sa vie est perturbée par des crises de rhumatisme de plus en plus violentes, qui l’invalident jusqu’à le forcer à ne se déplacer qu’en chaise roulante à partir de la fin de la décennie suivante.

La Deuxième Guerre mondiale le frappe de plein fouet. Il assiste encore à la création de sa Médée à l’Opéra de Paris en mai 1940, puis l’Occupation le contraint à s’exiler aux États-Unis. Henri Sauguet et Roger Désormière mettent ses partitions en sécurité chez Arthur Honegger et Désormière paie le loyer de Milhaud pendant toute l’Occupation.

Peu après son arrivée aux États-Unis, Milhaud commence à enseigner au Mills College près de San Francisco. Il ne rentre en France qu’en 1947. La dernière partie de sa vie est partagée à peu près également entre les deux côtés de l’Atlantique : à son retour, il est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris. Mais, jusqu’en 1971, il conserve son poste au Mills College et donne également des cours à l’académie d’été d’Aspen dans le Colorado. Créatif jusqu’à la fin de sa vie, il s’éteint à Genève le 22 juin 1974, laissant quatre cent quarante-trois œuvres achevées.


© Ircam-Centre Pompidou, 2019

Catalog sources and details

Compositions pour la scène

  • Protée (Paul Claudel, 1913)
  • *L’Ours et la Lune *(Paul Claudel, 1918)
  • *L’annonce faite à Marie *(Paul Claudel, 1932)
  • *Le château des papes *(André de Richaud, 1932)
  • Le cycle de la création (Dom Sturzo, 1934)
  • Se plaire sur une même fleur (Felix Moreno y Posuonel, 1934)
  • Le Faiseur (Balzac, 1935)
  • Bertrand de Born (Valmy Baisse, 1936)
  • Bolivar (Jules Supervielle, 1935-1936)
  • Amal ou la Lettre du roi (Rabîndranâth Tagore, André Gide, 1936)
  • Le Conquérant (Jean Mistler, 1936)
  • La Folle du ciel (Henri-René Lenormand, 1936)
  • Jules César (Shakespeare, Simone Jollivet, 1936)
  • Quatorze juillet (Romain Rolland, 1936)
  • Tu ne m’échapperas jamais (Margaret Kennedy, 1936)
  • Le Voyageur sans bagages (Jean Anouilh, 1936)
  • La Duchesse d’Amalfi (John Webster, Henri Fluchère, 1937)
  • Hécube (Euripide, André de Richaud, 1937)
  • Liberté (Spectacle collectif, 1937)
  • Macbeth (Shakespeare, 1937)
  • Le médecin volant (Molière, Charles Vildrac, 1937)
  • Naissance d’une cité (Jean Richard Bloch, spectacle collectif, 1937)
  • L’Opéra du gueux (John Gay, 1937)
  • Roméo et Juliette (Shakespeare, A. Jouve, 1937)
  • Le Trompeur de Séville (André Obey, 1937)
  • *Le Bal des voleurs *(Jean Anouilh, 1938)
  • La Première Famille (Jules Supervielle, 1938)
  • Tricolore (Pierre Lestringuez, 1938)
  • Hamlet (Jules Laforgue, 1939)
  • Un petit ange de rien du tout (Claude-André Puget, 1940)
  • *L’annonce faite à Marie *(Paul Claudel, 1942)
  • Lidoire (Georges Courteline, 1946)
  • La Maison de Bernarda Alba (Garcia Lorca, 1947)
  • Le jeu de Robin et Marion (d’après Adam de la Halle, 1948)
  • Sheherazade (Jules Supervielle, 1948)
  • Le conte d’hiver (Shakespeare, Claude-André Puget, 1950)
  • Christophe Colomb (Paul Claudel, 1952)
  • Saul (André Gide, 1954)
  • Juanito (Pierre Humblot, 1955)
  • *Protée *(Paul Claudel, 1955)
  • Mother Courage (Bertold Brecht, 1959)
  • Judith (Jean Giraudoux, 1961)
  • Jérusalem à Carpentras (Armand Lunel, 1966)
  • L’Histoire de Tobie et Sara (Paul Claudel, 1967)

Compositions pour le cinéma

  • Actualités filmées (1928)
  • *La P’tite Lilie *(Alberto Cavalcanti, 1929)
  • Hallo everybody (Hans Richter, 1933)
  • Madame Bovary (Jean Renoir, 1933)
  • L’Hippocampe (Jean Painlevé, 1934)
  • Tartarin de Tarascon (Raymond Bernard, 1934)
  • Voix d’enfants (Reynaud et la Manécanterie, 1935)
  • The Beloved Vagabond (Curtis Bernhard, 1936)
  • *La Citadelle du silence *(Marcel L’Herbier, 1937)
  • La Conquête du Ciel (Hans Richter, 1937)
  • Grands feux (Alexandre Alexeieff, 1937)
  • Mollenard (Robert Siodmak, 1937)
  • Les Otages (Raymond Bernard, 1938)
  • La Tragédie impériale, Raspoutine (Marcel L’Herbier, 1938)
  • Cavalcade de l’amour (Raymond Bernard, 1939)
  • Espoir (André Malraux, 1939)
  • Gulf Stream (Alexandre Alexeieff, 1939)
  • Islands (Alberto Cavalcanti, 1939)
  • The private affairs of Bel Ami (Albert Lewyn, 1946)
  • Dreams that money can buy (Hans Richter, 1947)
  • Gauguin (Alain Resnais, 1950)
  • La Vie commence demain (Nicole Vedrès, 1950)
  • Ils étaient tous des volontaires (documentaire pour le dixième anniversaire de la Libération, 1954)
  • Celles qui n’étaient plus (Colpi, 1957)
  • Paul Claudel (André Gillet, 1968)

Compositions pour la radio (Radio France)

  • Agamemnon, Eschyle (1938)
  • *Voyage au pays du rêve, *Ravenne (1939)
  • Le Grand Testament, N. Franck (1948)
  • *La Fin du Monde, Blaise Cendrars *(1949)
  • *Le repos du septième jour, *Paul Claudel (1950)
  • Samaël, André Spire (1953)
  • Le Dibbouk, Shalom Anski (1963)

Compositions pour la télévision

  • *Peron et Evita *(documentaire, 1958)
  • Burma Road (documentaire, 1959)

Montage musical

  • Étude poétique, Claude Roy (1954)

Catalog source(s)

Compositions pour la scène

  • Protée (Paul Claudel, 1913)
  • *L’Ours et la Lune *(Paul Claudel, 1918)
  • *L’annonce faite à Marie *(Paul Claudel, 1932)
  • *Le château des papes *(André de Richaud, 1932)
  • Le cycle de la création (Dom Sturzo, 1934)
  • Se plaire sur une même fleur (Felix Moreno y Posuonel, 1934)
  • Le Faiseur (Balzac, 1935)
  • Bertrand de Born (Valmy Baisse, 1936)
  • Bolivar (Jules Supervielle, 1935-1936)
  • Amal ou la Lettre du roi (Rabîndranâth Tagore, André Gide, 1936)
  • Le Conquérant (Jean Mistler, 1936)
  • La Folle du ciel (Henri-René Lenormand, 1936)
  • Jules César (Shakespeare, Simone Jollivet, 1936)
  • Quatorze juillet (Romain Rolland, 1936)
  • Tu ne m’échapperas jamais (Margaret Kennedy, 1936)
  • Le Voyageur sans bagages (Jean Anouilh, 1936)
  • La Duchesse d’Amalfi (John Webster, Henri Fluchère, 1937)
  • Hécube (Euripide, André de Richaud, 1937)
  • Liberté (Spectacle collectif, 1937)
  • Macbeth (Shakespeare, 1937)
  • Le médecin volant (Molière, Charles Vildrac, 1937)
  • Naissance d’une cité (Jean Richard Bloch, spectacle collectif, 1937)
  • L’Opéra du gueux (John Gay, 1937)
  • Roméo et Juliette (Shakespeare, A. Jouve, 1937)
  • Le Trompeur de Séville (André Obey, 1937)
  • *Le Bal des voleurs *(Jean Anouilh, 1938)
  • La Première Famille (Jules Supervielle, 1938)
  • Tricolore (Pierre Lestringuez, 1938)
  • Hamlet (Jules Laforgue, 1939)
  • Un petit ange de rien du tout (Claude-André Puget, 1940)
  • *L’annonce faite à Marie *(Paul Claudel, 1942)
  • Lidoire (Georges Courteline, 1946)
  • La Maison de Bernarda Alba (Garcia Lorca, 1947)
  • Le jeu de Robin et Marion (d’après Adam de la Halle, 1948)
  • Sheherazade (Jules Supervielle, 1948)
  • Le conte d’hiver (Shakespeare, Claude-André Puget, 1950)
  • Christophe Colomb (Paul Claudel, 1952)
  • Saul (André Gide, 1954)
  • Juanito (Pierre Humblot, 1955)
  • *Protée *(Paul Claudel, 1955)
  • Mother Courage (Bertold Brecht, 1959)
  • Judith (Jean Giraudoux, 1961)
  • Jérusalem à Carpentras (Armand Lunel, 1966)
  • L’Histoire de Tobie et Sara (Paul Claudel, 1967)

Compositions pour le cinéma

  • Actualités filmées (1928)
  • *La P’tite Lilie *(Alberto Cavalcanti, 1929)
  • Hallo everybody (Hans Richter, 1933)
  • Madame Bovary (Jean Renoir, 1933)
  • L’Hippocampe (Jean Painlevé, 1934)
  • Tartarin de Tarascon (Raymond Bernard, 1934)
  • Voix d’enfants (Reynaud et la Manécanterie, 1935)
  • The Beloved Vagabond (Curtis Bernhard, 1936)
  • *La Citadelle du silence *(Marcel L’Herbier, 1937)
  • La Conquête du Ciel (Hans Richter, 1937)
  • Grands feux (Alexandre Alexeieff, 1937)
  • Mollenard (Robert Siodmak, 1937)
  • Les Otages (Raymond Bernard, 1938)
  • La Tragédie impériale, Raspoutine (Marcel L’Herbier, 1938)
  • Cavalcade de l’amour (Raymond Bernard, 1939)
  • Espoir (André Malraux, 1939)
  • Gulf Stream (Alexandre Alexeieff, 1939)
  • Islands (Alberto Cavalcanti, 1939)
  • The private affairs of Bel Ami (Albert Lewyn, 1946)
  • Dreams that money can buy (Hans Richter, 1947)
  • Gauguin (Alain Resnais, 1950)
  • La Vie commence demain (Nicole Vedrès, 1950)
  • Ils étaient tous des volontaires (documentaire pour le dixième anniversaire de la Libération, 1954)
  • Celles qui n’étaient plus (Colpi, 1957)
  • Paul Claudel (André Gillet, 1968)

Compositions pour la radio (Radio France)

  • Agamemnon, Eschyle (1938)
  • *Voyage au pays du rêve, *Ravenne (1939)
  • Le Grand Testament, N. Franck (1948)
  • *La Fin du Monde, Blaise Cendrars *(1949)
  • *Le repos du septième jour, *Paul Claudel (1950)
  • Samaël, André Spire (1953)
  • Le Dibbouk, Shalom Anski (1963)

Compositions pour la télévision

  • *Peron et Evita *(documentaire, 1958)
  • Burma Road (documentaire, 1959)

Montage musical

  • Étude poétique, Claude Roy (1954)

Bibliographie

  • Darius MILHAUD, Notes sur la musique, Paris, Flammarion, 1982.
  • Darius MILHAUD, Ma Vie heureuse, Paris, Belfond, 1987.
  • Darius MILHAUD, Entretiens avec Claude Rostand [1952], Paris, Belfond, 1992.
  • Darius Milhaud. Compositeur et expérimentateur, sous la direction de Jacinthe HARBEC et Marie-Noëlle LAVOIE, Paris, Vrin, 2014.
  • Jean COCTEAU, Le Coq et l’Arlequin [1918], Paris, Stock, 1979.
  • Paul COLLAER, Darius Milhaud, Genève / Paris, Slatkine, 1982.
  • Jeremy DRAKE, The Operas of Darius Milhaud, Londres / New York, Garland, 1989.
  • Jeremy DRAKE, « Milhaud, Darius », Grove Music Online, 2001, lien vérifié le 12 mars 2018.
  • Giordano FERRARI, « Alle fonti della drammaturgia musicale del secolo XX. A proposito delle Choéphores di Darius Milhaud », Il saggiatore musicale, X/1 (2003), p. 89-118.
  • Georges JESSULA, « Darius Milhaud, compositeur de musique », Archives juives, 2003, p. 140-144.
  • Barbara L. KELLY, Tradition and Style in the Works of Darius Milhaud 1912-1939, Aldershot, Ashgate, 2003.
  • François de MÉDICIS, « Darius Milhaud and the Debate on Polytonality in the French Press of the 1920s », Music & Letters, LCCCXI/4 (2005), p. 573-591.

Discographie

  • Darius MILHAUD, Une vie heureuse, anthologie incluant notamment, Le Bœuf sur le toit, Saudades do Brazil, La Création du monde, Suite française, Suite provençale, Symphonie n° 2, Symphonie n° 4, Symphonie n° 8, Le Carnaval d’Aix, Concerto pour piano n° 1, Concerto pour piano n° 4, Concerto pour piano n° 5, Concerto pour violoncelle n° 1, Concerto pour harpe, Concerto pour marimba et vibraphone, Concerto pour deux pianos et quatre percussions, Tango des Fratellini, Caramel Mou, Scaramouche, Le Bal martiniquais, Romances sans paroles, Le Printemps, L’Automne, Quatuor à cordes n° 12, Quatuor à cordes n° 14, Quatuor à cordes n° 15, Octuor à cordes, Sonate pour violon n° 2, Suite pour ondes Martenot et piano, Sonatine à trois, Trio à cordes, La Cheminée du roi René, Les Rêves de Jacob, Deux Esquisses, Les Deux Cités, De la Paix, Quatrains valaisans, Six Sonnets, Médée, Chansons de la négresse, Poèmes juifs, Les Soirées de Pétrograd, Cantate nuptiale, Chansons de Ronsard, Les Quatre Éléments, Fontaines et Sources…, divers interprètes dont Jane Bathori, Leonard Bernstein, Michel Béroff, Sergiu Celibidache, Natalie Dessay, Marguerite Long, Jeanne et Yvonne Loriod, Darius Milhaud, Kent Nagano, Georges Prêtre, David Robertson, Mstislav Rostropovich, Emmanuel Pahud, Alexandre Tharaud, Frank Peter Zimmermann, Quatuor Bernède, Quartetto Italiano, Quatuor Parrenin, Trio à cordes de Paris, Groupe vocal de France…, Warner / Erato, 2564 63484-4 2, 10 CD, 2014.
  • Darius MILHAUD, anthologie incluant Les Choéphores, Les Euménides, Orestie d’Eschyle, Le Retour de l’enfant prodigue, Les Malheurs d’Orphée, Le Pauvre Matelot, Trois Opéras-Minute, Les Amours de Ronsard, Christophe Colomb, Le Mariage de la feuille et du cliché, Maximilien, Cantate nuptiale, Chants hébraïques, Bolivar, divers interprètes dont Serge Baudot, Gustave Cloëz, Pierre-Michel Le Conte, Igor Markevitch, Darius Milhaud, Manuel Rosenthal, Louis Saguer…, DOM/Forlane, FOR 17012, 10 CD, 2014.

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