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Sardos, meres in custa terra de nemmos, e meres de su locu in ube deppet arribbare custa terra. Sardos chi ana una Limba, sa Limba, serraos in sa Limba. Meres de istoria e de terras, meres in domo issoro de preda. Sardos nemicos de su chi ata arribare, e finzas dispostos a lu fachere intrare si non si podete de lu lassare iffora, chin su Connottu in conca e in sas intrannas. In ube este sa gherra, ca toccat de gherrare, proitte a gherrare? Ca bisonzat de gherrare, terra amada, durche e ranchia, ca t'amo ferotze! Campare e morrere, campare commente andare, commente unu c'at mortu e no aiata una resone. Morrere o difendere sa Limba, sas costas, su mare, su chi semus. |
Sardes, maîtres dans cette terre de personne et pourtant maîtres de ce lieu où doit s’accomplir le destin de cette terre. Sardes qui parlez votre Langue, sa Limba, enfermés dans cette langue. Maîtres d’histoire et de terres, maîtres dans vos maisons construites de pierres. Sardes hostiles au futur qui advient et pourtant prêts à le laisser s’installer s’il vous est impossible de l’ignorer, vous qui portez la Tradition en tête et dans les entrailles. Où est la guerre, car cette guerre, il faut la faire, et pourquoi ? Car il est nécessaire de lutter, terre aimée, douce et amère, que j’aime avec férocité ! Vivre et mourir, vivre c’est avancer comme quelqu’un qui est mort sans raison de mourir. Mourir, c’est défendre sa langue, ses côtes, sa mer, ce que nous sommes. |
Sa morte arribat e si los piccat Cussu chi furat si lu tenet Segnora durche che a su mele Segnora ranchia che a su fele Sa morte aisettata in sa correre Sa morte punget e mancu unu muttu Pizzina bella prende e oro Chene ocros e chene coro Sa morte este biuda e sorre Sa morte, gabu et semper issa Narrami su chi ses chircande Ca bio chi sese arribbande Sa morte chi no a te pessamentos Sa morte chi paret naschia eris Chin telus mi cheres piccare Ma non ti potto accuntentare. |
La mort arrive et ravit Ce qu’elle vole n’est pas rendu Dame douce comme le miel Dame amère comme le fiel La mort est assise dans la rue La mort pique sans retour Belle enfant, petit trésor Sans yeux et sans cœur La mort est veuve et sœur La mort, encore et toujours elle Dis-moi qui tu cherches Car je te vois arriver La mort qui n’a pas de soucis La mort qui semble née hier Avec toi tu veux m’emmener Mais je ne peux pas te contenter. |
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