Horacio Vaggione (1943)

Myr - S (1996)

pour violoncelle et dispositif électroacoustique

electronic work

  • General information
    • Composition date : 1996
    • Duration : 10 mn
    • Editor : édition du compositeur
    • Commission: Ministère de la Culture
Detailed formation
  • violoncelle

Creation information

  • Date : 12 June 1996
    Location :

    France, Bourges, Festival Synthèse


    Performers :

    Christophe Roy, violoncelle

Information about electronic
Electronic device : sons fixés sur support, spatialisation (support électronique (4 pistes, avec projection multi-hautparleurs))

Observations

Enregistrement : Rejla Lukic, violoncelle. DVD Metafonia, Teatro Alla Scala, Musica-Realtà, Milan 2000.

Program note

Toutes les matières sonores de la pièce dérivent de quelques sons de violoncelle enregistrés par Christophe Roy et ensuite travaillés et joués par ordinateur, à partir de techniques diverses telles que la synthèse croisée, la génération granulaire, la resynthèse par ondelettes, etc. Une partie purement acoustique expose simultanément des figures en étroite relation avec la partie électroacoustique. L’ensemble des sources est conçu pour former une seule image perceptuelle.

(Horacio Vaggione, note du DVD Metafonia, Teatro Alla Scala, Milan, 1999).

Sur la composition de Myr-S. On peut commencer une oeuvre (comme Myr-S) en écrivant manuellement, en utilisant une notation musicale ou alphanumérique, selon les situations, car la pièce se compose d’une partie acoustique pour violoncelle, nécessitant d’une partition écrite en notation commune, et d’une partie électroacoustique, dont le matériau de base est tiré de sons de violoncelle, jouant des parties de la partition instrumentale. Dans l’ensemble, nous avons une collection de figures-objets auxquelles on appliquera par la suite le type de contraintes dont on désire maintenir la présence aux fins de créer de la variété contrôlée. On peut aussi, parfois, adopter la démarche opposée, générant des matériaux par propagation de contraintes pour les sur-qualifier après coup au moyen d’interventions directes. De toutes façons — j’insiste sur ce point capital — l’image des rapports entre écriture directe et traitement algorithmique ne saurait être complète si on ignorait les possibilités d’interaction entre ces deux modes. Ainsi une figure écrite à la main peut, étant propagée dans le réseau de l’oeuvre en construction, générer des figures en grand nombre, appartenant à la même classe. Ces figures dérivées peuvent alors être modifiées à nouveau manuellement, et on obtiendra ainsi des sous-classes en généralisant par propagation algorithmique les nouveaux attributs qu’on vient de déterminer par écriture directe. Des ensembles de figures, considérés comme des objets et appartenant à une classe, peuvent hériter des attributs d’autres classes, par modulation croisée, par convolution, par simple passation de messages entre objets. Les figures écrites à la main peuvent être pliées et repliées dans tous les sens et itérées maintes fois au moyen d’un objet logiciel dont on aura écrit son code déterminant sa tâche, son mode de comportement.

Horacio Vaggione. Note concert ZKM, Karlsruhe, 2000