Maurice Ohana (1913-1992)

Tombeau de Claude Debussy (1961 -1962)

pour voix et orchestre

  • General information
    • Composition date : 1961 - 1962
      Revision dates : 1989
    • Duration : 31 mn about
    • Editor : Amphion, 1967, repris par Universal
    • Commission: RTF (Henri Dutilleux) pour la célébration du centenaire de la naissance de Debussy et dans la perspective du concours du Prix Italia
    • Dedication : à Henri Dutilleux
Detailed formation
  • soliste : soprano [vocalise - pour les parties 1, 4, 5, 7]
  • flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, 6 percussionnistes, cithare [en 1/3 de ton] , célesta, piano [avec 3e pédale] , 4 violons [maximum 6] , 4 violons II [maximum 6] , 3 altos [maximum 4] , 2 violoncelles [maximum 4] , contrebasse [maximum 2]

Creation information

  • Date : 4 January 1966
    Location :

    France, Paris, Théâtre des Champs-Elysées


    Performers :

    Geneviève Roblot : soprano, Monique Rollin : cithare, Christian Ivaldi : piano, l'Orchestre Philharmonique de l'ORTF, direction: Charles Brück.

Table of contents

I. Hommage ; II. Soleils ; III. Ballade de la Grande Guerre ; IV. Autres Soleils ; V. Miroir endormi ; VI. Rose des Vents et de la Pluie ; VII. Envoi.

Program note

Maurice Ohana écrivit cet ouvrage en hommage à Claude Debussy pour le centième anniversaire de sa naissance. On sait l'admiration qu'il lui portait depuis l'enfance, admiration instinctive au départ, que l'étude avertie de l'oeuvre, plus tard, ne fit que renforcer. A partir de fragments thématiques empruntés à quelques œuvres de Debussy (un motif d'Arkel, au 4e acte de Pelléas, « Nous n'irons plus au bois », dans Jardins sous la pluie, une figure de La terrasse des audiences du clair de lune et un motif de En Blanc et Noir), il a cherché à concrétiser certaines virtualités de Debussy, en particulier les échelles de micro-intervalles en tiers de ton qui paraissent répondre aux intuitions qu'une oreille sensible peut percevoir dans certains des derniers ouvrages du Maître français.

L'orchestre de Maurice Ohana, dont on peut suivre l'évolution depuis le Llanto, trouve ici sa couleur définitive, dont la signature est immédiatement repérable dans la plupart des ouvrages à venir, aussi différents soient-ils les uns des autres. Cet orchestre, fondé sur le quintette à cordes, intègre quelques vents solistes, une importante percussion et des cordes frappées ou pincées (piano, harpe, clavecin, cithare) souvent traitées elles-mêmes en percussion. Les voix vocalisent sur des échelles alternativement en demi-tons ou en tiers de tons, à l'égal des instruments à vent, ou à cordes. L'abandon quasi définitif du texte chanté (sauf exceptions motivées par des nécessités particulières) s'est opéré à partir de ce Tombeau pour lequel avait été prévu à l'origine un texte de Raphaël Cluzel.

Christine Prost, catalogue raisonné de l'œuvre de Maurice Ohana, Revue Musicale, Editions Richard Masse.