updated 13 February 2012
© archives Suvini Zerboni

Franco Donatoni

Compositeur italien né le 9 juin 1927 à Vérone, mort le 17 août 2000 à Milan.

Né à Vérone le 9 juin 1927, Franco Donatoni commence à jouer du violon à l’âge de sept ans et se consacre entièrement à la musique dès la fin de ses études secondaires. Il suit les cours de composition d’Ettore Desderi au Conservatoire Giuseppe Verdi à Milan et ceux de Lino Liviabelle au Conservatoire Giovanni Battista Martini à Bologne. Il obtient ses diplômes de chef de chœur en 1950 et de composition en 1951. Il se perfectionne en suivant les cours de composition d’Ildebrando Pizzetti à l’Académie Sainte-Cécile à Rome et obtient son diplôme en 1953. Enfin, il participe aux cours d’été de Darmstadt en 1954, 1956, 1958 et 1961.

Les premières expériences compositionnelles de Franco Donatoni sont fortement inspirées des œuvres de Bartók, Hindemith et Stravinsky. Suite à sa rencontre avec Bruno Maderna en 1953, il se rend à Darmstadt où il se convertit au sérialisme et où il rencontre Karlheinz Stockhausen et John Cage. Musica (1955), Composizione (1955), Tre improvvisazioni (1956) et Quartetto (1958) sont marquées par les influences de Webern, Boulez et Stockhausen.

Au cours des années 1960-1961, Franco Donatoni concentre ses recherches sur le matériau et compose des pièces de musique de chambre comme For Grilly (1960) et des symphonies comme Sezioni (1961) et Puppenspiel I (1961). Les années suivantes, influencées par John Cage et Franz Kafka, sont caractérisées par une tendance au négativisme et à l’autodestruction. Réfractaire à l’égotisme, le style de Donatoni se définit par une attitude de retrait personnel devant la logique interne de l’écriture. Ainsi, dans Quartetto IV - Zrcadlo (1963), Asar (1964) et Black and White (1964), l’expérience de décomposition aboutit à une désacralisation totale de la créativité. Cette réflexion sur les virtualités latentes de la substance musicale, et sur ses capacités à subir certaines modifications, prend corps avec Babai pour clavecin (1964) et Divertimento II pour cordes (1965) et aboutit à la définition de principes « modificateurs » Souvenir, 1967 – soit accidentelle – Orts, 1969 –, soit obtenue par la technique sérielle Etwas ruhiger im Ausdruck, 1967. Gli estratti (1969-1975), Solo pour dix cordes (1975) et Duo pour Bruno pour orchestre (1974-1975) sont exemplaires de ces divers procédés de manipulation du matériau.

Après une période de silence et de dépression, la mort de Maderna en 1973 redonne à Donatoni le désir d’écrire. Il développe alors un style ludique et imaginatif et se réconcilie avec l’expressivité, le lyrisme et les caprices de l’invention. Cette nouvelle sérénité s’incarne dans l’œuvre Spiri (1978).

Les dernières compositions de Franco Donatoni dénotent à la fois un retour progressif à la musique vocale – L’ultima sera, 1980 ; De près, 1981 ; In cauda ; Atem (1985) – et une nouvelle tendance gestuelle, que l’on trouve surtout dans les œuvres de musique de chambre – Spiri (1980), The Heart’s Eye (1981), Arpège (1986), ainsi qu’une influence du jazz – Hot, Blow (1989).

Franco Donatoni enseigne l’harmonie et le contrepoint notamment à Bologne et à Milan et participe régulièrement aux cours d’été de Darmstadt. Professeur de composition aux conservatoires de Turin et de Milan, ainsi qu’à l’Académie Chigiana à Sienne puis à l’Académie Sainte-Cécile à Rome, il exerce une grande influence sur la jeune génération des compositeurs italiens. Il donne également des séminaires en Suisse, en France, en Espagne, en Hollande, en Israël, en Australie (Institut Culturel Italien de Melbourne) et en Californie (Université de Berkeley).

Une série de concerts lui est consacrée en 1990 par le festival Settembre Musica et en 1992 par le festival Milano Musica.

En 1985, Franco Donatoni reçoit les insignes de Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres par le ministère français de la Culture ; il est également membre de l’Académie philharmonique romaine et de l’Académie Sainte-Cécile à Rome.

Les œuvres de Franco Donatoni sont publiées chez Zanibon à Padoue, Schott à Londres, Boosey & Hawkes à Londres, Suvini Zerboni à Milan (de 1958 à 1977) et Casa Ricordi à Milan (depuis 1977).

Franco Donatoni meurt le 17 août 2000 à Milan.

  • Prix de Liège en 1951 pour Quartetto ;
  • Prix de Radio Luxembourg en 1951 pour Concertino et en 1953 pour Sinfonia ;
  • Prix de la Société internationale pour la musique contemporaine en 1961 pour Puppenspiel ;
  • Prix Marzotto en 1966 pour Puppenspiel n° 2 ;
  • Prix Koussevitzky en 1968 pour Orts ;
  • Prix Psacaropoulo en 1979 pour Spiri.

© Ircam-Centre Pompidou, 2008

Sources

  • Éditions Suvini Zerboni ;
  • Éditions Contrechamp.

Franco Donatoni : Trajectoires

By Alain Poirier

L’ensemble de l’œuvre de Donatoni, un catalogue de près de deux cents partitions écrites entre 1950 et 2000, date de sa mort, peut être réparti très généralement en quatre étapes déterminables aussi bien par des choix esthétiques que par le rapport du compositeur à l’histoire : les trajectoires compositionnelles de Donatoni sont moins caractérisées par une réflexion à partir d’un matériau que par la remise en question de la situation du compositeur vis-à-vis d’un matériau déjà historique. D’où une production très éclatée qui témoigne d’une évolution irrégulière et très diversifiée : « mon histoire personnelle de compositeur est une alternance de “séparations” et d’”unifications” 1. »

1. 1952-1956 : Premières œuvres

Comme beaucoup de compositeurs italiens au début des années cinquante, Donatoni, élève de Gofredo Petrassi, a été confronté aux deux courants dominants qu’illustrent Stravinsky et surtout Bartók dont quelques œuvres essentielles l’ont particulièrement marqué (Quatrième Quatuor, Musique pour cordes, percussion et célesta, Sonate pour deux pianos et percussion). La découverte progressive de l’École de Vienne le conduit d’abord à tenter des synthèses entre Bartók et Webern :Composizione pour piano (1954). La démarche d’un Ligeti, qui, dans son Premier quatuor reste fortement marqué par Bartók, est comparable en ce sens qu’elle se traduit par une volonté d’assumer l’héritage d’une génération antérieure, jusqu’à la rupture par le biais de la musique électronique que consacrera Artikulation (1957). C’est cette même année à Darmstadt, et après sa rencontre avec Bruno Maderna, que Donatoni accomplira le pas en avant, le conduisant à renier rétrospectivement toute cette période dont il a détruit nombre d’œuvres, du moins non éditées, parce que trop conventionnelles ou trop référencées. On peut supposer que cette attitude influencera la démarche future de Donatoni qui consistera précisément à gommer ou à rendre illisibles les sources empruntées à d’autres dans sa propre musique.

2. 1957-1962 : « Les balbutiements d’une ambition structuraliste 2 »

L’apprentissage d’une pensée nouvelle se traduit d’abord par une courte phase « d’artisanat d’imitation » (Donatoni) au travers de l’influence de la Deuxième Sonate (1948) de Pierre Boulez:Trois improvisationspour piano (1957).

Abandonnant l’expérience boulezienne, Donatoni s’oriente vers le structuralisme de Zeitmaße (1956) de Stockhausen, d’où sont issues Serenata (1959), Movimento pour clavecin et 9 instruments et Strophes pour orchestre (1960). C’est ensuite Gruppen (écrit en 1957 par Stockhausen) qui conduit à une distanciation d’avec le pointillisme intervallique au profit d’une écriture « en grappes de sons », privilégiant déjà la virtuosité qui marquera l’ensemble de son œuvre et dérivée des « groupes » de Stockhausen : For Grilly (1960). Enfin, Doublespour clavecin (1961), œuvre tout aussi courte qui clôt cette période, correspond à une première tentative de « désolidarisation » vis-à-vis du matériau que consacrera bientôt Per orchestra, annonçant ainsi l’étape suivante.

3. 1962-1972 : la période « négativiste »

— 1962-1965 : l’indétermination.

Après une expérience – unique – de musique sur bande : Quartetto III (1962), Donatoni subit diverses influences dont celle de John Cage, prépondérante à cette époque en Italie, et avec lequel il adoptera une attitude plus sévère par la suite :

« L’expérience de Cage est la négation de la composition, (et non pas le composer d’une musique négative) comme la mort n’est pas une expérience que l’on peut ressentir en étant vivant. Pour être cagien, il n’est pas nécessaire d’étudier l’œuvre de Cage, il est seulement nécessaire d’être compositeur de façon cagienne […] La différence entre Cage et moi est que, pour lui, l’œuvre n’existe pas a priori, alors que pour moi, l’œuvre est toujours présente, insidieuse, en devant essayer de la penser dans son unité monolithique 3. »

Plus encore que celle de Cage, l’influence de Beckett et surtout de Kafka, comme chez Berio quelques années auparavant, devient déterminante pour l’évolution de Donatoni jusqu’en 1972 et débouche sur les processus d’automatisme qui deviendront très vite prépondérants : To Earle two :

« Dans Le Château ou dans Le Procès, il y a certains points de repères concernant l’acoustique qui sont très importants pour lui, et aussi certaines dissociations entre le geste et la fonction du geste […]. À cette époque, j’étais animé par la nécessité d’une indétermination qui ne soit pas le hasard de Cage. Je savais très bien que l’indétermination n’est pas un concept réalisable, mais une tendance. J’essayais de l’appliquer aux différents paramètres : hauteurs, durées, dynamique et paramètre formel enfin 4. »

Amorcée avec Puppenspiel I, « étude pour une musique de scène » (1961) dans laquelle il introduit des accords classés au milieu de clusters, le négativisme de Donatoni atteint un point extrême avec Per orchestra en renonçant à la notation traditionnelle au profit d’une notation purement gestuelle : la primauté du geste sur le langage correspond à la dissociation du geste et de la matière. C’est en ce sens que Donatoni parle du « suicide de l’intervalle » dans Puppenspiel I 5, une négation s’exprimant au travers d’une masse orchestrale foisonnante. C’est par la recherche de la « dénaturation des modes de jeu du structuralisme occidental, et d’une forme audible dans un langage élémentaire » que s’exprime le négativisme de Donatoni : « un refus de la possibilité de reconnaître, d’admettre, d’affirmer un quelconque principe 6. »

De Per orchestra à Puppenspiel II (1965), l’expérience de dissociation entre matériau et acte compositionnel conduit progressivement Donatoni à la « perte de la matière » : « hétérogénéité excentrique de l’activité formante vis à vis du matériau 7 » dans le Quartetto IV — “Zrcadlo” (“miroir”), avec l’enfouissement d’une citation de la quatrième Bagatelle de Webern dans un contexte indéterminé ; Babai pour clavecin (1964), réutilisant le matériau de Doubles dans une décomposition sarcastique du structuralisme au travers de l’indétermination à partir de 84 modes de jeu ; dans Black and White et Asar (1964), la « systématisation de tout un appareil complexe d’interventions anecdotiques, extérieures au matériau, qui en déterminent la superstructure formelle 8. »

1964 marque la fin de l’indétermination. Revenant à la notation traditionnelle – Divertimento II (1965)–, Donatoni tente de « neutraliser » la matière en commençant par sa structuration la plus banale, un simple accord de do majeur : Puppenspiel II (1965).

La crise à laquelle il parvient correspond à une année complète de silence (1966) et de profonde remise en question qui anticipe sur les phases de dépression qui périodiseront la vie de Donatoni.

— 1967-1972 : les retrouvailles avec la matière

« Il s’agissait à chaque fois non d’inventer mais de transformer, et cette nécessité de transformer, de transmuer la matière a donné naissance à des techniques toujours fondées sur des automatismes […] ; l’importance de l’automatisme, de la répétition par exemple, est aussi grande ici que dans la biologie cellulaire. J’ai cherché à faire progresser les expériences faites dans les disciplines qui traitent de la séparation entre le moi et la matière, et cette dualité existe toujours 9. »

Après la tentative de réintégration d’un matériau neutre – Puppenspiel II –, les exemples les plus caractéristiques de cet esprit apparaissent dans les œuvres de 1967, Etwas ruhiger im Ausdruck (« automatisme et dissociation du processus/résultant codifiant »), d’après un fragment de l’opus 23 n° 2 de Schoenberg (processus sur la figuration et la densité dans un ambitus dynamique gelé entre pp et pppp 10), puis dans Souvenir, (« transformation continue des matériaux ») à partir de 363 cellules prélevées dans Gruppen, avec un hommage à la Symphonie de chambre op. 9 de Schoenberg (15 instruments, fin en si majeur) 11, procédé qui sera poursuivi dans Orts (Souvenir n° 2, 1968) : « L’invention du processus, souvent constitué d’automatismes qui agissent sur un ensemble d’événements statistiquement perceptibles, est une nécessité complémentaire à la forme qui vit dans le cadre même de l’œuvre : ce processus n’est pas l’œuvre même, il constitue un phénomène situé en dehors du phénomène produit. Le phénomène produit contient les caractéristiques fonctionnelles spécifiques du processus, et non le processus lui-même 12. »

Le point « limite » de la négativité est atteint avec Secondo Estratto, Doubles II, 1968-1972 : (« la multiplication par agrandissement et la réduction automatique »), To Earle, To Earle two ou Black and White n° 2 qui consiste en « 120 exercices pour les dix doigts sur n’importe quelle touche, comme s’il s’agissait d’une répétition d’une œuvre et non de son exécution. Le résultat phonique et l’apparence formelle sont en grande partie indéterminés : l’articulation imite les gestes historiques de la musique, la volonté compositionnelle se retire et peut être située dans un geste conceptuel qui précède la forme, mais ne se conclut pas. En dernier, et peut-être un peu lassé après de nombreuses expériences, le point focal reste une lacération de la composition, une renonciation au jeu de l’écriture 13. »

La référence de Donatoni à des œuvres plus ou moins éloignées dans le temps (de Schoenberg à nos jours) relève plus du “prétexte” – « pré-texte » –, étant uniquement destinée à alimenter le travail d’élaboration au niveau de la « pré-histoire » de l’œuvre. L’objet-référence, qui perd d’ailleurs son sens d’objet musical – Donatoni parle de « déchets » à propos de Souvenirs – ainsi que ses spécificités propres, sont délibérément gommés, n’étant plus perçus comme tels par l’action de dépersonnalisation du point de départ, par « assassinat de l’origine ».

« Je peux affirmer que le processus de composition varie considérablement selon la matière utilisée, et qu’il est presque impossible de le répéter […]. L’invention du processus ne peut donc être rien d’autre qu’une conséquence de l’attention dirigée vers la matière qui doit être transformée, et fait partie intégrante, non de la forme, mais de l’œuvre […]. L’ambiguïté réside dans le fait que l’œuvre est bien la coïncidence du processus et de la forme. Tandis que la forme est un phénomène que l’on observe dans sa statique définitive, le processus est un phénomène dynamique qui précède la forme 14.

Cette attitude « historiographique » de la composition, cette façon « d’écrire de la musique sur la musique » dont Stravinsky est le lointain champion, s’inscrit dans le mouvement d’intégration caractéristique de la fin des années soixante-dix – il faut examiner Etwas ruhiger im Ausdruck ou Souvenirs parallèlement aux tentatives de montages de citations qui relèvent du « musée musical », depuis la Musique pour les soupers du roi Ubu de Bernd Alois Zimmermann (1966), Hymnen de Stockhausen (1967), Heterogéneo de Luis De Pablo (1967-68), Sinfonia de Berio (1968), jusqu’au Ludwig Van de Kagel (1969).

Quant à la démarche compositionnelle de Donatoni (Matière-Forme-Œuvre) elle consiste donc en une action sur la matière, par le moyen de processus automatiques — qui constituent un phénomène situé en dehors de l’œuvre – l’ayant conduit à préférer parfois le titre d’élaborateur à celui de compositeur.

« Composer, c’est comme dans un monde physique, provoquer des mouvements opposés de fusion, de contact puis de séparation (…) 15 »

« À partir de 1967, j’ai renoncé à « composer la matière » et me suis limité plutôt à « transformer différentes matières selon mes habitudes artisanales personnelles » (…). Composer actuellement veut dire pour moi inventer le processus nécessaire à la transformation continue de la matière 16. »

4. Automatisme et processus

Les œuvres postérieures à 1972 semblent consacrer, selon Cresti, le retour à un rapport positif avec l’écriture. Donatoni est amené à établir une distinction entre processus automatique et mécanique : « L’état mécanique correspond à ce qui se produit par une action extérieure, sous l’effet d’une volonté non présente dans le mécanisme. L’automatisme, par contre, correspond à un processus contrôlable à tout moment de l’intérieur, selon le geste d’une volonté et d’une conscience qui déterminent à chaque instant l’ensemble des conditions 17.

Ainsi nombre de partitions ont pour point de départ l’état final d’une œuvre précédente, de Voci– « exercice pour orchestre » (1972-1973), qui repose exclusivement sur les notes B.A.C.H. issues d’un passage de To Earle two – à Tema (1981) qui part du Ruisseau sur l’escalier (1981).

À partir de 1973, l’épuration progressive du matériau est illustrée par les constructions harmoniques basées sur l’idée fixe d’une note : Lied pour treize instruments (« le processus comme autogénérateur de schèmes formels »), Espressivopour hautbois solo et orchestre, qui repose sur une prolifération autour du si assurant le centre générateur, Tema sur un la, ou encore Jeux pour deux pour clavecin et orgue positif (1973) sur neuf sons (lettres du nom de E. Chojnacka) et Spiri pour dix instruments (1977) sur le nom du compositeur (F.A.C.D.).

À la différence de la période précédente, Donatoni adopte donc une autre position vis-à-vis du matériau : « Vers la fin des années soixante, j’ai voulu m’exercer sur des matériaux différents, préformés, extraits d’autres compositions. C’était une attitude fausse : j’imaginais que la condition même du matériau pouvait engendrer quelque chose de différent. L’idée la plus fausse que j’avais à l’époque était que la forme puisse être quelque chose d’immanent au matériau. Ainsi dans Duo pour Bruno (1974-1975), j’utilise deux matériaux : l’un dynamique – une chanson traditionnelle [« La biondina in gondoleta » intégrée par Bruno Maderna dans son Journal vénitien –, l’autre statique – des gestes 18. »

5. Le retour à l’harmonie

Cette distanciation – progressive – avec les moyens précédents d’agir sur le matériau délimite une charnière dans l’évolution de cette période, charnière qui se situe en 1976 avec Ash (« réduction du contrôle en tant que méthode ayant des fonctions restrictives »), puis l’année suivante avec Portrait (« amplification des multiplications sur un seul matériau formalisé »). En jouant sur les mots Contrainte et Contrition (presque homonymes en italien : Costrizione / Contrizione »), Donatoni définit lui-même ce renversement : « Si la Contrainte engendrait la soumission à l’Autre que Soi, la Contrition naissait de la soumission à Soi comme l’Autre […] La conscience d’être trouvé et la conscience de perdre coïncident avec la découverte de Soi 19. »

Après le conflit intérieur qui caractérise les œuvres des années soixante-dix, dont Duo pour Bruno est l’un des plus représentatives, l’action sur le matériau est révisée à la faveur d’une recherche d’invention réintégrant la dimension harmonique, comme c’est le cas pour Spiri (dix instruments, 1977), et plus encore dans Ruisseau sur l’escalier (violoncelle et dix neuf instruments, 1980) et Tema (douze instruments, 1981) où l’automatisme devient un prétexte : c’est dans le rapport – contradictoire – entre le conscient et l’inconscient que Donatoni réalise ce « refoulement » de toute antériorité du processus. Cette amnésie volontaire permet la distanciation vis-à-vis de l’automatisme au profit d’une invention plus riche (nous offrant probablement le meilleur de sa production), dans le face à face entre ces deux pôles : « Ma manière d’être n’est pas dialectique, mais plutôt en alternance, en battement, en sorte que le un et le deux qui se répètent ne produisent jamais un troisième terme 20. »

Spiri semble marquer une nouvelle préoccupation favorisant une perception fondée sur la répétition – Donatoni parle d’une « idée fixe » récurrente et non développée – que définit une volubilité instrumentale évidente, voire séduisante : « L’ambiguïté de Spiri est liée à son succès public, car les objets y sont répétés, octaviés, flattant le public dans son vice, sans que cela fut mon intention. Je joue dans cette pièce de l’ambiguïté de l’invention et de la possession 21. »

C’est également le reflet de sa prédilection pour une forme par juxtaposition en panneaux, jusque dans la fréquence des diptyques à partir d’Ali (Due pezzi pour alto solo, 1977), auquel succéderont Argot (violon), Nidi (piccolo) et Marches (harpe, 1979), Clair (clarinette, 1980), Lame (violoncelle) et Lem (contrebasse, 1982), Rima (piano, 1983), Omar (vibraphone, 1985) ou Midi (flûte, 1989), pour ne citer que les plus représentatives. Le même matériau considéré sous deux angles différents conduit Donatoni à exploiter les combinaisons entre les œuvres et effectifs, tout en jouant sur les allitérations : Lem issu du matériau de Lame retravaillé dans Ala (violoncelle et contrebasse, 1983), puis dans Alamari (violoncelle, contrebasse et piano) à partir de Rima. Cette généalogie en abyme caractérisera nombre de partitions, parmi les plus intéressantes de Donatoni dans les vingt dernières années de sa vie.

Une orientation qui débouche sur une plus grande souplesse, voire un nouveau lyrisme, et qui correspond également à un double intérêt pour la voix, à partir de la trilogie vocale de 1978 – De près, …ed insieme bussarono et Arie , ou Ultima sera (voix et cinq instruments d’après Pessoa, 1980).

Quant au domaine de l’opéra, autant Donatoni a conçu Atem en 1984 à partir d’un rassemblement de pièces déjà existantes, intactes ou remaniées, et majoritairement orchestrales (Sezioni, Per orchestra, Secondo Estratto, Doubles II, Voci et Diario ’76), autant Alfred, Alfred (1995) repose sur une auto-représentation peu convaincante, le compositeur se mettant en scène lui-même dans le rôle muet d’un patient admis à l’hôpital dans un état comateux. Plus qu’une simple forme de dérision, ce sera, une fois de plus, la dépression et le doute propres au compositeur, dont il ne s’est jamais caché 22, ici directement mis en avant.

La démarche protéiforme de Donatoni, exprimée dans la grande diversité d’une œuvre dont la dernière partie est la plus passionnante, témoigne d’un incessant questionnement, avec ses ambiguïtés dans les nombreuses orientations – portant parfois en elles la négation du passé immédiat – et qui semble toute entière contenue dans le sous-titre donné par Donatoni à son recueil Antecedente X : sulle difficoltà del comporre (« de la difficulté de composer »).


  1. F. Donatoni, « Une halte subjective » in Musique en Jeu n° 20 (1975), p. 15
  2. F. Donatoni, Questo, Milan, 1970, p. 12.
  3. F. Donatoni, in préface de Questo, Milan, 1970, p. 6.
  4. F. Donatoni, Entretien avec François-Bernard Mâche, in Les Mal-entendus : compositeurs des années 70, paru dans La Revue musicale n° 314-315, 1978, p. 50.
  5. F. Donatoni, in préface de Questo, op. cit., p. 5.
  6. R. Cresti in Franco Donatoni, Suvini Zerboni, Milan 1982, pp. 36 sq.
  7. F. Donatoni, extrait de Antecedente X in Cahier Musique n° 2 (La Rochelle, 1981). Les citations qui suivent entre parenthèses sont issues de cet article (traduction Fabio Orsenigo).
  8. P. Szersnovicz in Musique en Jeu n° 20, p. 22.
  9. Entretien avec F. B. Mâche, op. cit.
  10. Cf. l’analyse de R. Piencikovski, « Sauf-conduit » in Entretemps n° 2, 1986, pp. 75 sq.
  11. Cf. I. Stoïanova in Musique en Jeu n° 20, p. 4.
  12. F. Donatoni, « Une halte subjective », op. cit., p. 16.
  13. F. Donatoni in programme Musica 1984.
  14. F. Donatoni, Une halte subjective, op. cit.
  15. F. Donatoni, Entretien avec François-Bernard Mâche, op. cit., pp. 50-51.
  16. Ibid., respectivement p. 15-17.
  17. F. Donatoni, « On compose pour se composer », propos recueillis par François Nicolas, in Entretemps n° 2, 1986.
  18. Ibid.
  19. F. Donatoni, préface à Antecedente X : sulle difficoltà del comporre, Milan, 1980.
  20. F. Donatoni, « On compose pour se composer », op. cit.
  21. Ibid.
  22. Voir le long et instructif entretien « Un’autobiografia d’ell autore raccontata da Enzo Restagno » in Donatoni, sous la direction d’E. Restagno, Turin, 1990.

© Ircam-Centre Pompidou, 2008

  • Musique électronique / sur support / instruments mécaniques
    • elec Quartetto III for four-track magnetic tape (1961), 5 mn, Suvini Zerboni
  • Musique soliste (sauf voix)
    • Algo two pieces for guitar (1977), 9 mn, Suvini Zerboni
    • Ali two pieces for solo viola (1977), 8 mn, Ricordi [program note]
    • Argot two pieces for solo violin (1979), 5 mn, Ricordi
    • Babai for harpsichord (1964), 3 mn, Suvini Zerboni
    • Che for tuba (1997), 5 mn, Ricordi
    • Ciglio for solo violin (1989), 6 mn, Ricordi
    • Clair two pieces for clarinet (1980), 8 mn, Ricordi [program note]
    • Clair II for clarinet (1999), 5 mn, Ricordi
    • Composition in four movements for solo piano (1955)
    • Doubles for harpsichord (1961), 6 mn, Suvini Zerboni
    • Duetto for harpsichord (1975), 2 mn, Suvini Zerboni
    • Estratto for piano (1969), 60 s, Suvini Zerboni
    • Feria II for solo organ (1992), 12 mn, Ricordi
    • Feria III for organ (1992), 6 mn, Ricordi
    • Feria IV two pieces for accordion (1997), 11 mn, Ricordi
    • Françoise Variationen (1-49) for piano (1983-1996), 40 mn, Ricordi
    • Incisi two pieces for oboe (1995), 10 mn, Ricordi
    • Lame two pieces for cello (1982), 10 mn, Ricordi
    • Lem two pieces for double bass (1983), 6 mn, Ricordi
    • Luci two pieces for flute in G (1995), 6 mn, Ricordi
    • Marches two pieces for harp (1979), 9 mn, Ricordi [program note]
    • Mari two pieces for marimba (1992), 8 mn, Ricordi
    • Midi two pieces for flute (1989), 8 mn, Ricordi
    • Musette per Lothar for musette (1976), 5 mn, Suvini Zerboni
    • Nidi two pieces for solo piccolo (1979), 6 mn, Ricordi [program note]
    • Nidi II for baroque tenor flute (1992), 12 mn, Ricordi
    • Omar two pieces for vibraphone (1985), 13 mn, Ricordi [program note]
    • Ombra two pieces for contrabass clarinet (1984), 12 mn, Ricordi
    • Rima two pieces for piano (1983), 9 mn, Ricordi
    • Scaglie for trombone (1992), 6 mn, Ricordi
    • Short two pieces for trumpet (1988), 8 mn, Ricordi
    • Soft for bass clarinet (1989), 10 mn, Ricordi
    • Sonate for viola (1952)
    • Sweet for recorder (1992), 12 mn, Ricordi
    • Tell two pieces for English horn (1997), 10 mn, Ricordi
    • Till two pieces for horn in f (1996), 9 mn, Ricordi
    • Trois improvisations for piano solo (1957)
    • À françoise for piano (1988), 60 s, Ricordi
  • Chamber music
    • About for violin, viola and guitar (1979), 5 mn, Ricordi
    • Al for mandolin, mandola and guitar (1997), 8 mn, Ricordi
    • Ala two pieces for cello and double bass (1983), 10 mn, Ricordi
    • Alamari for cello, double bass and piano (1983), 13 mn, Ricordi [program note]
    • Ave for piccolo, glockenspiel and celesta (1987), 7 mn, Ricordi
    • Black and White n° 2 for two pianos (1968), Suvini Zerboni
    • Blow for wind quintet (1989), 13 mn, Ricordi [program note]
    • Bok for bass clarinet and marimba (1990), 2 mn, Ricordi
    • Cerocchi 70 for clarinet, cello and piano (1998), 2 mn, Ricordi
    • Ciglio II for violin and flute (1993), 5 mn, Ricordi
    • Ciglio III for violin and piano (1994), 5 mn, Ricordi
    • Cinis II for bass clarinet, marimba and percussion (1995), 10 mn, Ricordi
    • Cinq pièces for two pianos (1954), Schott
    • Cloches II for two pianos (1990), 9 mn, Ricordi
    • Cloches III for two pianists and two percussionists (1991), 7 mn, Ricordi
    • Darkness for six percussionists (1984), 8 mn, Ricordi
    • Diario '76 for four trumpets and four trombones (1977), 11 mn, Suvini Zerboni
    • Duetto n° 2 for two violins (1995), 4 mn, Ricordi
    • Elly for clarinet, cello and piano (1998), 60 s, Ricordi
    • Fili for flute and piano (1981), 11 mn, Ricordi [program note]
    • Het for flute, bass clarinet and piano (1990), 13 mn, Ricordi
    • Jeux pour deux for harpsichord and organ (1973), 5 mn, Suvini Zerboni
    • La Souris sans sourire for string quartet (1988), 17 mn, Ricordi [program note]
    • Lame n° 2 for eight cellos (1996), 11 mn, Ricordi
    • Luci n° 2 for bassoon and horn (1996), 6 mn, Ricordi
    • Luci n° 3 for string quartet (1997), 30 mn, Ricordi
    • Mari n° 2 for marimbas quartet (1992), 6 mn, Ricordi
    • Quartetto I for string quartet (1950)
    • Quartetto II for string quartet (1958), 11 mn, Suvini Zerboni
    • Quartetto IV Zrcadlo , for string quartet (1963), 4 mn, Suvini Zerboni
    • Rasch for four saxophones (1990), 6 mn, Ricordi [program note]
    • Rasch II for saxophone quartet, vibraphone, marimba, percussion and piano (1995), 12 mn, Ricordi
    • Recitativo e allegro for violin and piano (1951)
    • Ronda for quartet with piano (1984), 12 mn, Ricordi
    • Secondo Estratto for piano, harpsichord and harp (1970), 12 mn, Suvini Zerboni
    • Sestetto for string sextet (1985), 14 mn, Ricordi
    • Sincronie for piano accompanied by a solo cello (1992), 5 mn, Ricordi
    • Small for piccolo, clarinet and harp (1981), 7 mn, Ricordi
    • Small II for flute, viola and harp (1993), 6 mn, Ricordi
    • Spice (Ronda n° 2) for clarinet, violin (and viola), cello and piano (1990), 6 mn, Ricordi
    • The Heart's Eye for string quartet (1981), 17 mn, Ricordi [program note]
    • Toy for harpsichord, two violins and viola (1977), 15 mn, Suvini Zerboni
    • Tripium for flute, oboe and clarinet (1995), 5 mn, Ricordi
  • Musique instrumentale d'ensemble
    • Algo IV for thirteen instrumentalists (1993), 8 mn, Ricordi
    • Arpège for six instruments (1986), 12 mn, Ricordi
    • Asar for ten stringed instruments (1964), Suvini Zerboni
    • Ash for eight instruments (1976), 12 mn, Suvini Zerboni
    • Black and White for string orchestra (1964), Suvini Zerboni
    • Cadeau for eleven instrumentalists (1984), 11 mn, Ricordi [program note]
    • Cloches for set (1988), 16 mn, Ricordi
    • Concertino for strings, wind instruments and timpani (1952), 16 mn, Schott
    • elec Concertino n° 2 for five Yamaha electronic keyboards (1993), 7 mn, Ricordi
    • elec Concerto grosso for orchestra and five electronic keyboards (1992), 23 mn, Ricordi
    • Divertimento II for string orchestra (1965), 11 mn, Suvini Zerboni
    • Doubles II for orchestra (1970), 25 mn, Suvini Zerboni
    • stage Duo pour Bruno for orchestra (1974-1975), 19 mn, Suvini Zerboni
    • Eco for chamber orchestra (1985-1986), 10 mn, Ricordi
    • Esa (In cauda V) for orchestra (2000), 12 mn, Ricordi
    • Etwas ruhiger im Ausdruck for five instruments (1967), 12 mn, Suvini Zerboni
    • Fanfara for set (1995), 2 mn, Ricordi
    • Feria for five flutes, five trumpets and organ (1982), 12 mn, Ricordi
    • Flag for thirteen instruments (1987), 8 mn, Ricordi [program note]
    • For Grilly improvisation for seven (1960), 5 mn, Suvini Zerboni
    • Frain for eight instrumentalists (1989), 2 mn, Ricordi
    • In cauda II for orchestra (1993-1994), 15 mn, Ricordi
    • In cauda III for orchestra (1996), 10 mn, Ricordi
    • Jean-Sébastien Bach, L'arte della fuga orchestral transcription (1992), 57 mn, Ricordi
    • stage La lampara ballet for orchestra (1956)
    • Lied for thirteen instruments (1972), 16 mn, Suvini Zerboni
    • Lumen for six instruments (1975), 5 mn, Suvini Zerboni
    • Musica per orchestra da camera for chamber orchestra (1954-1955), 14 mn, Schott
    • Orts souvenir n ° 2 , for fourteen instruments and player ad libitum (1969), 10 mn, Suvini Zerboni
    • Ouverture for large orchestra (1953)
    • Per orchestra version one and two (1962), 20 mn, Suvini Zerboni
    • Poll for thirteen instrumentalists (1998), 13 mn, Ricordi
    • Prom for orchestra (1999), 10 mn, Ricordi
    • Puppenspiel study for stage music, for orchestra (1961), 9 mn, Suvini Zerboni
    • Quarto Estratto for eight instruments (1974), 2 mn, Suvini Zerboni
    • Refrain for eight instruments (1986), 10 mn, Ricordi [program note]
    • Refrain II for eleven instrumentalists (1991), 8 mn, Ricordi
    • Refrain III for fourteen instrumentalists (1993), 8 mn, Ricordi
    • Refrain IV for eight instruments (1996), 10 mn, Ricordi
    • Serenata II for five instruments (1994), 5 mn, Ricordi
    • Sezioni for orchestra (1960), 13 mn, Suvini Zerboni
    • Sinfonia for string orchestra (1953)
    • Sinfonia op. 63 « Anton Webern » for chamber orchestra (1983), 4 mn, Ricordi
    • Solo for ten strings (1969), 13 mn, Suvini Zerboni
    • Souvenir Kammersymphonie opus 18, for fifteen instruments (1967), 15 mn, Suvini Zerboni [program note]
    • Spiri for ten instruments (1977), 10 mn, Ricordi [program note]
    • Strophes for orchestra (1959), 11 mn, Suvini Zerboni
    • Tema for twelve instrumentalists (1981), 15 mn, Ricordi [program note]
    • To Earle for chamber orchestra (1970), Suvini Zerboni
    • To Earle two for orchestra and ensemble (1971-1972), 30 mn, Suvini Zerboni
    • Voci study for orchestra (1972-1973), 13 mn, Suvini Zerboni
  • Musique concertante
    • Algo III for guitar and twenty-three instrumentalists (1995), 9 mn, Ricordi
    • Chantal for solo harp and six instruments (1990), 10 mn, Ricordi [program note]
    • Concerto for bassoon and strings (1952)
    • Concerto pour timbales (1953), 20 mn, Inédit
    • Diario '83 for four trumpets, four trombones and orchestra (1983), 18 mn, Ricordi
    • Divertimento for violin and orchestra (1953), 21 mn, Schott
    • Espressivo for oboe and orchestra (1974), 15 mn, Suvini Zerboni
    • Holly for English horn, oboe, oboe d'amore and thirteen instruments (1990), 11 mn, Ricordi
    • Hot for sopranino or tenor saxophone and six instruments (1989), 14 mn, Ricordi [program note]
    • Jay for piano and seven brass (1992), 6 mn, Ricordi
    • Le Ruisseau sur l'escalier for solo cello and nineteen instrumentalists (1980), 13 mn, Ricordi [program note]
    • Lem II for double bass and fifteen instruments (1996), 18 mn, Ricordi
    • Movimento for piano, harpsichord and nine instruments (1959), 5 mn, Suvini Zerboni
    • Portal for clarinet and orchestra (1994), 8 mn, Ricordi
    • Portrait for harpsichord and orchestra (1976-1977), 18 mn, Suvini Zerboni
    • Puppenspiel II for flute and orchestra (1966), 14 mn, Suvini Zerboni
    • Puppenspiel III for piccolo, flute, flute in G and fourteen instrumentalists (1994), 7 mn, Ricordi
    • Sincronie II for cello, piano and seven instruments (1994), 5 mn, Ricordi
    • Sweet Basil for trombone and Big Band (1993), 9 mn, Ricordi
    • Terzo Estrato for piano and eight wind instruments (1975), 8 mn, Suvini Zerboni
  • Vocal music and instrument(s)
    • ...ed insieme bussarono for female voice and piano (1978), 5 mn, Ricordi
    • Aahiel for mezzo-soprano and three instruments (1992), 13 mn, Ricordi
    • Abyss for contralto, bass flute and ten instruments (1983), 18 mn, Ricordi
    • stage Alfred, Alfred comic opera in seven scenes and six interludes (1995), 35 mn, Ricordi
    • An Angel within my Heart for female voice, two clarinets and string trio (1992), 4 mn, Ricordi
    • Arie for voice and orchestra (1978), 23 mn, Ricordi
    • stage Atem two acts and an interlude (1985), 1 h 30 mn, Ricordi
    • Cinis for soprano and bass clarinet (1988), 14 mn, Ricordi [program note]
    • De près for female voice, two piccolos and three violins (1978), 4 mn, Ricordi [program note]
    • stage Domenico Cimarosa, Il matrimonio segreto opera in two acts (1976), Ricordi
    • Fire (In cauda IV) for four female voices and orchestra (1998), 15 mn, Ricordi
    • Flans for soprano and nine instruments (1994), 7 mn, Ricordi
    • In cauda for choir and orchestra, in three parts (1983), 30 mn, Ricordi
    • L'Ultima sera for mezzo-soprano and five instruments (1980), 19 mn, Ricordi [program note]
    • Late in the Day I (Ronda n° 3) for soprano, flute, clarinet and piano (1992), 6 mn, Ricordi
    • Madrigale for four children's choirs and four percussions (1991), 18 mn, Ricordi
    • Marches II for solo harp, three female voices ad libitum , twelve instruments and three percussionists (1990), 9 mn, Ricordi
    • Serenata for soprano and sixteen instruments (1959), 13 mn, Suvini Zerboni
    • She for three sopranos and ensemble (1983), 12 mn, Ricordi [program note]
    • Still for soprano and six instruments, after Schweige still by The Magic Flute , scene XVI (1985), 5 mn, Ricordi
    • Åse (Algo II) two pieces for guitar and female voice (1990), Suvini Zerboni
  • Musique vocale a cappella
    • O si ride for twelve mixed voices (1987), 13 mn, Ricordi
  • 2000
  • 1999
    • Clair II for clarinet, 5 mn, Ricordi
    • Prom for orchestra, 10 mn, Ricordi
  • 1998
    • Cerocchi 70 for clarinet, cello and piano, 2 mn, Ricordi
    • Elly for clarinet, cello and piano, 60 s, Ricordi
    • Fire (In cauda IV) for four female voices and orchestra, 15 mn, Ricordi
    • Poll for thirteen instrumentalists, 13 mn, Ricordi
  • 1997
    • Al for mandolin, mandola and guitar, 8 mn, Ricordi
    • Che for tuba, 5 mn, Ricordi
    • Feria IV two pieces for accordion, 11 mn, Ricordi
    • Luci n° 3 for string quartet, 30 mn, Ricordi
    • Tell two pieces for English horn, 10 mn, Ricordi
  • 1996
  • 1995
    • stage Alfred, Alfred comic opera in seven scenes and six interludes, 35 mn, Ricordi
    • Algo III for guitar and twenty-three instrumentalists, 9 mn, Ricordi
    • Cinis II for bass clarinet, marimba and percussion, 10 mn, Ricordi
    • Duetto n° 2 for two violins, 4 mn, Ricordi
    • Fanfara for set, 2 mn, Ricordi
    • Incisi two pieces for oboe, 10 mn, Ricordi
    • Luci two pieces for flute in G, 6 mn, Ricordi
    • Rasch II for saxophone quartet, vibraphone, marimba, percussion and piano, 12 mn, Ricordi
    • Tripium for flute, oboe and clarinet, 5 mn, Ricordi
  • 1994
    • Ciglio III for violin and piano, 5 mn, Ricordi
    • Flans for soprano and nine instruments, 7 mn, Ricordi
    • In cauda II for orchestra, 15 mn, Ricordi
    • Portal for clarinet and orchestra, 8 mn, Ricordi
    • Puppenspiel III for piccolo, flute, flute in G and fourteen instrumentalists, 7 mn, Ricordi
    • Serenata II for five instruments, 5 mn, Ricordi
    • Sincronie II for cello, piano and seven instruments, 5 mn, Ricordi
  • 1993
    • Algo IV for thirteen instrumentalists, 8 mn, Ricordi
    • Ciglio II for violin and flute, 5 mn, Ricordi
    • elec Concertino n° 2 for five Yamaha electronic keyboards, 7 mn, Ricordi
    • Refrain III for fourteen instrumentalists, 8 mn, Ricordi
    • Small II for flute, viola and harp, 6 mn, Ricordi
    • Sweet Basil for trombone and Big Band, 9 mn, Ricordi
  • 1992
  • 1991
    • Cloches III for two pianists and two percussionists, 7 mn, Ricordi
    • Madrigale for four children's choirs and four percussions, 18 mn, Ricordi
    • Refrain II for eleven instrumentalists, 8 mn, Ricordi
  • 1990
    • Bok for bass clarinet and marimba, 2 mn, Ricordi
    • Chantal for solo harp and six instruments, 10 mn, Ricordi [program note]
    • Cloches II for two pianos, 9 mn, Ricordi
    • Het for flute, bass clarinet and piano, 13 mn, Ricordi
    • Holly for English horn, oboe, oboe d'amore and thirteen instruments, 11 mn, Ricordi
    • Marches II for solo harp, three female voices ad libitum , twelve instruments and three percussionists, 9 mn, Ricordi
    • Rasch for four saxophones, 6 mn, Ricordi [program note]
    • Spice (Ronda n° 2) for clarinet, violin (and viola), cello and piano, 6 mn, Ricordi
    • Åse (Algo II) two pieces for guitar and female voice, Suvini Zerboni
  • 1989
    • Blow for wind quintet, 13 mn, Ricordi [program note]
    • Ciglio for solo violin, 6 mn, Ricordi
    • Frain for eight instrumentalists, 2 mn, Ricordi
    • Hot for sopranino or tenor saxophone and six instruments, 14 mn, Ricordi [program note]
    • Midi two pieces for flute, 8 mn, Ricordi
    • Soft for bass clarinet, 10 mn, Ricordi
  • 1988
  • 1987
    • Ave for piccolo, glockenspiel and celesta, 7 mn, Ricordi
    • Flag for thirteen instruments, 8 mn, Ricordi [program note]
    • O si ride for twelve mixed voices, 13 mn, Ricordi
  • 1986
  • 1985
    • stage Atem two acts and an interlude, 1 h 30 mn, Ricordi
    • Omar two pieces for vibraphone, 13 mn, Ricordi [program note]
    • Sestetto for string sextet, 14 mn, Ricordi
    • Still for soprano and six instruments, after Schweige still by The Magic Flute , scene XVI, 5 mn, Ricordi
  • 1984
    • Cadeau for eleven instrumentalists, 11 mn, Ricordi [program note]
    • Darkness for six percussionists, 8 mn, Ricordi
    • Ombra two pieces for contrabass clarinet, 12 mn, Ricordi
    • Ronda for quartet with piano, 12 mn, Ricordi
  • 1983
    • Abyss for contralto, bass flute and ten instruments, 18 mn, Ricordi
    • Ala two pieces for cello and double bass, 10 mn, Ricordi
    • Alamari for cello, double bass and piano, 13 mn, Ricordi [program note]
    • Diario '83 for four trumpets, four trombones and orchestra, 18 mn, Ricordi
    • In cauda for choir and orchestra, in three parts, 30 mn, Ricordi
    • Lem two pieces for double bass, 6 mn, Ricordi
    • Rima two pieces for piano, 9 mn, Ricordi
    • She for three sopranos and ensemble, 12 mn, Ricordi [program note]
    • Sinfonia op. 63 « Anton Webern » for chamber orchestra, 4 mn, Ricordi
  • 1982
    • Feria for five flutes, five trumpets and organ, 12 mn, Ricordi
    • Lame two pieces for cello, 10 mn, Ricordi
  • 1981
  • 1980
  • 1979
  • 1978
  • 1977
    • Algo two pieces for guitar, 9 mn, Suvini Zerboni
    • Ali two pieces for solo viola, 8 mn, Ricordi [program note]
    • Diario '76 for four trumpets and four trombones, 11 mn, Suvini Zerboni
    • Portrait for harpsichord and orchestra, 18 mn, Suvini Zerboni
    • Spiri for ten instruments, 10 mn, Ricordi [program note]
    • Toy for harpsichord, two violins and viola, 15 mn, Suvini Zerboni
  • 1976
  • 1975
    • Duetto for harpsichord, 2 mn, Suvini Zerboni
    • stage Duo pour Bruno for orchestra, 19 mn, Suvini Zerboni
    • Lumen for six instruments, 5 mn, Suvini Zerboni
    • Terzo Estrato for piano and eight wind instruments, 8 mn, Suvini Zerboni
  • 1974
  • 1973
    • Jeux pour deux for harpsichord and organ, 5 mn, Suvini Zerboni
    • Voci study for orchestra, 13 mn, Suvini Zerboni
  • 1972
    • Lied for thirteen instruments, 16 mn, Suvini Zerboni
    • To Earle two for orchestra and ensemble, 30 mn, Suvini Zerboni
  • 1970
  • 1969
    • Estratto for piano, 60 s, Suvini Zerboni
    • Orts souvenir n ° 2 , for fourteen instruments and player ad libitum , 10 mn, Suvini Zerboni
    • Solo for ten strings, 13 mn, Suvini Zerboni
  • 1968
  • 1967
  • 1966
  • 1965
  • 1964
    • Asar for ten stringed instruments, Suvini Zerboni
    • Babai for harpsichord, 3 mn, Suvini Zerboni
    • Black and White for string orchestra, Suvini Zerboni
  • 1963
    • Quartetto IV Zrcadlo , for string quartet, 4 mn, Suvini Zerboni
  • 1962
  • 1961
    • Doubles for harpsichord, 6 mn, Suvini Zerboni
    • Puppenspiel study for stage music, for orchestra, 9 mn, Suvini Zerboni
    • elec Quartetto III for four-track magnetic tape, 5 mn, Suvini Zerboni
  • 1960
    • For Grilly improvisation for seven, 5 mn, Suvini Zerboni
    • Sezioni for orchestra, 13 mn, Suvini Zerboni
  • 1959
    • Movimento for piano, harpsichord and nine instruments, 5 mn, Suvini Zerboni
    • Serenata for soprano and sixteen instruments, 13 mn, Suvini Zerboni
    • Strophes for orchestra, 11 mn, Suvini Zerboni
  • 1958
  • 1957
  • 1956
  • 1955
  • 1954
  • 1953
  • 1952
  • 1951
  • 1950

Bibliographie

  • Giovanni ARLEDLER, « Donatoni e la sua scuola », dans Civilta Cattolica, Rome, décembre 1972.
  • Mario BARONI, « Das Porträt Franco Donatoni », dans la revue Melos, novembre-décembre 1973.
  • Mario BORTOLOTTO, « Un paradisus interruptus : a Franco Donatoni », dans Avanguardia e neo-avanguardia, Milan, Sugar editore, 1966.
  • Mario BORTOLOTTO, « Le idee di Franco Donatoni », dans Fase Seconda-Studi sulla Nuova Musica, Turin, éditions Einaudi, 1969.
  • Mario BORTOLOTTO, « Sur les lagunes, Idee vecchie e musiche (quasi) nuove », dans Lo Spettatore musicale, Turin, éditions Einaudi, octobre 1972.
  • Antoine BONNET & François NICOLAS, « Franco Donatoni, une figure », dossier Franco Donatoni, dans la revue Entretemps n° 2, Paris, éditions Entretemps, novembre 1986.
  • Paolo CASTALDI, « Drei Stücke », dans Lo Spettatore musicale, Turin, éditions Einaudi, mai-juin 1970.
  • Aldo CLEMENTI, Francesco PENNISI « Su Questo », dans Lo Spettatore musicale, Turin, éditions Einaudi, décembre 1970.
  • Renzo CRESTI, Franco Donatoni – Studio monografico sulla musica e la poetica di Franco Donatoni in relazione alle problematiche filosofiche e musicali dagli anni ‘50 ad oggi, Milan, éditions Suvini Zerboni, 1982, 109 p.
  • Franco DONATONI, Antecedente X, Sulle difficoltà del comporre, Milan, éditions Adelphi, 1980.
  • Franco DONATONI, « Une halte subjective » (dossier Donatoni), dans Musique en jeu n° 20 – Questions, Réponses, Commentaires, Paris, éditions du Seuil, 1975, p. 15-20.
  • Franco DONATONI, In-oltre, Brescia, éditions L’Obliquo, 1988.
  • Franco DONATONI, Questo, Milan, Editions Adelphi, 1970, 216 p.
  • Franco DONATONI, Il Sigaro di Armando, Scritti 1964-1982, Milan, éditions Spirali, coll. « L’Alingua », 1982.
  • Franco DONATONI, « On compose pour se composer » et « Processus et figure », dossier Franco Donatoni, dans Entretemps n° 2, Paris, éditions Entretemps, novembre 1986.
  • Franco DONATONI, entretien avec François-Bernard Mâche, « Les Mal-entendus : Compositeurs des années 70 », dans La Revue musicale n° 314-315, Paris, éditions Richard-Masse, 1978.
  • Gioacchino LANZA, « I due volti dell’alea », dans la revue Nuova Rivista Musicale Italiana, Turin, éditions Radio Televisione Italiana, 1969.
  • Pierre MICHEL, « Franco Donatoni : Tema pour 12 instruments (1981) », dans Musiques contemporaines – Perspectives analytiques (1950-1985), Paris, éditions Minerve, coll. « Musique ouverte », 2007, p. 197-206.
  • Gabriella Mazzola NANGERONI, Franco Donatoni, Milan, Editions Targa Italiana, 1989.
  • Robert PIENCIKOWSKI, « Sauf conduit », dossier Franco Donatoni, dans la revue Entretemps n° 2, Paris, éditions Entretemps, novembre 1986.
  • Alain POIRIER, « Trajectoires », dossier Franco Donatoni, dans la revue Entretemps n° 2, Paris, éditions Entretemps, novembre 1986.
  • Enzo RESTAGNO (a cura di), Donatoni, Turin, EDT Edizioni di Torino, coll. « Autori Vari », 1990, 276 p. (études de E. Restagno, G. Montecchi, S. Colazzo, R. Piencikowski, I. Stoianova, H. Halbreich et G. Borio).
  • Reginald SMITH BRINDLE, « The Lunatic Fringe », dans The Musical Times, The Musical Times Publications Ltd, juillet 1956.
  • Ivanka STOÏANOVA, « Franco Donatoni : Souvenir (1967) », dossier Donatoni, dans Musique en jeu n° 20 – Questions, Réponses, Commentaires, Paris, éditions du Seuil, 1975, p. 4-14.
  • Patrick SZERSNOVICZ, « A propos de Lied (1972). Note sur l’évolution récente de F. Donatoni », dossier Donatoni, dans Musique en jeu n° 20 – Questions, Réponses, Commentaires, Paris, éditions du Seuil, 1975, p. 21-23.
  • Patrick SZERSNOVICZ, « Approche de Franco Donatoni », dans Art Press n° 16, Paris, éditions Art Press, février 1975.
  • Laurent FENEYROU, Musique et dramaturgie – esthétique de la représentation au XXe siècle, Paris, éditions Publications de la Sorbonne, coll. « Esthétique », 2003, 846 p.
  • Article dans Musica Falsa n° 5, Paris, éditions Musica Falsa, 1998.
  • Article dans Ricordi Oggi, Milan, éditions Ricordi, 1997.
  • Article dans Opération « Zig-Zag » [programme de la manifestation, 1983] – 26 des compositeurs qui écrivent l’histoire musicale de ces vingt dernières années, Paris, éditions Ircam-Centre Pompidou, 1983, 67 p.

Discographie

  • Franco DONATONI, Ali, dansGeneviève Strosser : alto, avec des œuvres de György Ligeti, Heinz Holliger, Helmut Lachenmann, Giacinto Scelsi, 1 cd æon, 2011, AECD1100.
  • Franco DONATONI, « 10 anni dopo. Donatoni Edition, vol. 7 » : Tema ; Flag ; Hot ; Luci ; Rasch II, Divertimento Ensemble, Italian Saxophone Quartet, Lorenzo Missaglia : flûte, Mario Marzi : saxophone, Sandro Gorli : direction, 1 cd Stradivarius, 2010, STR 33838.
  • Franco DONATONI, « Donatoni Edition, vol. 6 » : Algo IV ; Poll ; Refrain IV ; About ; Al ; Small II ; Algo, Ensemble Freon, Stefano Cardi : guitare et direction, 1 cd Stradivarius, 2007, STR 33773.
  • Franco DONATONI, Rasch ; Rash II, dans « Mysterious Morning - Pièces pour saxophones », Quatuor Habanera, avec des œuvres de Sofia Goubaïdoulina, Iannis Xenakis et Fuminori Tanada, 1 cd Alpha 2007.
  • Franco DONATONI, « Donatoni Edition, vol. 4. Piano Music » : Leoncavallo ; Cloches II ; A Renzo e Marcella ; À Françoise ; Rima ; Estratto ; Black and White 2 ; Tre Improvisazioni 1 et 2, Maria Isabella De Carli et Mariarosa Bodini : piano, 1 cd Stradivarius, 2002, STR 33627.
  • Franco DONATONI, Omar, dans « Open percussion », Hans-Kristian Kjos Sorensen : percussion et voix, avec des œuvres de Iannis Xenakis, Hans-Kristian Kjos Sorensen, Ase Hedstrom, John Cage et Rolf Wallin, 1 cd Bis Records, 2002.
  • Franco DONATONI, « Portrait » : Refrain 3 ; Etwas Ruhiger Im Ausdruck ; Lumen For Grilly ; Spiri ; Le Ruisseau sur L’escalier, Ensemble Fa, direction : Dominique My, 1 cd Accord, coll. Una corda, 2001.
  • Franco DONATONI, Hot, Daniel Kientzy : saxophone, ensemble 2e2m, direction : Paul Mefano, 1 cd Nova Musica, 2000, NMCD5109.
  • Franco DONATONI, Clair, Alain Damiens : clarinette, avec également des œuvres d’Igor Stravinsky, Pierre Boulez, Edison Denisov, Karlheinz Stockhausen et Luciano Berio, 1 cd Musidisc, 1996 (première publication : Adda, 1987).
  • Franco DONATONI, Eco ; Ombra ; Diario ; Lame ; Spiri, Armand Angster : clarinette contrebasse, Alain Meunier : violoncelle, ensemble Alternance, direction : Luca Pfaff, 1 cd Accord, Coll. « Una Corda », 1995, 204702.
  • Franco DONATONI, La Souris sans sourire, dans « From Italy – Berio, Bussoti, Castiglioni, Donatoni, Maderna, Melchiorre, Scelsi, Sciarrino, Scodanibbio, Stroppa », Quatuor Arditti, avec des œuvres de Giacinto Scelsi, Bruno Maderna, Luciano Berio, Salvatore Sciarrino, Marco Stroppa etc., 1 cd Montaigne Auvidis, coll. « Arditti Quartet Edition », 1995, MO782042.
  • Franco DONATONI, The Heart’s eye, dans « Petrassi, Donatoni, Solbiati », Quartetto Paolo Borciani : Fulvio Luciani et Elena Ponzoni : violons, Roberto Tarenzi : alto, Claudia Ravetto : violoncelle, avec des œuvres de Goffredo Petrassi et Alessandro Solbiati, 1 cd Stradivarius, 1994, STR 33341.
  • Franco DONATONI, Rasch, dans « Xasax », Pierre-Stéphane Meugé, Marcus Weiss, Jean-Michel Goury, Serge Bertocchi : saxophones, avec des œuvres de Georges Aperghis, Iannis Xenakis, Elliott Carter, John Cage etc., 1 cd Erol Records, 1994, 7019.
  • Franco DONATONI, Argot, dans « Irvine Arditti – Recital for violin », Irvine Arditti : violon, avec des œuvres de Julio Estrada, Brian Ferneyhough, Elliott Carter, James Dillon et Luis de Pablo, 1 cd Montaigne, coll. « Arditti String Quartet Edition », 1994, MO 789003.
  • Franco DONATONI, For Grilly ; Lied ; Lumen ; Ash ; Arpège ; L’Ultima sera, Luisa Castellani : soprano, Gruppo Musica Insieme di Cremona, direction : Andrea Molino, 1 cd Stradivarius, 1993, STR 33315.
  • Franco DONATONI, Blow, dans « Carter, Donatoni, Kurtág, Ligeti », Quintetto Arnold, avec des œuvres d’Elliott Carter, György Kurtág et György Ligeti, 1 cd Stradivarius, 1991, STR 33304.
  • Franco DONATONI, Lumen ; De près ; L’Ultima sera ; Fili ; Le Ruisseau sur l’escalier ; Feria ; Still, Liliane Mazeron : soprano, Anne Bartellomi : mezzo-soprano, ensemble 2e2m, direction : Paul Méfano, 1 cd Adda, 1991, ADDA 581143.
  • Franco DONATONI, Rima ; Ala ; Alamari ; Spiri ; Flag, ensemble Carme, direction : Guido Guida, 1 cd Dischi Ricordi S.p.A., 1991, CRMCD 1013.
  • Franco DONATONI, Het, dans « Het Trio – Ringing the changes » Het Trio : Harrie Starreveld : flûtes, Harry Sparnaay : clarinette basse, René Eckhard : piano, avec des œuvres d’Andrew Ford, Paolo Perezzani, Gerard Brophy, Theo Loevendie etc., 1 cd Attacca, 1991, Attacca Babel 9161-4.
  • Franco DONATONI, Tema ; Cadeau, dans « Ligeti, Donatoni », Pierre-Laurent Aimard : piano, Maryvonne Le Dizès-Richard : violon, Jacques Deleplancque : cor, Ensemble intercontemporain, direction : Pierre Boulez, avec des œuvres de György Ligeti, 1 cd Erato, 1990, ECD 75555.
  • Franco DONATONI, Spiri ; Fili ; De près ; Etwas Ruhiger im Ausdruck ; Refrain, Dorothy Dorow : soprano, Nieuw Ensemble, direction : Ed Spanjaard, 1 cd Etcetera Records, 1988, KTC 1053.
  • Franco DONATONI, Nidi ; Toy ; Ave ; Alamari ; Flag, Pierre-Yves Artaud : flûtes, Jacqueline Méfano : piano et clavecin, ensemble 2e2m, direction : Paul Méfano, 1 cd Adda, 1987.
  • Franco DONATONI, Spiri ; Eco ; Ombra ; Diario ; Lame, Armand Angster : clarinette contrebasse, Alain Meunier : violoncelle, Ensemble Alternance, direction : Luca Pfaff, 1 cd Harmonic Records, 1986, H/CD 8616.

Vidéo

  • Nat LILENSTEIN, « Boulez au XXème siècle », Ensemble intercontemporain, Cassette vidéo Cameras continentales, France 3, La Sept, Ircam-Centre Pompidou, Ensemble intercontemporain, Cnac, 1988 [Les instruments traditionnels et les instruments nouveaux dans la musique contemporaine, thème exposé par Pierre Boulez, illustré par des pièces de Franco Donatoni, Edgard Varèse, Jonathan Harvey, que répète l’Ensemble intercontemporain. Enregistré à l’Ircam - 57 minutes]

Liens internet

  • Éditions Ricordi, page Franco Donatoni, http://www.ricordi.it (lien vérifié en février 2012).
  • Éditions Suvini Zerboni, page Franco Donatoni, http://www.esz.it (lien vérifié en février 2012).
  • Contrechamps, saison 2001-2002, Hommage à Franco Donatoni, http://www.contrechamps.ch (lien vérifié en février 2012).