György Kurtág (1926)

Átiratok Machaut-Tól J. S. Bachig (1974-1991)

pour piano (quatre à six mains), et deux pianos
[Transcriptions de Machaut à J. S. Bach]


arrangement

  • Informations générales
    • Date de composition : 1974 - 1991
    • Éditeur : Editio Musica, Budapest, nº Z. 13823
Effectif détaillé
  • piano [2 à 6 mains]

Information sur la création

Titres des parties

Piano à quatre mains

Guillaume de Machaut

  1. Missa : Kyrie I ; Christe ; Kyrie II ; Kyrie III ; Sanctus (Fragmentum) [à András Wilheim]
  2. (Rondeau 1) Doulz viaire gracieus [à IstvánMáriássy]

Orlando di Lasso [Roland de Lassus]

  1. Qui sequitur me

Girolamo Frescobaldi

  1. Corrente III
  2. Corrente IV

 Heinrich Schütz

  1. Die Sieben Worte (Fragmenta) [à Marianne Teöke]
  2. Matthaeus Passion (Fragmenta) [à Márta]

 Henry Purcell

  1. Examples of Counterpoint and Canon [à László Dobszay]
  2. The Queen’s Funeral March and Canzona [à Albert Simon]
  3. Fantasia upon One Note

 Johann Sebastian Bach

  1. Alle Menschen müssen sterben, BWV 643 [à Bálint András Varga]
  2. Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit : Sonatina, BWV 106 (Actus tragicus) [à Gyuri]
  3. Aus tiefer Not schrei ich zu dir, BWV 687 – In memoriam Joannis Pilinszky [à Zoltán Kocsis]
  4. O Lamm Gottes, unschuldig, BWV deest [à Iloná Horváth]
  5. Allein Gott in der Höh’ sei Ehr, BWV 711 [à Anikó Tátrai]

Piano à six mains

Johann Sebastian Bach

  1. Durch Adams Fall ist ganz verderbt, BWV 637

Deux pianos

Johann Sebastian Bach

  1. Christum wir sollen loben schon, BWV 611
  2. O Lamm Gottes, unschuldig, BWV 618
  3. Christe, du Lamm Gottes (a), BWV 619 [à Guyri Maros]
  4. Christe, du Lamm Gottes (b), BWV 619
  5. Liebster Jesu, wir sind hier (a), BWV 633 [Valériá Szervánszky et Ronald Cavaye]
  6. Liebster Jesu, wir sind hier (b), BWV 633
  7. Ach wie nichtig, ach wie flüchtig, BWV 644

Note de programme

Parallèlement aux Játékok, Kurtág a également transcrit pour piano à quatre mains des œuvres qui lui paraissent particulièrement importantes. La liste des noms embrasse pratiquement toute l'histoire de la musique européenne : Machaut, Schütz, Frescobaldi, Purcell, Bach, Haydn, Moussorgsky, Bartók. La valeur pédagogique de ces transcriptions n'est nullement négligeable, car il s'agit d'oeuvres avec lesquelles l'étudiant en musique n'a guère que des contacts sporadiques. Mais leur signification réside plutôt dans le fait qu'elles s'élèvent au rang de véritables compositions ; ce qu'elles nous présentent, c'est leur lecture par Kurtág, sur un autre médium. Une lecture personnelle, qui révèle un nouveau visage de ces oeuvres, car la sonorité du piano leur ouvre de nouvelles dimensions : une lecture qui attire l'attention sur l'importance des registres où apparaissent les composantes d'une structure musicale. Dans les transcriptions de Kurtág, le piano est l'instrument polyphonique idéal – il réalise un certain idéal sonore. Et si les Játékok nous enseignent à faire de la musique et à réfléchir sur la musique, les transcriptions nous auront appris à l'écouter autrement.

András Wilheim.