Pierre Jodlowski (1971)

Vola (1994-1995)

pour contrebasse et électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1994 - 1995
    • Durée : 12 mn
    • Éditeur : Jobert
    • Commande: GRAME
Effectif détaillé
  • contrebasse

Information sur la création

  • Date : 23 March 1995
    Lieu :

    France, Lyon, festival Musique en Scènes


    Interprètes :

    Jean-Pierre Robert.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : temps réel

Observations

Mention d'honneur au XVIIe concours international Luigi Russolo, 1995.

Éléments techniques :

  • 2 micros statiques pour l'amplification de la contrebasse
  • un ordinateur macintosh / système 9 - X / Programme Max/MSP
  • un processeur d'effet (reverb)
  • interface, clavier et pédale MIDI
  • un système de diffusion traditionnel soit : console de diffusion (minimum 8/4/2), amplis et haut-parleurs (on prévoira au minimum un couple de haut-parleurs large bande pour la façade et 2 haut-parleurs pour la diffusion en salle). - un système de diffusion traditionnel soit : console de diffusion (minimum 8/4/2), amplis et haut-parleurs (on prévoira au minimum un couple de haut-parleurs large bande pour la façade et 2 haut-parleurs pour la diffusion en salle).

  1. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  2. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  3. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  4. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  5. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  6. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  7. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Note de programme

D'une certaine manière, Vola trouve son inspiration poétique dans le mythe d'Icare. Sans en conserver l'aspect narratif, cette pièce emprunte à ce mythe des éléments particuliers qui servent de point de départ à la réalisation musicale. La « transformation » d'Icare en oiseau, son envol, sa contemplation, sa chute sont autant d'idées qui trouve écho dans cette composition. Au-delà de ces images poétiques, ce sont peut-être les notions de transformation et de gestualité qui ont prédominé lors de la réalisation.

C'est dans un battement d'ailes que débute la pièce ; pour concrétiser cette idée, j'ai eu recours à des techniques particulières d'écriture, où l'instrumentiste joue sur la caisse de la contrebasse produisant ainsi des sons de type bruiteux qui se rapprochent de ces frottements de l'air produits par les volatiles. Par la suite, et dans cette logique de transformation de la matière sonore, l'instrument s'ouvre progressivement ; de ces gestes furtifs émanent tout d'abord quelques notes, puis se distinguent des figures rythmiques, des harmonies, donnant à leur tour naissance à un nouveau matériau comme si la musique se construisait peu à peu d'elle-même.

Par ailleurs, cette idée de transformation s'exprime aussi dans la partie électroacoustique, qui peut s'envisager comme un élargissement du domaine instrumental. Outre quelques timbres de synthèse, la majeure partie des sons de cette pièce proviennent d'enregistrements de contrebasse qui ont été transformés en studio ; l'instrumentiste dialogue ainsi avec lui-même ou plutôt avec son propre miroir parfois fidèle, parfois déformant, tissant un jeu de va-et-vient musical entre la scène et les haut-parleurs.


  1. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  2. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  3. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  4. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  5. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  6. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  7. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Pierre Jodlowski.