Michael Jarrell (1958)

Rhizomes (1993)

Assonance VIIb, pour deux pianos, deux percussionnistes et dispositif électroacoustique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 1993
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Lemoine, Paris
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou et Ensemble Intercontemporain
    • Dédicace : à Milan et Luca
Effectif détaillé
  • 2 piano, 2 percussionniste

Information sur la création

  • 17 May 1993, Paris, Centre Georges-Pompidou, par Daniel Ciampolini, Michel Cerutti : percussions, Florent Boffard, Pierre-Laurent Aimard : pianos.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Zack Settel, Thomas Hummel
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

« Rhizome, écrit Michael Jarrell, est un terme de botanique. C'est l'appellation d'une tige souterraine qui s'allonge en poussant soit des rameaux, soit des feuilles à l'une de ses extrémités, tandis qu'elle se détruit par l'autre. Comme l'étymologie l'indique, il s'agit d'une racine. »

Trei II pour soprano et cinq instruments (1982-1983) et Assonance VII pour un percussionniste (1992) peuvent être considérées comme les deux « racines souterraines » de Rhizomes. Ces deux œuvres explorent certaines possibilités de la superposition de périodes ou de tempi différents — possibilités que Rhizomes intègre à des « cycles de développements » continus : la simple répétition d'une note peut donner naissance à des figurations rapides, à des trémolos, à des trilles, à un son tenu, selon les embranchements que le compositeur emprunte, selon les « chemins » qu'il suit au sein des arborescences qui constituent une manière de « grammaire générative » pour la pièce.

Cette continuité mouvante se retrouve dans le travail du timbre : ainsi, la préparation de l'un des deux pianos pourra créer un « pont » vers la sonorité du wood-block. Et de fait tout le projet de Rhizomes pourrait être considéré comme un nouveau regard porté sur cette interrogation qui était au cœur de Trei II : comment intégrer la percussion, cet « élément perturbateur », au sein de l'univers tempéré ?

Peter Szendy.