Michael Jarrell (1958)

«...D'ombres lointaines...» (1989-1990)

pour mezzo-soprano et orchestre

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1989 - 1990
    • Durée : 20 mn
    • Éditeur : Lemoine
    • Commande: Südwestfünk Baden-Baden
    • Dédicace : à Mireille et Claude Helffer
    • Livret (détail, auteur) :

      Leonard de Vinci


      1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

      2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

      3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

      4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

      5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

      6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

      7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

      8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Effectif détaillé
  • soliste : mezzo-soprano solo
  • flûte, hautbois, clarinette basse, basson, contrebasson, 2 cors, trompette, trombone, 2 percussionnistes, piano, clavecin, cordes

Information sur la création

  • Date : 19 November 1990
    Lieu :

    Allemagne, Donaueschingen, festival


    Interprètes :

    Sharon Cooper : soprano et l'orchestre du Südwestfunk Baden-Baden, direction : Arturo Tamayo.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Encore la peinture, avec Léonard de Vinci cette fois, dans ...d'ombres lointaines... : « Tu décriras les paysages sous le vent et sous l'eau, et au lever du soleil et au coucher du soleil/ Tu décriras un vent terrestre et un vent marin, tu décriras une pluie ». Ces paysages, bien sûr, ne sont pas un programme (de même que La Mer de Debussy n'a jamais été de la musique à programme). L'agencement des textes du peintre, leur sériation encore – « Du brouillard, des reflets et des couleurs, de l'ombre, des nuages, de la neige, du néant et des limites, de la lune et de l'air et de l'arc-en-ciel » – ne prescrit pas des objets (à décrire), mais, comme dirait Ponge, un objeu. Transformer les objets en objeu, c'est ce que font ces pages-paysages engagées dans sa machine d'écriture, ce qu'il appelle sa « petite mécanique », celle qui se joue de lui à lui : « comme un jeu d'échec où l'on imagine une suite optimale de coups qui fonctionnent dans un temps limité, car des événements extérieurs, le partenaire, développent une stratégie sans doute prévue mais inattendue au moment où elle se présente. »


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Peter Szendy.