Nicolaus A. Huber (1939)

Presente (1979)

pour trombone

  • Informations générales
    • Date de composition : 1979
    • Durée : 12 mn
    • Éditeur : Breitkopf & Härtel
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Trombone]
Effectif détaillé
  • 1 trombone

Information sur la création

  • Date : 29 March 1980
    Lieu :

    Allemagne, Darmstadt


    Interprètes :

    Armin Rosin.

Observations

Enregistrement : Michael Svoboda, 1 cd Telos Music TLS 018.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme

S'inscrivant directement dans le sillage de la « composition de rythme conceptionnelle » que Nicolaus A. Huber développe depuis 1976, presente constitue, selon les mots du compositeur, « une composition rythmique pour trombone ». Il ne s'agit pas d'une étude de rythme à proprement parler, mais bien plutôt d'une réflexion fondée sur les archétypes rythmiques propres à la littérature pour cuivre, et en particulier sur ce qui relève de l'esthétique de la fanfare : ainsi du si bémol répété, indiqué sur la partition « quasi fanfare », qui ouvre l'œuvre sur un rythme simple, rappelant tout aussi bien le début de la « Marche Nuptiale » du Songe d'une Nuit d'été de Mendelssohn, que celui de la Cinquième Symphonie de Mahler.

« Je suis absolument persuadé d'avoir un penchant particulier pour ce qui est élémentaire. Cela peut être une gamme, ou une simple note qui se fait insistante. » (N.A. Huber). De fait, le travail du compositeur concerne moins les figures rythmiques qui conservent un caractère primaire, que les articulations, les attaques, les nuances, et les modes de jeu (harmoniques, sourdines, glissandi, jeu de la coulisse, chant dans l'embouchure, etc.).

Presente se compose de quatre parties, chacune organisée comme l'exploration d'un « lieu commun » : « fanfare », « fioritures de jazz », « mélodie » dont la combinatoire s'oppose aux notes répétées de la fanfare ; enfin, de ces « lieux communs » surgit le « Moorsoldatenlied », lied des soldats du marais, chant antifasciste composé en 1933 dans le camp de concentration de Börgermoor, qui laisse éclater dans cette dernière partie la fibre politique de l'ancien élève de Luigi Nono. Jouée dans la direction des quatre points cardinaux, la note finale du lied renoue, après ce climax intense et lyrique, avec les notions de pulsation et de répétition qui ont irrigué l'œuvre d'un bout à l'autre.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466.