Jean-Pierre Guezec (1934-1971)

Pièce pour piano (1960)

  • Informations générales
    • Date de composition : 1960
    • Durée : 02 mn
    • Éditeur : Salabert, Paris, nº EAS 17067
Effectif détaillé
  • piano

Information sur la création

Note de programme

Antérieure à la Suite pour Mondrian pour orchestre qui avait attiré l'attention sur lui en 1962, cette brève pièce pour piano conçue à Paris en novembre 1960 est avec le Concert pour violon et quatorze instruments une des toutes premières compositions de Jean-Pierre Guézec.

Ce court chant de moins de deux minutes doit être « très soutenu et un peu triste ». Sur des harmonies de quartes baignées de pédale, le discours laisse ensuite place à des grappes d'accords, puis à un bref passage pointilliste, avant de renouer avec le lyrisme initial.

Le raffinement de cette miniature repose essentiellement sur le jeu des contrastes de couleurs et de matériaux sonores, principe générateur de toute la production de ce jeune compositeur disparu si rapidement qui s'était exprimé ainsi sur son œuvre dans une interview au Courrier musical de France : « J'ai essayé de transposer dans le domaine des sons certains aspects de la technique picturale de notre époque, et principalement de la technique de structuration de l'espace de Mondrian. J'utilise des points, des lignes glissées ou non glissées, des ondulations, des voiles d'harmoniques, de sonorités frappées, des effets d'éclatement et divers types de résonances contractées ».


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  7. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué.