Stefano Gervasoni (1962)

Descdesesasf (1995)

trio-rito pour violon, alto et violoncelle

  • Informations générales
    • Date de composition : 1995
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Ricordi, Milan, nº 136892
    • Commande: Radio de Cologne (WDR)
Effectif détaillé
  • violon, alto, violoncelle

Information sur la création

  • Date : 22 April 1995
    Lieu :

    Allemagne, Witten, festival Tage für Neue Kammermusik


    Interprètes :

    le Trio Recherche.

Note de programme

Descdesesasf est un hommage à Robert Schumann dont j'utilise le « motif question » : Ré bémol, Do, Ré bémol, Mi bémol, La bémol, Fa (en notation allemande : Des, C, Des, Es, As, F ; d'où le titre) de la troisième pièce des Fantasiestücke, intitulée Warum, qui est incessamment répété tout le long de la pièce. Ce thème devient pour moi un « nom » que je « lis » des deux manières suivantes :

Des, C, Des, Es, As, FouD, E, S, C, D, E, S, E, S, A, S, F (ré, mi, mi bémol, do, ré, mi, mi bémol, mi, mi bémol, la, mi bémol, fa)

Cela me donne deux cellules dont l'interaction constitue entièrement mon trio.

Mais Descdesesasf est aussi un hommage au poète Paul Celan, puisque les trois interprètes « mettent en scène » un de ces poèmes, Aschenglorie.

Aschenglorie hinter

deinen erschüttert-verknoteten
Händen am Dreiweg.
Pontisches Einstmals : hier,
ein Tropfen,
auf
dem ertrunkenen Ruderblatt,
tief
im versteinerten Schwur,
rauscht es auf.
(Auf dem senkrechten
Atemseil, damals,
höher als oben,
zwischen zwei Schmerzknoten, während
der blanke
Tatarenmond zu uns heraufklomm,
grub ichmich in dich und in dich.)
Aschen-
glorie hinter
euch Dreiweg-
Händen.
Das vor euch, vom Osten her,Hin-
gewürfelte, furchtbar.
Niemand zeugt für den
Zeugen.


  1. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  2. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  3. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  4. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  5. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.