Allain Gaussin (1943)

Jardin Zen (1999)

pour clarinette et sons électroniques sur cd, deux pistes

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1999
    • Durée : 10 mn 30 s
    • Éditeur : Alphonse Leduc, Paris
    • Commande: Radio France pour l'émission Alla breve
    • Dédicace : à Gérard Grisey
Effectif détaillé
  • clarinette

Information sur la création

  • Date : December 1999
    Lieu :

    France, Sarcelles, École nationale de musique


    Interprètes :

    Pierre Dutrieu.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : sons fixés sur support

Observations

d'après Jardin zen, poème inédit


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme

Chaque matin, inlassablement, les moines bouddhistes zen tracent dans leur jardin de gravillons, des lignes géométriques énigmatiques à chaque fois différentes. Quelques très grosses pierres (parfois des rochers) sélectionnées et placées dès l'origine de façon également énigmatique et symbolique, sont, elles, immuables.

Face à ces jardins et pendant de longues heures, les moines méditent sur le vide entre ce qui est fixe et ce qui est changeant pour chercher l'essence même de la vie et tenter d'atteindre le Satori (l'illumination suprême).

Jardin Zen, avec ses cinq parties bien différenciées (enchaînées sans interruption) trace ses propres lignes et tente de saisir cette infime parcelle d'Eternité...


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Allain Gaussin, programme des concerts « Hommage à Gérard Grisey », Conservatoire de Sarcelles, décembre 1999.