Jean-Louis Florentz (1947-2004)

Asùn (1986-1988)

conte liturgique pour l'assomption de Marie, pour soprano, ténor, baryton, choeur d'enfants, choeur mixte et orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 1986 - 1988
    • Durée : 50 mn
    • Éditeur : Ricordi, Paris
    • Opus : 7
    • Commande: Radio-France
    • Livret (détail, auteur) :

      textes grecs, arabes et éthiopiens traduits en latin par Juan José Torres Esbarrangh

Effectif détaillé
  • solistes : soprano solo, ténor solo, baryton solo
  • chœur mixte, chœur d'enfants
  • 4 flûte, 3 hautbois, 3 clarinette, 2 basson, 3 cor, 3 trompette, 2 trombone, timbales, 3 percussionniste, 2 harpe, célesta, 16 violon, 16 violon II, 14 alto, 12 violoncelle, 10 contrebasse

Information sur la création

  • 13 December 1988, France, Radio France, Festival d'Art Sacré, par les chœur, la maîtrise et l'orchestre de Radio France.

Observations

le titre de Asùn était Requiem de la Vierge jusqu'en 1999

Note de programme

Asùn est la troisième partie d’un Triptyque Marial dont la composition s’étale de 1979 à 1988. Cette trilogie avait débuté par le Magnificat-Antiphone pour la Visitation, pour ténor, chœur mixte et orchestre, et s’était poursuivi avec les Laudes, sept pièces pour orgue.

La liturgie éthiopienne, l’univers religieux et culturel est-africain, sont au cœur de cette fresque mariale, cela dans les détails même de l’écriture.

Sur le plan spirituel, j’ai cherché à donner à l’ouvrage une dimension supra-confessionnelle. Marie, Mère de Dieu et des chrétiens, est Mère de l’Humanité, Mère Universelle. C’est dans Asùn où se côtoient des extraits du Coran, des textes Juifs falacha, des apocryphes grecs et éthiopiens, que cette dimension apparaît le plus nettement. L’ancien récit grec de la Dormition m’a fourni la trame à partir de laquelle j’ai construit un conte.

Scénario (introduction)

Le Lac Tana, en Éthiopie vers l’an 50, au début du Keremt (saison des pluies). Marie, assise sur le seuil de sa petite maison, est occupée à recoudre un filet à l’aide d’une aiguille d’os. De temps à autre elle regarde les pêcheurs, loin sur le lac. Derrière eux se profile la petite île Tana Cercos.

Elle se remémore son premier séjour au lac Tana, lorsque peu de temps après la naissance de Jésus, elle dut fuir les soldats d’Hérode avec Joseph. Elle y est revenue depuis plusieurs années, sans doute pour toujours. Cette fois, elle a dû quitter la Thrace où elle avait suivi l’Apôtre Jean. C’est la Terreur de Claude et Messaline en Méditerranée, et depuis 46, la Thrace est devenue province romaine.

Jean a reconduit Marie en Éthiopie, craignant l’intensification des persécutions. Beaucoup de Juifs sont également venus s’installer dans les montagnes du Semien, non loin du lac Tana : ils sont une branche des ancêtres des Falacha.

Marie vit seule ici, avec quelques servantes. Deux ou trois fois par an, Matthieu vient la voir. Il évangélise au sud du Soudan et en Érythrée.

Le conte se poursuit à travers sept tableaux dont la plupart se succèdent sans transition.

I. L’Aube sur le lac Tana, en Éthiopie.
II. L’Ange à la Palme.
III. La Forêt des Arcanes.
IV. L’Autel de l’Eau (Prière de Marie au Golgotha).
V. L’Arche de Miséricorde.
VI. Colonnes de soleil.
VII. Portes de la Lumière.

Le quatrième tableau peut être exécuté séparément. Il porte le titre : « Prière de Marie au Golgotha », pour soprano et orchestre (durée moyenne : 12 min.).

Jean- Louis Florentz.