Brian Ferneyhough (1943)

Trittico per G.S. (1989)

pour contrebasse

  • Informations générales
    • Date de composition : 1989
    • Durée : 08 mn 30 s
    • Éditeur : Peters, Londres, nº EP 7361
    • Commande: Rassegna di Nuova Musica de Macerata, Stefano Scodanibbio
    • Dédicace : à Stefano Scodanibbio
Effectif détaillé
  • contrebasse

Information sur la création

  • Date : 1 March 1990
    Lieu :

    Pays-Bas, Rotterdam, Zaal De Unie


    Interprètes :

    Stefano Scodanibbio.

Observations

Enregistrement : cd Montaigne/Auvidis MO782029.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Note de programme

Le présent continu est une chose et recommencer sans cesse en est une autre. Ce sont là les deux choses. Et puis il y a l'usage de tout. (Gertrude Stein, La composition comme explication)

Je me suis toujours intéressé au degré de correspondance qui existe entre les lois formelles relatives aux différents modes d'expression artistique. Cette composition pour contrebasse solo utilise un court extrait d'une conférence donnée par Gertrude Stein sur la forme littéraire comme point de départ de l'examen des modes de transformation constants (cycliques), appliqués à trois types contrastés de substance musicale. En dépit du titre, il n'y a pas trois mouvements séparés, mais plutôt une succession, une intersection et une interférence mutuelle de textures quigagnent progressivement en intensité et en degré de variabilité.

J'ai tenté tout au long d'utiliser des techniques de mise en ordre formelle présentant au moins quelques parallèles avec les œuvres de Gertrude Stein elle-même. Trittico per G.S. est dédié à Stefano Scodanibbio et a été commandé par la Rassegna di Nuova Musica de Macerata, en Italie. Il a été composé entre février et août 1989.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Brian Ferneyhough.