Brian Ferneyhough (1943)

Superscriptio (1981)

pour piccolo solo

  • Informations générales
    • Date de composition : 1981
    • Durée : 04 mn 45 s
    • Éditeur : Peters, nº EP 7289
    • Cycle : Carceri d'Invenzione, première partie
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Flûte]
Effectif détaillé
  • flûte piccolo

Information sur la création

  • Date : 1 September 1982
    Lieu :

    Italie, Venise, Biennale


    Interprètes :

    Roberto Fabbriciani.

Observations

Enregistrements : cd Accord ACC205772 ; cd Etcetera KTC 1070.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Note de programme

Superscriptio est une pièce totalement automatisée et ceci, schématiquement, simplement parce qu'elle se trouve être la première d'une série de sept pièces, Carceri d'lnvenzione, qui doit permettre l'élaboration d'une théorie générale – ou au moins d'un champ théorique – du travail concret face à un type de travail dématérialisé. C'est ce qui me semble aujourd'hui constituer le projet le plus important qu'on puisse avoir : rechercher dans quelle mesure exacte on peut utiliser des objets similaires pour obtenir des résultats différents.

Le dessein de Superscriptio est que, partant d'une totale unité de geste, de matériau et de déclenchement de situation, chaque mesure soit d'une totale unanimité avec elle-même. À la fin de chaque mesure, tout change absolument. ldéalement, notre expérience totale, tant d'auditeur que d'interprète, devrait basculer d'un coup, comme dans un système informatique, d'un type de densité et d'un type de mesure à l'autre – et les dynamiques tendent à renforcer ce processus. En un sens, superscriptio est ma réaction à mon expérience sur l'ordinateur, pas en termes de technique compositionnelle assistée, mais dans l'idée du basculement simultané de toute chose dans une toute nouvelle dimension.

Il me semble que les problèmes fondamentaux posés par cette pièce ne relèvent pas tant de la technique qu'elle met en œuvre que de la compréhension de cette technique. Je crois que mes intentions étaient, dans un premier temps, de produire un matériau intrinsèquement riche, à tous les niveaux, une pièce raisonnablement intéressante sur la base de principes très fondamentaux. Mais dans un second temps, j'ai voulu présenter un point emblématique « élevé », un extrême, dans la simple mesure où le piccolo était un instrument élevé, sollicitant aussi une technique « extrême », un point dont pourrait émaner mon investigation à long terme sur la fixité et la liberté des processus compositionnels compris en termes de densité d'information.

Superscriptio était ce point, irradiant sur l'ensemble du cycle.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Brian Ferneyhough.