Brian Ferneyhough (1943)

Cassandra's Dream Song (1970)

pour flûte solo

  • Informations générales
    • Date de composition : 1970
    • Durée : 10 mn
    • Éditeur : Peters, Londres, nº EP 7197
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Flûte]
Effectif détaillé
  • flûte

Information sur la création

  • Date : 29 March 1974
    Lieu :

    France, Royan, Festival


    Interprètes :

    Pierre-Yves Artaud.

Observations

Enregistrement : cd Neuma 450-72 and Sforzando Records.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Note de programme

Cette œuvre doit sa conception à certaines considérations qui surgissent des problèmes et des possibilités inhérents au rapport notation-réalisation. Le choix de la notation est particulièrement dicté par le désir de définir la qualité du son final en le rapprochant sciemment du degré de complexité de la partition. Telle qu'elle se présente, l'œuvre n'est donc pas conçue pour être le plan d'une exécution « idéale ».

La notation ne représente pas le résultat escompté : elle est une tentative de réaliser les spécifications écrites dans une pratique destinée à produire la qualité sonore désirée (bien qu'impossible à noter). Le but n'est pas une belle exécution raffinée : certaines des combinaisons d'actions indiquées sont littéralement irréalisables (certains groupements de dynamiques) ou conduisent à des résultats complexes partiellement imprévisibles. Néanmoins, une réalisation valable ne pourra résulter que d'une tentative rigoureuse de reproduire autant de détails de texture que possible : les divergences et « impuretés » qui découlent des limites naturelles de l'instrument lui-même peuvent être imputées à la volonté du compositeur. On ne doit en aucun cas essayer de dissimuler la difficulté de la musique en ayant recours à des compromis et des inexactitudes (de rythmes par exemple) dans le but d'obtenir un résultat superficiellement plus « poli ». Au contraire, le degré de difficulté audible (et visuel) doit être accepté comme un élément structural intégral dans l'édifice de la composition elle-même.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Brian Ferneyhough.