Brian Ferneyhough (1943)

Bone Alphabet (1991)

pour percussion solo
[Alphabet d'os]

  • Informations générales
    • Date de composition : 1991
    • Durée : 11 mn 30 s
    • Éditeur : Peters, Londres, nº EP 7389
Effectif détaillé
  • percussionniste

Information sur la création

  • Date : 19 February 1992
    Lieu :

    États-Unis, San Diego, University of California, Mandeville Auditorium


    Interprètes :

    Steve Schick.

Observations

Enregistrement : Etcetera KTC1026 and Newport Classics NPD85566.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme

Ecrit en 1991 à la demande de Steve Schick qui désirait une pièce pour percussions seules, dont les instruments « seraient transportables dans une valise », afin de faciliter les voyages internationnaux du musicien, Bone Alphabet utilise donc un jeu de sept instruments, dont la nature précise n'est pas indiquée par le compositeur. De fait, l'interprète doit sélectionner ses instruments lui-même, en respectant seulement un nombre limité de règles. Le choix doit être fait en vu de clarifier le plus possible la texture polyphonique, parfois très complexe, qui caractérise cette composition de dix minutes. Le titre peut-être compris comme une allusion à ce corpus instrumental amenuisé « jusqu'à l'os », mais aussi à un « alphabet » de treize types de textures ou modes d'émissions sonores, qui, découpés et redistribués de manière imprévisible tout au long de la pièce, constituent le « langage » face auquel l'instrumentiste est sommé de réagir.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Brian Ferneyhough.