Philippe Fénelon (1952)

Orion (1989)

Mythologie II, pour clarinette, trombone, alto et harpe

  • Informations générales
    • Date de composition : 1989
    • Durée : 21 minutes
    • Éditeur : Amphion
    • Cycle : Mythologie
    • Opus : 53
    • Dédicace : à Alain Damiens. Le cycle est dédié à la mémoire de Roland Barthes.
Effectif détaillé
  • clarinette, trombone, alto, harpe

Information sur la création

  • 9 December 1990, Allemagne, Francfort, dixième anniversaire de l'Ensemble Modern, par Alain Damiens : clarinette, Benny Sluchin : trombone, Jean Sulem : alto, Marie-Claire Jamet : harpe.

Titres des parties

  • I . Orion tombe amoureux de Méropé
  • II. Orion chasse les bêtes fauves de l’île de Chios
  • III. Œnopion crève les yeux d’Orion pendant son sommeil
  • IV. Orion poursuivi par le Scorpion
  • V. Artémis place l’image d'Orion parmi les étoiles

Note de programme

Roland Barthes, Mythologies
 
Le titre de chaque épisode est une indication éventuelle pour l’écoute. Il s’agit avant tout de créer la sensation musicale d’une attitude extérieure selon des données purement abstraites. L’équilibre qui s’opère entre image et abstraction est significative : c’est la subtilité de lecture et d’écoute qui entraîne la narrativité, la « mise en perspective » de ces épisodes. Ce choix, en forme de défi, est ce qui justifie le langage de cette œuvre, son écriture, en un mot sa mythologie.

Comme la plupart des légendes antiques, celle du chasseur Orion est constituée de plusieurs mythes amalgamés.

Œnopion doit donner sa fille Méropé en mariage à Orion s’il débarrasse l’île de Chios des dangereuses bêtes fauves qui l’infestent. Mais il ne tient pas sa promesse et Orion force Méropé à s’unir à lui. Pour le punir Œnopion l’aveugle après l’avoir enivré.
 Dans un autre épisode Hélios lui redonne la vue et Artémis persuade Orion d’oublier sa vengeance. Cependant, Apollon, craignant que sa sœur ne soit aussi séduite, envoie un scorpion monstrueux à la poursuite d’Orion qui en réchappe par la mer. Abusée par Apollon, Artémis tue Orion puis le transforme en constellation, éternellement chassée par celle du Scorpion.

Le titre de chaque épisode est une indication éventuelle pour l’écoute. Il s’agit avant tout de créer la sensation musicale d’une attitude extérieure selon des données purement abstraites. L’équilibre qui s’opère entre image et abstraction est significative : c’est la subtilité de lecture et d’écoute qui entraîne la narrativité, la « mise en perspective » de ces épisodes. Ce choix, en forme de défi, est ce qui justifie le langage de cette œuvre, son écriture, en un mot sa mythologie.

Philippe Fénelon.