David Felder (1953)

Boxman (1986)

pour trombone et électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1986
    • Durée : 15 minutes
    • Éditeur : Theodore Presser
    • Commande: Miles Anderson, the N.E.A. Inter-Arts Program, Hallwalls, Inc., et le festival d'arts électroniques de Linz
    • Dédicace : à Miles Anderson
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Trombone]
Effectif détaillé
  • trombone

Information sur la création

  • June 1986, par Miles Anderson.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : temps réel, amplification, sons fixés sur support (pitch transposer, digital delay, digital reverb, 4 channel tape)

Note de programme

Boxman est la deuxième pièce de la série Crossfire de David Felder, pour instruments solistes. Cette pièce intègre un processus en temps réel. Un dispositif permet de capter et de maintenir des événements sonores grâce à une réverbération infinie. Elle nécessite aussi une transposition numérique de hauteurs. La pièce peut également être donnée avec une vidéo et deux murs de moniteurs.

Les sons, issus du trombone solo en direct et de la bande enregistrée, sont filtrés électroniquement. Selon le compositeur « Boxman est une pièce de virtuosité sauvage, qui impose de grandes exigences dans les divers aspects d'une exécution : technique (ampleur, vitesse, articulation, dynamique, etc.), endurance, synchronisation avec l'électronique live et la bande et – c'est peut-être là le plus important – expression ».

La pièce se rattache au récit de l'écrivain japonais Abe Kobo L'homme-boîte. Le personnage central est un vagabond qui a perdu tous ses droits et même son nom, et qui réagit à sa manière à un environnement urbain qui lui est totalement étranger. David Felder a sélectionné cinq types de comportements propres au soliste : maniaque, menaçant, introverti, agressif et tendre.

L'œuvre s'enchaîne en une forme générale encadrée par un prélude et un postlude s'articulant autour d'un entracte et d'une cadence. Semblable au personnage, la musique du soliste passe avec souplesse ou véhémence par divers affects, tour à tour maniaque, exubérant, lyrique, mécanique ou menaçant. La confrontation avec la bande et l'électronique tend vers l'apothéose finale où la voix soliste se trouve explicitement submergée dans son environnement.