Ivan Fedele (1953)

Orfeo al cinema Orfeo (1994)

conte musical radiophonique pour deux récitants et clavier midi

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1994
    • Durée : 28 mn
    • Éditeur : Suvini Zerboni, nº 11030
    • Commande: RAI Radiotre
    • Livret (détail, auteur) :

      Giuliano Corti


      1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

      2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

      3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

      4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

      5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

      6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

      7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

      8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

      9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

      10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Information sur la création

  • Date : 13 December 1994
    Lieu :

    sur les ondes de RAI Radiotre


    Interprètes :

    Anna Nogara, Paolo Bessegato : récitants et Armand Gatti : clavier midi.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : studio AGON de Milan
Dispositif électronique : sons fixés sur support

Note de programme

En 1994, la troisième chaîne radiophonique de la RAI commande une série d'œuvres électroniques, afin d'encourager la collaboration entre compositeurs et écrivains italiens quadragénaires. Le cycle qui en résulte est baptisé Radiofilm. Le parcours initiatique qui aboutit à la révélation est raconté par un acteur (le narrateur), par une actrice (Eurydice) et par la musique, qui représente à elle seule Orphée. Car Orphée est ici sa propre musique, à laquelle il laisse le soin de se raconter et de raconter. Son instrument n'est plus la lyre mais les percussions, dont les sons ancestraux nous ramènent à l'aube de l'humanité.

Les auteurs ayant situé l'histoire d'Orphée dans le monde vraisemblable de la dimension cinématographique, il était nécessaire que la musique possédât une charge d'ambiguïté susceptible de devenir un élément sémantique essentiel de l'économie générale de la narration. La partie des percussions n'est donc pas le produit du geste instrumental d'un exécutant mais le fruit d'une élaboration électronique programmée, et ce afin de reproduire au plus près, et d'une manière «vrai-semblable», les modalités typiques d'une pratique instrumentale humaine. Les percussions accompagnent la narration de la révélation à travers une articulation différenciée des passages dramaturgiques et une transformation progressive des timbres. Le timbre des peaux est prépondérant durant la phase d'exposition ; dans la phase suivante, chant d'Orphée et reconnaissance, c'est le timbre des bois et des coquilles qui prend la relève ; enfin, les résonances métalliques soulignent l'accomplissement de la quête et l'interaction avec l'objet de la révélation.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Claudio Proietti, « Ivan Fedele » Les cahiers de l'Ircam, Compositeurs d'aujourd'hui, 1996.