Ivan Fedele (1953)

Études boréales (1990)

pour piano

  • Informations générales
    • Date de composition : 1990
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Suvini Zerboni, nº 10061
    • Commande: Festival Pontino de Latina
Effectif détaillé
  • piano

Information sur la création

  • Date : 7 June 1990
    Lieu :

    Italie, abbaye de Fossanova


    Interprètes :

    Maria Carla Notarstefano.

Note de programme

En dépit de son titre rappelant Cage, cette pièce n'introduit aucune méthode de composition hétérodoxe par rapport aux fondements de la pratique de Fedele. La recherche à la base de ces cinq morceaux est au contraire particulièrement cohérente et même fort significative. La forme des Études boréales marque en effet l'amorce d'un processus d'approfondissement de l'écriture instrumentale, processus qui donnera naissance, trois ans plus tard, au Concerto pour piano et orchestre. Études boréales a pour sujet la résonance en tant que phénomène acoustique et, surtout, en tant que paradigme de l'affirmation de l'identité de chaque objet sonore. À côté de cet aspect, l'exploration concerne principalement le timbre et l'épithète « boréales » renvoie précisément à une dominante de couleurs dont la luminosité est nette, transparente, rasante.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Claudio Proietti, « Ivan Fedele » Les cahiers de l'Ircam, coll. Compositeurs d'aujourd'hui, 1996.