Ivan Fedele (1953)

Donax (1992)

pour flûte solo

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992
    • Durée : 11 mn
    • Éditeur : Suvini Zerboni, nº 10469
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Flûte]
Effectif détaillé
  • flûte

Information sur la création

  • Date : 30 October 1992
    Lieu :

    Italie, Milan, Palazzina Liberty


    Interprètes :

    Annamaria Morini.

Note de programme

Donax est la première pièce pour flûte solo de Fedele, et le titre, qui reprend le terme grec désignant parfois la flûte de Pan, est révélateur de l'intensité de l'hommage rendu. Selon son habitude, le compositeur n'entend pas se soustraire aux connotations culturelles inhérentes à l'instrument. Il conçoit cependant un parcours à rebours qui, de la flûte contemporaine — l'écriture se fait alors hautement virtuose — remonte jusqu'au plus intime archétype traditionnel de la flûte de roseaux. Cette orientation conceptuelle n'exclut pas pour autant l'habituelle organisation syntaxique fondée sur des principes psychoacoustiques de perceptibilité, organisation qui prévoit une relation dialectique entre matériaux principaux et secondaires, des signes de ponctuation et une disposition spatiale des matériaux permettant un déplacement progressif des plans d'action. Donax est une pièce d'une grande complexité instrumentale, formelle et linguistique qui, en raison même de cette complexité, servira de point de départ à une autre œuvre importante pour orchestre, Profilo in eco.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Claudio Proietti, « Ivan Fedele » Les cahiers de l'Ircam, coll. Compositeurs d'aujourd'hui, 1996.