Ivan Fedele (1953)

Coram requiem (1996)

pour voix solistes, récitants, chœur, orchestre et életronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 1996
    • Durée : 54 mn
    • Éditeur : Suvini Zerboni, nº 11072
    • Livret (détail, auteur) :

      Giuliano Corti


      1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

      2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

      3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

      4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

      5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

      6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Effectif détaillé
  • solistes : soprano solo, basse solo, 2 récitants non spécifiés
  • chœur mixte à 4 voix
  • 3 flûtes, 2 hautbois, 3 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, tuba, 4 percussionnistes, timbales, piano, cordes

Information sur la création

  • Date : 29 September 1996
    Lieu :

    France, Strasbourg, Festival international des musiques d'aujourd'hui


    Interprètes :

    Gail Gilmore : mezzo-soprano, Giorgio Surian : basse, Anna Nogara et Paolo Bessegato : récitants, solistes de Nuove Sincronie, orchestre national de Lyon, direction : Frédéric Chaslin.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Au moment de l'écriture, le compositeur est face à lui-même, sans les armes du style. Il ne dispose donc que de voix incertaines, de sons allusifs et inachevés pour décrire le monde comme destin commun.

Dans Coram, les fragments apocryphes d'un monde archaïque et plein de résonances se mêlent aux éléments de la langue mise en musique sous le ciel des messages harmonieux qui indiquent la direction au futur, à l'origine et à l'ailleurs. Des voix à peine nées sont déjà capables de chanter... Coram est la caisse de résonance d'échos cachés dans les forêts de timbres, dans les cavernes des voix, dans les montagnes des sons. C'est le désarroi du chant face à un moyen qui n'atteint jamais le tout, car composé de fragments, de paroles, de syllabes, de phonèmes incertains qui se brisent dans la gorge comme une plainte, une prière, une invocation à la paix. Alors l'auteur encourage la voix afin qu'elle s'aventure au pays des sons, en évitant ces pensées toujours prêtes à casser leurs propres jouets... L'impérieux désir d'une poésie dans laquelle le son pourrait s'écarter pour voler leur sens aux mots, tandis que la voix chante et que les premières lueurs du jour éveillent le faucon, tandis que le rythme débusque le souffle qui voudrait dormir encore un peu, et continuer de se bercer d'illusions sous la protection distraite de la langue mère et dans le lit des genres. Les genres du fragment...Coram est un requiem laïc, expression que l'on emploie, n'est-ce pas, lorsque les voies du sacré sont interrompues ou impraticables.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Ivan Fedele, programme du Festival Musica 96.

Documents