Franco Donatoni (1927-2000)

Cinis (1988)

pour soprano et clarinette basse

  • Informations générales
    • Date de composition : 1988
    • Durée : 14 mn
    • Éditeur : Ricordi, Milan, nº 134756
    • Commande: Ministère français de la Culture
    • Livret (détail, auteur) :

      Gaio Licinio Calvo


      1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

      2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

      3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

      4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

      5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Effectif détaillé
  • soprano solo, clarinette basse

Information sur la création

  • Date : 21 September 1988
    Lieu :

    France, Strasbourg, Festival Musica


    Interprètes :

    Françoise Kubler : soprano et Armand Angster : clarinette basse.

Note de programme

Ecrite en 1988, Cinis, commande du ministère français de la Culture, appartient à la dernière période créative de Donatoni, caractérisée par un affaiblissement de l’idéologie précédente et une faculté de création plus aisée. Cette œuvre se présente sous forme d’un petit requiem basé sur un vers du poète latin Gaio Licinio Calvo (Rome 82-47 av. J.C.) : Cum iam fulva cinis fuero.

Franco Donatoni part de ce vers, le décompose et le recompose jusqu’à obtenir une séquence de syllabes articulées par intermittence, ordonnées selon un parcours déterminé. La pièce, organisée en une succession de tableaux statiques semblant se refuser à tout changement dynamique, révèle une écriture ténébreuse, destructrice, à travers laquelle filtre avec force une virtuosité liée à un plaisir retrouvé pour une musique concrète.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Extrait du programme « Settembre musica à Paris : festival de musique contemporaine italienne : 6 au 8 octobre 1994, Ircam, Espace de projection ».