Edison Denisov (1929-1996)

Concerto pour violon et orchestre (1977)

  • Informations générales
    • Date de composition : 1977
    • Durée : 22 mn
    • Éditeur : Le Chant du Monde

Information sur la création

  • Date : 19 July 1978
    Lieu :

    Théâtre de la Scala, Milan


    Interprètes :

    Gidon Kremer (violon), direction: Hubert Soudant

Titres des parties

  • Allegro resoluto
  • Adagio

  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

Le Concerto pour violon et orchestre a été terminé en janvier 1977 et se compose de deux mouvements : allegro resoluto et adagio.

La première partie repose sur la musique en forme de toccata que joue sans discontinuer le soliste (fortissimo sempre). L'orchestre est traité dans une autre mesure. Deux cors, disposés en stéréophonie, jouent des canons à l'unisson. Une troisième couche rythmique, qui se développe selon une ligne indépendante, est formée par le concertino de trois solistes (cor anglais, basson, marimba), qui est traité comme une sorte d'instrument « à trois voix » et qui joue dans son propre tempo des groupes de différente durée (la base de leur intonation forme une série de douze sons, stable quant aux hauteurs, quoique continuellement variée). Dans la séquence finale, ce groupe concertant est renforcé par l'adjonction de trois flûtes, trois clarinettes, et trois trompettes. Le violon solo revient de temps en temps à son point de départ : la seconde do dièse/ré (avec laquelle commence et se termine le premier mouvement).

Dans la deuxième partie, l'orchestre est essentiellement traité en tant qu'ensemble. Au sein du concertino, le cor anglais est remplacé par le hautbois et le marimba par le vibraphone. Le matériau du premier mouvement pénètre en partie dans le deuxième mouvement (au milieu de celui-ci, dans les séquences pui mosso agitato : les canons des deux cors, etc.). Dans la séquence finale apparaît au célesta une citation du Morgengruss de Franz Schubert. Ses rentrées sont brusquement interrompues par les assauts impétueux du violon concertant. La citation commence de ce fait à se déformer et fusionne avec le matériau dominant du deuxième mouvement. Le ré majeur terminal des instruments à cordes, qui se cristallise peu à peu à partir d'un cluster formé plus bas par les instruments à vent, est progressivement préparé par l'ensemble des développements qui précèdent.

Le concerto a été joué pour la première fois le 19 juillet 1978 au Théâtre de la Scala de Milan, avec Gidon Kremer au violon.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Detlef Gojowy