George Crumb (1929)

Eleven Echoes of Autumn (1965)

Echoes I, pour quatuor

  • Informations générales
    • Date de composition : 1965
    • Durée : 18 mn
    • Éditeur : Peters, nº P66457
    • Cycle : Echoes
    • Commande: Bowdoin College
Effectif détaillé
  • flûte alto, clarinette, piano, violon

Information sur la création

Observations

Enregistrements : Quinteto CEAMC, 1 cd Testigo TT10113, 2000 ; Ensemble für Neue Musik Zürich, 1 cd Jecklin Edition JD 705, 1996 ; Sonanza, 1 cd Caprice Records 21450, 1995.

Titres des parties

Eco 1 - Fantastico
Eco 2 - Languidamente, quasi lontano
Eco 3 - Prestissimo
Eco 4 - Con bravura
Eco 5 - Cadenza I (pour flûte alto)
Eco 6 - Cadenza II (pour violon)
Eco 7 - Cadenza III (pour clarinette)
Eco 8 - Feroce, violento
Eco 9 - Serenamente
Eco 10 - Senza misura
Eco 11 - Adagio

Note de programme

L'œuvre est formée de onze pièces - onze échos - enchaînés sans interruption :

Eco 1 - Fantastico ; Eco 2 - Languidamente, quasi lontano ; Eco 3 - Prestissimo ; Eco 4 - Con bravura ; Eco 5 - Cadenza I (pour flûte alto) ; Eco 6 - Cadenza II (pour violon) ; Eco 7 - Cadenza III (pour clarinette) ; Eco 8 - Feroce, violento ; Eco 9 - Serenamente ; Eco 10 - Senza misura ; Eco 11 - Adagio

Le premier écho présente un « motif de cloche » qui revient tout au long de l'œuvre sous des formes rythmiques diverses, comme un glas funèbre. Mais si la pièce a certaines « implications programmatiques » pour le compositeur, celles-ci restent cachées pour l'auditeur, à l'exception de la citation de Federico García Lorca, chuchotée avant chacune des trois cadences : « ... y los arcos rotos donde sufre el tiempo » [« ... et les arcs brisés où le temps souffre »]. Ce que la partition illustre en prenant la forme d'un cercle interrompu.

La forme générale de l'œuvre suit également une courbe expressive qui atteint un sommet d'une grande intensité au huitième écho, pour retomber ensuite peu à peu. Dans le dernier écho, le violon joue avec le crin de l'archet complètement détendu, ce qui crée une sonorité « lugubre, fragile ».

Et le compositeur déploie une palette de timbres remarquables, qui contribuent au caractère de chaque pièce. Le pianiste joue autant dans l'instrument que sur le clavier : en pinçant les cordes pour produire des pizzicati, en les étouffant ou en les effleurant à des points précis, en frappant le cadre métallique... Le piano est aussi utilisé comme caisse de résonance : avec la pédale enfoncée, les cordes vibrent par sympathie. La clarinette et la flûte jouent à deux reprises une « musique éolienne », faite de souffle et de « notes-fantômes » ; le violon joue avec l'archet derrière la main gauche, ou imite le trémolo d'une « mandoline lointaine ». Enfin, certains sons harmoniques du piano ou du violon sont délicatement renforcés par le sifflement simultané de l'instrumentiste.

Peter Szendy