Elliott Carter (1908-2012)

Penthode (1985)

pour cinq groupes de quatre instruments

  • Informations générales
    • Date de composition : 1985
    • Durée : 18 mn
    • Éditeur : Boosey & Hawkes
    • Commande: Ensemble Intercontemporain
    • Dédicace : à Pierre Boulez et l'Ensemble intercontemporain
Effectif détaillé
  • flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, 2 trompettes, trombone, tuba, 3 percussionnistes, harpe, piano, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 26 July 1985
    Lieu :

    Royaume-Uni, Londres, Royal Albert Hall


    Interprètes :

    l'Ensemble intercontemporain, direction : Pierre Boulez.

Note de programme

Dans Penthode, il est question d'expériences sur les interconnexions et l'isolement. Vingt musiciens sont répartis en cinq groupes de quatre instruments, et chacun des groupes comporte des instruments de types différents. Chaque groupe, cependant, possède son répertoire particulier de caractères expressifs, concrétisé dans son propre domaine de tempo et d'intervalles musicaux.

Les groupes sont formés comme suit :

1. trompette 1, trombone, harpe, violon 1
2. flûte, cor, percussion 1, contrebasse
3. hautbois, tuba, violon 2, violoncelle
4. clarinette, clarinette basse, trompette 2, percussion 2
5. basson, piano, percussion 3, alto

Tandis que les cinq groupes s'opposent ou se réunissent, une longue ligne ininterrompue, passant d'un instrument à l'autre, relie la première partie de la partition à la troisième. Cette idée d'une ligne qui se déploie sans interruption, d'un musicien à l'autre, m'avait été suggérée par une performance des frères Dagar, entendue à Berlin en 1964, lors d'un concert de musique Dhrupad de l'inde du Nord. Cette pièce commandée par l'Ensemble intercontemporain est dédiée à son créateur, Pierre Boulez.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Elliott Carter.