Elliott Carter (1908-2012)

Immer Neu (1992)

pour hautbois et harpe

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992
    • Durée : 05 mn
    • Éditeur : Boosey & Hawkes
Effectif détaillé
  • hautbois, harpe

Information sur la création

  • Date : 30 June 1992
    Lieu :

    Italie, Sermoneta, festival de Pontino


    Interprètes :

    Heinz Holliger : hautbois et Ursula Holliger : harpe.

Note de programme

Immer Neu, the third part of my Trilogy for oboe and harp, composed for those great performers and dear friends, Ursula and Heinz Holliger, has as its motto the last two stanzas of Rainer Maria Rilke’s Sonette an Orpheus, II. 10.

Aber noch ist uns das Dasein verzaubert; an hundert
Stellen ist es noch Ursprung. Ein Spielen von reinen
Kräften, die keiner berührt, der nicht kniet und bewundert.

Worte gehen noch zart am Unsäglichen aus...
Und die Musik, immer neu, aus den bebendsten Steinen,
baut im unbrauchbaren Raum ihr vergöttlichtes Haus.

But existence is still enchanting for us; in hundred
sof places it is still pristine, A play of pure
forces, which no one can touch without kneeling and adoring.

Words still peter out into what cannot be expressed...
And music, ever new, builds out of the most tremulous stones
her divinely consecrated house in unexploitable space.

Each of the three sections of Trilogy was written for a special occasion. Immer Neu, is dedicated to Ursula and Heinz Holliger and provides a duet for them. Its outlook was suggested by Raffaele Pozzi who asked for the first performance at the Pontino Festival in June, 1992, a festival centered around a vision of the new that led so many beside Columbus to explore the world 500 years ago. In this piece each instrument in turn leads the other to a new tempo.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  8. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Elliott Carter.