John Cage (1912-1992)

Atlas Eclipticalis (1961-1962)

pour un à quatre-vingt six instruments avec électronique live ad libitum

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1961 - 1962
    • Durée : 14 mn
    • Éditeur : Peters, New York, nº EP 6782, 1962
    • Dédicace : Edgar Anderson et Dorothy, Hans Austen et Sulamith, George Avakian et Anahid [Ajemian], Louella Bacon, Cathy Berberian, Luciano Berio, Shareen Blair, Nicola Cernovich, Remy Charlip, Robert Dunn et Judith, Öyvind Fahlström et Barbro, Viola Farber, et al.
Effectif détaillé
  • flûte [1 à 3] (aussi flûte piccolo [ad lib.] , flûte alto [ad lib.] ), hautbois [1 à 3] (aussi cor anglais [ad lib.] , saxophone [ad lib.] ), clarinette [1 à 3] (aussi clarinette basse [ad lib.] , clarinette contrebasse [ad lib.] ), basson [1 à 3] (aussi contrebasson [ad lib.] ), cor [1 à 5 : 2 aigus, 3 graves] , trompette [1 à 3] , trombone [1 à 2] , trombone basse, tuba [1 à 3] , 2 timbalès [6] , percussionniste [1 à 9] , harpe [1 à 3] , violon [1 à 12] , violon II [13 à 24] , alto [1 à 9] , violoncelle [1 à 9] , contrebasse [1 à 3]

Information sur la création

  • Date : 3 August 1961
    Lieu :

    Canada, Montreal, théâtre La Comedie Canadienne, International Week of Today's Music


    Interprètes :

    David Tudor : piano et l'orchestre du festival, direction : John Cage, assisté par Toshi Ichiyaniagi ; création complète le 3 juillet 1976 aux 4èmes Rencontres internationales d'Art contemporain de La Rochelle, France par le Residentie Orkest, direction : Richard Dufallo, Richard Bernas et Gérard Frémy : pianos, Joan La Barbara, voix.

Observations

Chorégraphié par Merce Cunningham : Aeon (1961) et Museum Event 1 (1964).


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466.