Pierre Boulez (1925-2016)

Notations I-IV (1980)

pour grand orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 1980
    • Durée : 8 minutes
    • Éditeur : Universal Edition, nº UE 16819
Effectif détaillé
  • 4 flûte, 4 hautbois, 5 clarinette, 4 basson, 6 cor, 4 trompette, 4 trombone, tuba, 8 percussionniste, timbales, 3 harpe, piano, célesta, 18 violon, 16 violon II, 14 alto, 12 violoncelle, 10 contrebasse

Information sur la création

  • 18 June 1980, Paris, salle Pleyel, par l'Orchestre de Paris, direction : Daniel Baremboïm.

Observations

Extension des Notations pour piano de 1945.

Note de programme

Notations a été créé en 1980 par l'orchestre de Paris sous la direction de Daniel Barenboim.

Les quatre pièces qui constituent l'œuvre, premier recueil réalisé d'un ensemble qui devrait en compter douze, ont pour origine les Notations pour piano, composé par Boulez en 1945, alors qu'il achevait ses études au Conservatoire dans la classe d'Olivier Messiaen.

La brièveté de ces pièces (la plus longue ne dépasse pas trois minutes) contraste avec l'ampleur du dispositif orchestral auquel elles font appel. Leur écriture, extrêmement fouillée, va jusqu'à nécessiter quatre-vingt-neuf portées mais demeure, de, bout on bout, parfaitement lisible. Le compositeur n'impose pas l'ordre de leur exécution, mais suggère cependant la succession 1-4-3-2, qui fait alterner les tempi modérés et vifs.

La première pièce, Modéré-Fantasque, est de forme ternaire. Après un accord fortissimo, un trémolo aigu des cordes introduit la seconde section, bientôt suivie d'un retour au Tempo primo, qui s'achève brusquement.

La quatrième, Rythmique, était basée, dans la version pour piano, sur un motif obstiné de six notes sans cesse contrepointé par les chromatismes de la main droite. La pièce la plus simple du recueil original devient ici celle dont l'écriture est la plus complexe.

La troisième, Modéré, est de forme ternaire également. Le début voit l'entrée successive de divers groupes instrumentaux soutenus par la percussion. La partie médiane, Un peu plus rapide, précède un retour du tempo initial qui meurt, finalement, pianissimo.

Dans la seconde enfin, Très vif-stridents deux accords fortissimo précédent l'introduction, aux cordes, d'un agressif ostinato sur deux notes au rythme constamment varié, auquel s'opposent de larges traits qui parcourent tout l'orchestre.

Programme du festival Ars Musica.