Roland Auzet (1964)

Le Cirque du tambour (1997)

spectacle de cirque, vidéo et musique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 1997
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : images de synthèse du CyberZoo : Chu-Yin
    • Durée : 1 h
    • Éditeur : Inédit
    • Commande: Coproduction Le Site CRA - Cirque du Tambour / Ircam - Centre Pompidou.
      Avec la participation du ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Bourgogne, DRAC Ile de France, du Conseil Général de Saône et Loire, du Conseil Régional de Bourgog
Effectif détaillé
  • 2 percussionniste, 3 acrobate, jongleur

Information sur la création

  • 11 December 1998, France, Sanvignes les Mines (Saône et Loire), par Roland Auzet, Ambre Bananier : percussions, Guillaume Bertrand, Christophe Astier : acrobates, Ambre Bananier : contorsionniste, Philipp Boë : jongleur.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Musique, vidéo temps réel et dispositifs informatique réalisés dans les studios de l'Ircam Images de synthèse du Cyber-Zoo : Chen Chu Yin réalisées sur les ordinateurs du département Arts et Technologies de l'Image de l'Université Paris VIII.
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Marie-Hélène Serra
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié, dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Note de programme

Consignes

Organiser le « basculement » de cinq artistes (musicien, danseuse et artistes de cirque) dans un univers de « jeux d'objets ».

Comment et pourquoi ?

Avec « Jeux », comme mot d'ordre compositionnel autour de données musicales, chorégraphiques et interactives : son acoustique et synthétique, images vidéo temps réel et images de synthèse.
Avec « Organiser », comme situations individuelles ou de groupe entre des gens qui travaillent leur gestualité tant sur le plan musical que chorégraphique sur des modes différents.
Avec l'autorisation de s'inspirer de personnages mythiques, issus d'une mémoire collective ou personnelle.
Avec la volonté de travailler à « retrouver » d'abord plutôt qu'à « inventer » absolument.
Avec le souhait de transformer les tensions naissantes, les combinaisons de langages et les vœux d'exploration en signes.
Avec l'exigence qui pousse à demander à la narration de ne pas contenir de personnages, de ne pas procéder de manière continue mais par sauts, par éclats, par « encadrure et décadrure » jusqu'à la construction d'un récit d'états.
Avec la découverte du corps comme poétique.
Avec des phrases lancées comme : « Peu importe le sujet : la première chose à prendre en compte c'est l'acte ! » ou comme : « le geste fabrique le corps et modifie l'espace à chaque instant ! » ou encore comme « Laissons la « parole » au corps et au geste, meilleurs dépositaires de la vie vécue aussi bien que non vécue. »
Avec comme trajectoire un voyage dans une bibliothèque non-verbale.
Avec comme outil la scène, utilisée comme loupe et kaléidoscope.
Avec le devoir de ne pas évacuer sous peine de tomber dans l'illustratif ou l'anodin, l'appel à une prise de position politique au sens large du terme ...
Avec humilité devant les immenses possibilités que les instruments, les écrans, les nouvelles technologies nous offrent.

Roland Auzet, programme Agora 2000.