Thomas Adès (1971)

Still Sorrowing (1991-1992)

pour piano

  • Informations générales
    • Date de composition : 1991 - 1992
    • Durée : 09 mn
    • Éditeur : Faber Music, Londres
    • Commande: Park Lane Group, avec le soutien du London Arts Board
Effectif détaillé
  • piano

Information sur la création

  • Date : 11 January 1993
    Lieu :

    Royaume-Uni, Londres, Purcell Room


    Interprètes :

    Thomas Adès.

Note de programme

Suivant l'exemple de certaines pièces romantiques pour piano ou de Lieder faisant appel au sentiment de perte, cette pièce présente son matériau comme une série de refrains. Le matériau du début acquiert une plus grande résonance à chaque réapparition, se révélant complètement transfiguré à la fin de l'œuvre. Cet aspect de la pièce, une douleur récurrente, se reflète dans le titre, comme dans une allusion au luthiste élisabéthain John Dowland, dont le Semper Dowland semper dolens nous informe de temps en temps sur les timbres et l'univers harmonique de cette pièce. Le registre central du piano est étouffé jusqu'à la coda, au cours de laquelle le discours musical et la palette expressive finissent par se désintégrer. L'ample structure de la pièce s'organise également autour d'un « creux » central : deux larges « ailes », chacune d'elle décrivant essentiellement un nombre d'arcs descendants, séparés par un silence.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Thomas Adès, programme du Festival Musica 96.