Daniel Zea Gómez (1976)

Promiscuity (2013)

pour violon, clarinette, trombone, tuba, contrebasse et électronique en temps réel

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2013
    • Commande: Nouvel Ensemble Contemporain pour le Festival Les Amplitudes 2013
Effectif détaillé
  • violon, clarinette, trombone, tuba, contrebasse

Information sur la création

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : temps réel (système de diffusion de 5 enceintes et deux caissons des graves (sub-woofer). La partie électronique est joué en temps réel par une sixième musicien. Il n’y a aucun son préenregistré dans la pièce.)

Observations

Informations supplémentaires sur l'électronique :

Trois modules sonores principaux :

1- Drones: Un module consistant de 8 oscillateurs sinusoïdaux modulés en anneaux par trois types d'oscillateurs différents:

  • des sinusoïdales, qui produisent des vibrato régulières.

  • des oscillateurs aléatoires (random), qui produisent des vibrato irrégulières.

  • des oscillators en dent-scie (saw-tooth), qui produisent des "beeps" pulsés.

Le résultat de ce module est un son qui est en constant dialogue harmonique et spectral avec l'écriture instrumentale, comme un sort de miroir, qui habite les points d'orgue. En outre, les fréquences graves jouent sans doute un rôle très important dans la construction formelle de l'oeuvre.

2 - Bonky looper: Ce module enregistre le son joué en temps réel par les instruments dans la mémoire RAM de l'ordinateur afin de jouer des petites boucles (de quelques mili-secondes de longueur seulement). Ces boucles sont choisis aléatoirement et changent à chaque fois que l'ordinateur capte une attaque dans le jeu instrumental. Le résultat et une texture granulaire qui s'ajoute à l'écriture instrumentale.

3 - Random pulsed sine bursts: Un générateur d'impulsions aléatoires, contrôle l'enveloppe d'amplitude d'une onde sinusoïdale qui change de fréquence à chaque impulsion. Le résultat est une texture très aiguë et granulaire qui évoque le cristal, à cause de l'utilisation du registre extrême aiguë (quasi des ultrasons), et de la courte durée de chaque impulsion espacée par des micro-silences. A la fin de la pièce, ces impulsions courtes rejoignent le registre des infra-basses.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  4. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  5. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  6. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  7. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

C'était l'année 2005 à Genève. Nous avons fait un concert-vernissage d'un CD "hommage à Eric Gaudibert", initiative des étudiants du Conservatoire. Pour l'occasion, j'ai présenté une pièce électroacoustique assez énergique, laquelle j'ai diffusé à un niveau sonore extrême (frôlant le 100 dBA!). Je me sentais assez fier de cette musique puissante et enveloppante comme hommage à mon maître.....

A la sortie du concert j'ai demandé Eric son avis: "..... le jour ou vous allez chercher cette même force dans la fragilité, votre musique deviendra vraiment puissante.... et belle."

Soudain, Il à ouvert en moi une porte....

Cette pièce est une pierre dans ce chemin...

Une image de la promiscuité des ruines d'une ville après un séisme.

Un tas des corps humains, nus.

Même fragilité.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  4. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  5. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  6. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  7. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Daniel Zea, site internet du compositeur.