Bernard Parmegiani (1927-2013)

Trilogie Plain-Temps (1991-1993)

triptyque pour électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1991 - 1993

Information sur la création

Titres des parties

Présent composé ; Entre-temps ; Plain-temps.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

C’est dans ces trois pièces, peut-être, que le pouvoir d’Orphée, très sereinement, est le plus tenu à distance — et sans qu’il soit besoin pour cela d’exercice, ni d’exorcisme. La matière sonore se fait plus aérienne, plus rare. Des silences percent. Les sons réalistes (portes, voix, pas, oiseaux, insectes, feuilles tournées, atmosphères, etc.), qui sont autant de “captures éphé­mères”, sont récurrents et semblent agir comme des points d’ancrages que la médi­tation musicale revient toujours interroger. Sans parler des battements “indifférents” et monastiques de la pendule (battements qui structurent Entre-temps, et reviennent dans Plain-temps). Le propos semble s’être déplacé : il s’agit moins d’être emporté que de s’interroger sur ce qui emporte — ainsi qu’en témoignent le temps “ralenti” et “ausculté” de Présence, (troisième mou­vement du Présent composé), ou le début d’Entre-temps, où il nous semble assister, au travers de la lente mise en place du tissage sonore d’éléments disparates, à la naissance même de la durée musicale.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Régis Renouard Larivière.