Bernard Parmegiani (1927-2013)

L'Instant mobile (1966)

musique de concert pour électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1966
    • Durée : 10 mn

Information sur la création

  • Date : 25 May 1966
    Lieu :

    France, Paris, Maison de la Radio, Studio 105.


Information sur l'électronique
Dispositif électronique : sons fixés sur support

Note de programme

Pièce composée en quatre pistes. « La sensation d’une durée continue que “la seule mémoire uniformise”, s’oppose aux “instants sans durée” projetés en plusieurs points de l’espace. Les variations subtiles de continuums superposés créent entre les haut-parleurs une sorte de balancement sonore. Un nouvel appareil, le modula­teur de forme, a permis d’isoler ainsi par “extraction” des instants continuellement mobiles. » (B. P.) C’est à l’occasion de la notice de cette pièce — qui se termine par une danse effrénée qui préfigure la Roue Ferris — que le compositeur cite la phrase de Gaston Bachelard : « Le temps ne se remarque que par les instants, la durée n’est sentie que par les instants ». Cette réflexion continuera d’irriguer les œuvres ultérieures du compositeur, de Capture éphémère au triptyque des années 90 : Présent composé, Entre-temps et Plain-temps (Cf. notamment ci-dessous la notice de la première de ces trois pièces).


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  8. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Régis Renouard Larivière.