Bernard Parmegiani (1927-2013)

Phonosophobe (1962)

musique de concert pour électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1962
    • Durée : 10 mn 45 s

Information sur la création

  • Date : 15 December 1962
    Lieu :

    création de la bande seule, France, Paris, Salle des Conservatoires.


Note de programme

Cette première pièce était conçue pour être également interprétée en direct par une action mimée, ce qui finalement n'arriva pas. Elle tente d'ailleurs d'appliquer au sonore les procédés du mime que le compositeur pratiquait à l'époque : le principe de la métamorphose continue du geste qui fait apparaître des sens différents. (C'est avec ce titre paradoxal évoquant une phobie du son, que s'ouvre la suite nombreuse musiques plutôt "phonosophiles" du compositeur...).


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Régis Renouard Larivière.