Daniele Ghisi (1984)

Mon corps parle tout seul (2015)

installation-performance

œuvre électronique, Ircam
œuvre scénique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2015
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : vidéo de Mammar Benranou
    • Durée : 11 mn
    • Livret (détail, auteur) :

      texte de Yoann Thommerel.

Effectif détaillé
  • actrice

Information sur la création

  • 30 June 2015, France, Paris, Le Centquatre, Académie du festival ManiFeste, par Emmanuelle Lafon : comédienne, mise en scène : Daniel Jeanneteau, assistant à la mise en scène et à la scénographie : Olivier Brichet, assistant scénographie : Tom Huet.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Observations

Voir un extrait : http://medias.ircam.fr/xb76a0a

Note de programme

« Après l’expérience de la création des Aveugles de Maurice Maeterlinck, à laquelle l’Ircam avait activement participé, nous avons souhaité renouveler l’aventure. Mais au lieu de travailler sur une œuvre scénique déjà existante, nous avons préféré partir de zéro, en collaboration avec un compositeur. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Daniele Ghisi, dont l’œuvre me paraît particulièrement inspirante pour la scène. Tout est parti d’une première proposition de Daniele : l’intuition d’une bouche comme origine de tout son, de toute parole articulée, de toute pensée. Que de cette bouche toutes choses puissent sortir, matières et mots. Et que tout cela sortant de la bouche devienne musique. Nous en avons parlé à l’auteur Yoann Thommerel qui travaillait de son côté sur l’idée d’un corps parlant séparément de son moi. Ce faisceau d’intuitions s’est peu à peu rassemblé autour de l’idée d’une bouche géante, immatérielle, parlant dans le vide, hologramme sonore et visuel d’un organe sans corps mais doué d’entendement... »

Daniel Jeanneteau

 

« La voix parlée est un élément sonore très important dans mon univers musical. Ici, j’ai voulu faire basculer la voix parlée « normale » vers une voix qui parlerait avec des « objets sonores ». La transition est fluide et douce, sur toute la durée de l’œuvre. Peu à peu, alors même que le discours sonore conserve la forme, l’enveloppe et l’articulation de la voix parlée, le timbre de la voix se colore de sons, de bruits – en lien avec le texte dit. Au cours de la partie centrale, on saisirait presque le sens du texte dit. Puis on s’en éloigne encore. Jusqu’à ce que ne sortent plus de la bouche que des objets musicaux, excessivement concrets.

Daniele Ghisi, In vivo Théâtre, programme ManiFeste-2015.