Luis-Fernando Rizo-Salom (1971-2013)

El Juego (2011)

pour flûte basse, percussion, piano, violon alto et violoncelle

  • Informations générales
    • Date de composition : 2011
    • Durée : 13 mn
    • Commande: Concert Hall Shizuoka (Japon)
    • Dédicace : aux victimes du terrible séisme qui a secoué le Japon le 11 mars 2011
Effectif détaillé
  • flûte basse, percussionniste, piano, violon, violoncelle, alto

Information sur la création

  • Date : 28 February 2011
    Lieu :

    Japon, Shizuoka, Concert Hall Shizuoka


    Interprètes :

    l'ensemble L'Itinéraire, direction : Mark Foster.

Titres des parties

  • Espiral Fragmentada (Spirale Fragmentée) ;
  • Juego (Jeu) ;
  • Babel ;
  • Juegos Extremos (Jeux Extrêmes) ;
  • Flashback.

  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  8. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

La pièce explore cinq situations musicales contrastées qui s'enchainent sans pause : Espiral Fragmentada (Spirale Fragmentée) ; Juego (Jeu) ; Babel ; Juegos Extremos (Jeux Extrêmes) ; Flashback.

La première section a été conçu sur une idée cyclique découpée irrégulièrement, donnant ainsi l'effet d'un disque rayé qui saute soudainement et qui redémarre à chaque fois sur la même musique. La flûte est l'instrument fédérateur lequel est caractérisé par des gestes ascendants ou descendants sur un timbre riche, combinant la voix du musicien, les hauteurs et le souffle.

Juego a été imaginé dans un esprit ludique et léger, sur un nombre limité de gestes et de rythmes qui incitent à la danse. L'œuvre s'articule ensuite par la complexité de Babel où le trio à cordes est mis en évidence par des textures riches et vives, caractérisées par la superposition de gestes percussifs courts, très variés et qui s'enchainent rapidement. Le trio flûte-percussion-piano fait, quant à lui, des interventions soudaines rythmant ainsi la cadence frénétique du trio a cordes.

Juegos Extremos juxtapose des registres opposés dans un flux rythmique constant, passant du suraigu aux infrasons dans des mouvements tourbillonnants. Ce mouvement m'évoque un personnage vivant dans des opposition radicales sans laisser place à la nuance. Pour finir, Flashback s'inspire de la technique cinématographique qui porte son nom faisant intervenir des séquences s'étant déroulées préalablement. Il s'agit de jouer avec la mémoire en mettant des passages déjà entendus dans un contexte nouveau.

Le titre de l'œuvre interroge sur les rapports entre le jeu en tant que fonction élémentaire de la vie humaine et l'œuvre d'art. Pour moi composer est un jeu qui favorise l'interaction entre les sons et les rythmes dans un espace temporel. Écouter une œuvre musicale suppose l’interaction active avec celle-ci où l'œuvre devient donc l'objet avec lequel on « joue avec ».


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  8. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Luis Fernando Rizo Salom.