Luis-Fernando Rizo-Salom (1971-2013)

El Juego (2011)

pour flûte basse, percussion, piano, violon alto et violoncelle

  • Informations générales
    • Date de composition : 2011
    • Durée : 13 minutes
    • Commande: Concert Hall Shizuoka (Japon)
    • Dédicace : aux victimes du terrible séisme qui a secoué le Japon le 11 mars 2011
Effectif détaillé
  • flûte basse, percussionniste, piano, violon, violoncelle, alto

Information sur la création

  • 28 February 2011, Japon, Shizuoka, Concert Hall Shizuoka, par l'ensemble L'Itinéraire, direction : Mark Foster.

Titres des parties

  • Espiral Fragmentada (Spirale Fragmentée) ;
  • Juego (Jeu) ;
  • Babel ;
  • Juegos Extremos (Jeux Extrêmes) ;
  • Flashback.

Note de programme

La pièce explore cinq situations musicales contrastées qui s'enchainent sans pause : Espiral Fragmentada (Spirale Fragmentée) ; Juego (Jeu) ; Babel ; Juegos Extremos (Jeux Extrêmes) ; Flashback.

La première section a été conçu sur une idée cyclique découpée irrégulièrement, donnant ainsi l'effet d'un disque rayé qui saute soudainement et qui redémarre à chaque fois sur la même musique. La flûte est l'instrument fédérateur lequel est caractérisé par des gestes ascendants ou descendants sur un timbre riche, combinant la voix du musicien, les hauteurs et le souffle.

Juego a été imaginé dans un esprit ludique et léger, sur un nombre limité de gestes et de rythmes qui incitent à la danse. L'œuvre s'articule ensuite par la complexité de Babel où le trio à cordes est mis en évidence par des textures riches et vives, caractérisées par la superposition de gestes percussifs courts, très variés et qui s'enchainent rapidement. Le trio flûte-percussion-piano fait, quant à lui, des interventions soudaines rythmant ainsi la cadence frénétique du trio a cordes.

Juegos Extremos juxtapose des registres opposés dans un flux rythmique constant, passant du suraigu aux infrasons dans des mouvements tourbillonnants. Ce mouvement m'évoque un personnage vivant dans des opposition radicales sans laisser place à la nuance. Pour finir, Flashback s'inspire de la technique cinématographique qui porte son nom faisant intervenir des séquences s'étant déroulées préalablement. Il s'agit de jouer avec la mémoire en mettant des passages déjà entendus dans un contexte nouveau.

Le titre de l'œuvre interroge sur les rapports entre le jeu en tant que fonction élémentaire de la vie humaine et l'œuvre d'art. Pour moi composer est un jeu qui favorise l'interaction entre les sons et les rythmes dans un espace temporel. Écouter une œuvre musicale suppose l’interaction active avec celle-ci où l'œuvre devient donc l'objet avec lequel on « joue avec ».

Luis Fernando Rizo Salom.