Sébastien Gaxie (1977)

Communication à une académie (2009-2010)

ballet pour trombone soliste et ensemble

  • Informations générales
    • Date de composition : nov 2009 - jan 2010
    • Durée : 11 mn 30 s
    • Commande: festival printemps des arts de Monaco
    • Dédicace : à Mikhail Malt
    • Livret (détail, auteur) :

      d’après le texte éponyme de Kafka


      1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

      2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

      3. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

      4. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

      5. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

      6. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

      7. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

      8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

      9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

      10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Effectif détaillé
  • soliste : trombone
  • flûte, clarinette, percussionniste, violon, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 5 April 2010
    Lieu :

    Cannes, Festival Printemps des arts de Monaco.


Note de programme

J'ai découvert ce texte de Kafka dans le film Nick's movie de Nicolas Ray et de Wim Wenders. On assiste à l'agonie du réalisateur d'Easy rider atteint d'un cancer en phase terminale. Environ une semaine avant sa mort, on voit Nicolas Ray dans un théâtre mettre en scène ce monologue. C'est peut-être l'un de ses derniers contacts avec la culture et cela m'avait profondément frappé face la teneur surréaliste du texte qui s'en voyait décupler.

Cette nouvelle est le discours d'un homme face à une assemblée de spécialistes. Ce dernier explique qu'il était singe (gorille), a été capturé dans sa forêt, blessé par deux balles de fusil. En route vers la civilisation, dans sa cage sur le bateau, il s'associe aux joutes alcooliques des matelots et comprend que sa seule façon de s'en sortir c'est de devenir un homme… Kafka a écrit ce texte la veille de son mariage.

Pour en venir à la musique, notre homme singe est figuré par le trombone. Au début l'instrument s'exprime à l'instar de la parole humaine et par une sorte de flash-back nous le retrouvons dans les contextes sonores de la forêt vierge. Nous assistons alors à sa capture épique pour finir par ses pleurs parce que bien que notre héros devienne dans sa nouvelle vie une vedette de music-hall il n'en est pas moins seul pour autant.

Pour la première fois dans mon travail de compositeur j'ai fait appel à des enregistrements de la nature que j'ai cherchés à transcrire de façon littérale par les instruments avec toutes les limites acoustiques que cela implique. Pendant le deuxième tiers de la pièce nous écoutons des singes ou plus précisément une interprétation humaine des singes. C'est également un dialogue avec  l'ordinateur qui par ses analyses puissantes nous aide à percevoir avec une très grande  précision ce qui se passe dans un son.

L'écriture de cette pièce a  été une tension constante entre l'obsession de l'analyse, de la transcription du réel face à use imagination plus rebelle où l'on peut écrire ce que l'on veut.

Reste alors le mystère du rapport avec la danse, échos de notre animalité ?


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  4. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  5. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  6. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  7. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Sébastien Gaxie.