Bernhard Lang (1957)

NetTrike (2009-2010)

pour quatre interprètes, deux chorégraphes, deux plaques métalliques résonantes, sons multicanaux et deux générateurs de boucles vidéo

œuvre électronique, Ircam
œuvre scénique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2009 - 2010
    • Durée : 30 mn
    • Éditeur : Zeitvertrieb, Vienne - Berlin
Effectif détaillé
  • 2 danseurs [et deux chorégraphes]

Information sur la création

  • Date : 24 November 2010
    Lieu :

    Paris, Ircam / Graz (en duplex)


    Interprètes :

    Veronika Zott et Max Fossati : danseurs,  Christine Gaigg et Alban Richard : chorégraphes.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : temps réel, dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Note de programme

NetTrike est une œuvre pour deux « paires » d’interprètes, deux chorégraphes, deux plaques métalliques résonantes, des sons multicanaux et deux générateurs de boucles vidéo. Elle a été développée à partir de la pièce V-Trike, en collaboration avec la chorégraphe Christine Gaigg et l’artiste Winfried Ritsch, puis finalisée avec les danseurs Veronika Zott et Max Fossati, et le chorégraphe Alban Richard. Les interventions visuelles et sonores des interprètes sont échantillonnées par les chorégraphes sur scène ; les boucles résultantes influent à leur tour sur les actions des danseurs et créent ainsi un système réactif complexe. La complication de ce circuit est renforcée par l’échange de boucles et de projections via la matrice contrôlée en réseau. La partition consiste principalement en de vastes tableaux définissant les durées et les qualités des boucles utilisées dans l’œuvre, notamment les procédés de modulation engendrant les mouvements saccadés de la boucle audio/vidéo. Durant les sessions de travail à l’Ircam, la partition a été développée pour les stratégies de projection et d’échanges dans l’espace réel de la scène et dans l’espace virtuel de la projection en réseau. Comme V-Trike était déjà fondée sur les images concordantes d’un générateur de boucles et d’un interprète live, le concept d’une projection via un réseau était donc inhérent à cette pièce ; les procédés de virtualisation étant enrichis par la dislocation dans l’espace réel. Ainsi, la pièce a pour objet la dialectique live entre l’identité et l’échange, le réel et l’hyperréel, la présence, les pertes et les redécouvertes dans l’espace virtuel.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Bernhard Lang, programme de la création à Paris/Graz, le 24 novembre 2010.