Ondřej Adámek (1979)

B-low Up (2010)

pour dix-sept instruments

  • Informations générales
    • Date de composition : 2010
    • Durée : 11 mn
    • Éditeur : Billaudot, Paris
    • Commande: SWR
Effectif détaillé
  • flûte, hautbois, 2 clarinettes, cor, trompette, trombone, harpe, piano, accordéon, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 23 April 2010
    Lieu :

    Allemagne, Witten, festival de Witten


    Interprètes :

    le Klangforum Wien, direction : Stephnan Asbury.

Note de programme

J'ai écrit B-Low Up en 2009-2010, juste après avoir fini Noise (2009). Comme Noise était une pièce intense, basée sur une ligne mélodique d'une sonorité dmmatique et épaisse, j'ai voulu écrire quelque chose de léger et de transparent. J'ai commencé par une recherche sur les sons glissés dans les cordes du piano à l'aide d'un bocal en verre. J'ai découvert en même temps le son très intéressant des gaines électriques annelées placées à l'entrée d'air d'un aspiateur, En l'allumant et l'éteignant rapidement, on obtient un brusque « décollage » puis un lent et harmonique « atterrissage ». Ceci est devenu le geste moteur de ma partition.

Une autre recherche s'est dirigée vers les glissandi de harpe en utilisant des objets spécifiques (plectres, tubes en métal). Les autres instruments à cordes produisent des glissandi combinés avec des pizzicati en utilisant aussi des plectres.

Le début de la pièce est comme un bruit à l'intérieur du coprs, une respiration qui accélère constamment. La deuxième partie est basée sur des vagues qui se raccourcissent progressivement. La troisième partie, où le son des aspirateurs revient, est basée sur un autre type d'accelerando, les vagues dynamiques devenant un rythme. Le titre B-Low up se réfère à l'aspect d'ascension et de retour vers le bas. Blow Up a plusieurs significations : souffler, exploser, agrandir (fonction géométrique liée).


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Ondrej Adamek, éditions Billaudot.