Tristan Murail (1947)

En moyenne et extrême raison (2009)

pour ensemble et électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2009
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Lemoine, Paris, nº 28767
    • Commande: NEM, GMEM et CIRM
Effectif détaillé
  • flûte, hautbois, 2 clarinettes basses, basson, cor, trompette, trombone, percussionniste, piano, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 22 April 2009
    Lieu :

    Canada, Montréal, Faculté de musique, 20e anniversaire du NEM


    Interprètes :

    le Nouvel Ensemble Moderne, direction : Lorraine Vaillancourt.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Un essai de virtuosité combinée – instruments/électronique.

Les sons électroniques prolongent les sons acoustiques au-delà des limites de la virtuosité instrumentale, et répercutent les sons instrumentaux dans l'espace.

La synthèse s'appuie essentiellement sur la technique dite « synthèse par modèles physiques », où l'ordinateur tente de simuler le comportement physique des instruments (souffle, archet, etc.)

En moyenne et extrême raison cela semble une sorte d'oxymore, aux puissantes suggestions poétiques : mais c'est en fait une expression mathématique qui désigne le type de proportions à partir de quoi on calcule ces entités (mythiques pour beaucoup) que sont le nombre d'or, la série de Fibonacci, etc.

J'en déduis toutes sortes de divisions inégales des durées et des fréquences, mais en gardant toujours une distance quelque peu ironique par rapport à un modèle dont on a trop largement abusé. Et j'espère que prévaudra finalement la dimension « poétique » suggérée par le titre : oppositions inattendues et mots à double sens.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Tristan Murail.