Tristan Murail (1947)

Liber Fulguralis (2008)

pour ensemble

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2008
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : Hervé Bailly-Basin
    • Durée : 28 mn 30 s
    • Éditeur : Lemoine, Paris
    • Commande: Centre Paul Klee de Berne
Effectif détaillé
  • flûte, hautbois, clarinette, cor, clavier électronique/MIDI/synthétiseur, piano, violon, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • 19 June 2008, Suisse, Berne, Centre Paul Klee, par l'nsemble Paul Klee, direction : Pascal Rophé;

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif multimédia (vidéo, lumière), autre dispositif électronique

Note de programme

Liber fulguralis est une « création commune » dont les composantes musicale et visuelle ont été élaborées simultanément par Tristan Murail et Hervé Bailly-Basin.

Inspirée de l'art d'interpréter les foudres des oracles antiques, cette œuvre développe sur presque une demi-heure les ramifications d'un unique coup de foudre. Celui-ci survient à l'issue d'un prologue de forme inhabituelle – une minute de scintillement sonore et lumineux, à la limite du perceptible – et se ré-expose par la suite, pour être « interprété » d'innombrables manières... Aussi les anciennes prétentions de la divination cèdent-elles la place à l'exégèse poétique d'un des phénomènes les plus fascinants de la nature. Tristan Murail poursuit ainsi un travail entrepris avec les bruits de la mer (Le partage des eaux) et de la pluie (Le lac) : une dissection des sons concrets en composantes élémentaires, au moyen des techniques récentes d'analyse spectrale, puis un redéploiement de ces matériaux et de leurs multiples transmutations dans l'espace-temps musical. Dans Liber fulguralis, les mouvements du son se conjuguent avec ceux de l'image. Hervé Bailly-Basin approfondit ici le processus mis en œuvre dans ses précédentes collaborations avec Murail : de prises de vue effectuées à différentes vitesses et échelles sont extraits des fragments dont la recomposition avec des éléments de pure synthèse fait émerger une « vision » d'un tout autre ordre, aux confins du perceptif, de l'imaginaire et du symbolique.

(source : éditions Henri Lemoine)